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Émission 151 - Evangile de Marc 8:29 - 9:35

By Chemins de VIE
Créé 30/07/2007 - 05:00

Chapitre 8

Versets 29-30

Je suis dans le chapitre 8 de l'Évangile de Marc. Jésus vient tout juste de demander à ses disciples ce que les gens en général pensent concernant son identité. Alors, Jésus-Christ les regarde droit dans les yeux. Je lis la suite :

Alors il leur demanda : — Et vous, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : — Tu es le Messie ! Il leur ordonna de ne le dire à personne (Marc 8.29-30).

Pierre au nom des disciples répond correctement. Après avoir passé deux ans et demi avec Lui, ils savent enfin que leur Maître est le Messie qui devait venir. Par contre, ils n'ont encore rien compris concernant l'objectif de sa mission. Les gens avaient toutes sortes de fausses idées à propos de ce que le Messie accomplirait. La plus courante était qu'Il serait un libérateur politique. Jésus accepta la déclaration de Pierre comme exacte. Il avait besoin que son identité soit fermement établie parce qu'Il allait devoir donner aux 12 des révélations additionnelles qui auraient pour eux de coûteuses répercussions.

En attendant, il ordonna le silence jusqu'à ce qu'il puisse leur faire comprendre et admettre qu’en tant que Messie, il lui fallait souffrir et mourir par obéissance à la volonté de Dieu. La pilule va être très dure à avaler. À partir de maintenant, Jésus va expliquer la nature et la portée de sa vocation messianique à ceux qui voulaient le suivre.

Verset 31

Je continue.

Et il commença à leur enseigner que le Fils de l'homme devait beaucoup souffrir, être rejeté par les responsables du peuple, les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi ; il devait être mis à mort et ressusciter trois jours après. Il leur dit tout cela très clairement (Marc 8.31).

C'est un point tournant dans son enseignement qui va inclure la croix. Contrairement aux attentes messianiques populaires, Jésus n'était pas venu pour établir à ce moment-là un royaume terrestre. Ce fut sans conteste une grosse douche froide pour les disciples qui ne s'attendaient pas du tout à ça. Quant à tous ces responsables du peuple auxquels Jésus se réfère, ils constituent le tribunal juif suprême appelé sanhédrin. À partir de maintenant Jésus va faire usage de l'expression «  Fils de l'homme  », qui n'a pas de connotation politique, pour se désigner en tant que Messie.

Versets 32-33

Je continue.

Alors Pierre le prit à part et se mit à lui faire des reproches. Mais Jésus se retourna, regarda ses disciples et reprit Pierre sévèrement : — Arrière, « Satan » ! Éloigne-toi de moi ! Car tes pensées ne sont pas celles de Dieu ; ce sont des pensées tout humaines (Marc 8.32-33).

Pierre a été durement corrigé. Il avait compris ce que Jésus disait, mais ne pouvait l'accepter. Satan par son intermédiaire essayait de détourner le Christ de sa mission de sauveur. Le chemin de la croix était la volonté de Dieu ce qui du point de vue des disciples n'avait aucun sens. Suite à cet incident, Jésus va enseigner à l'aide de courtes formules ce qu'Il exige de ceux qui veulent devenir ses disciples. Contrairement à une idée répandue, suivre le Christ n'est pas pour les mauviettes, car le coût est exorbitant. Ces paroles faisaient partie de la formation destinée aux apôtres et à ses disciples à venir, afin de les préparer à leur futur ministère. Il commence par une déclaration principale.

Verset 34

Je lis :

Là-dessus, Jésus appela la foule ainsi que ses disciples et leur dit : — Si quelqu'un veut me suivre, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il continue à me suivre (Marc 8.34).

Renoncer à soi-même c'est refuser d'orienter sa vie selon ses petits intérêts personnels. Se charger de sa croix c'est démontrer publiquement sa soumission et son obéissance au Christ. D'ailleurs, la crucifixion est non seulement une méthode d'exécution, mais aussi une humiliation publique. Les versets qui suivent se composent de 4 propositions étayant la déclaration principale que Jésus vient de faire.

Verset 35

Je lis la suite :

En effet, celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile, la sauvera (Marc 8.35).

Celui qui décide de maintenir une vie centrée sur lui-même dans ce monde, en poursuivant ses propres ambitions et donc en refusant Jésus, son amour et son pardon, perdra finalement sa vie dans l'éternité. Par contre, celui pour qui le Christ sera sa raison d'être, le point d'ancrage de son passage sur terre, vivra pour toujours.

Versets 36-37

Je continue.

Si un homme parvenait à posséder tous les plaisirs et les biens terrestres, à quoi cela lui servirait-il, s'il perd son âme ? Et que peut-on donner pour racheter sa vie ? (Marc 8.36-37).

Rien ! Telle est la réponse à ces 2 questions. Parce que la mort efface à jamais ma gloire et mes possessions terrestres, en fin de compte, il ne me reste absolument rien. Jésus se sert de questions percutantes et de termes économiques pour montrer la valeur suprême de la vie éternelle.

Verset 38

Je finis le chapitre.

Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l'homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges (Marc 8.38).

Avoir honte de Jésus c'est le désavouer. Quand Jésus reviendra comme juge, ceux qui n'auront pas pris ouvertement position pour Lui seront rejetés. Il faut savoir qu'il est impossible de véritablement suivre le Christ à moins d'avoir personnellement expérimenté sa grâce et l'amour de Dieu. C'est ainsi que commence la vie de disciple.

Chapitre 9

Verset 1

Nous voici parvenus au chapitre 9 de l'Évangile de Marc, où il va encore y avoir beaucoup d'action. C'est une autre portion de texte chargée de dynamite. Jésus termine l'enseignement précédent sur une note positive. Je lis :

Et il ajouta : — Vraiment, je vous le déclare, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance (Marc 9.1).

Certains qui l'écoutaient verront ici-bas une puissante manifestation du royaume de Dieu. Ce qu'ils vont vivre est un avant-goût saisissant et une garantie de la future venue en gloire du Messie.

Versets 2-3

Je continue.

Six jours plus tard, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena sur une haute montagne, à l'écart, eux seuls. Là, il fut transfiguré devant eux : ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur (Marc 9.2-3).

Jésus est changé, pas seulement dans l'apparence, mais en une autre forme glorifiée. Il redevient, pour quelques instants, Qui il est de toute éternité. C'est la signification du mot transfiguré utilisé ici et qui a donné : « métamorphosé » en français. C'est ainsi aussi qu'Il reviendra un jour sur cette terre pour y établir son royaume, de façon visible, en puissance et en gloire. Ceci fut illustré de façon spectaculaire par la blancheur surnaturelle de ses vêtements. La lumière n'était pas en surface, mais provenait de l'intérieur de son être.

Cet événement confirme la confession de Pierre, Tu es le Messie, et accomplit la prédiction de Jésus comme quoi certains verraient une puissante manifestation du règne de Dieu. Jésus assure ainsi à ses disciples que leur engagement à son égard était bien fondé, et ce, malgré sa crucifixion prochaine. Après les souffrances présentes viendrait la gloire future aussi bien pour Lui que pour eux. Même sans aller à la croix, le royaume de Dieu appartenait à Jésus. Il aurait pu remonter au ciel quand il voulait et il serait redevenu le maître souverain de l'univers. Cependant, personne de la race humaine n'aurait alors pu recevoir la vie éternelle et nous aurions tous fini au rebut.

Le choix délibéré de prendre avec Lui Pierre Jacques et Jean son frère ne nous est pas précisé. Il avait déjà emmené ces trois-là dans la chambre de la petite fille de 12 ans qui était morte, afin qu'ils assistent à sa résurrection.

Verset 4

Je continue le texte.

Alors Élie leur apparut, avec Moïse ; ils parlaient tous deux avec Jésus (Marc 9.4).

Ces deux personnages significatifs de l'Ancien Testament apparurent miraculeusement. Moïse, en tant que législateur, représente la Loi. Élie est le défenseur du culte de l'Éternel et le porte-parole de tous les prophètes. Tous deux furent de grands médiateurs entre Dieu et le peuple d'Israël et en cela annonçaient la venue du médiateur par excellence, le Fils de Dieu. L'Évangile de Luc nous dit ce dont ces trois êtres de lumière parlaient. Je lis le passage :

Deux hommes s'entretenaient avec lui : Moïse et Élie qui resplendissaient de gloire. Ils parlaient de la manière dont Jésus allait achever sa mission en mourant à Jérusalem (Luc 9.30-31).

Versets 5-6

Je continue le texte :

Pierre s'adressa à Jésus et lui dit : — Maître, il est bon que nous soyons ici. Nous allons dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. En fait, il ne savait ce qu'il disait, car ils étaient tous les trois épouvantés (Marc 9.5-6).

Pierre, toujours aussi impétueux, a encore une fois perdu pied et dit n'importe quoi. Il voit ces trois personnages sur un plan d'égalité, pense que le royaume de Dieu est arrivé, et veut prendre la direction des opérations en main.

Versets 7-8

Je continue.

Une nuée se forma alors et les enveloppa. Une voix en sortit : — Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Aussitôt les disciples regardèrent autour d'eux, et ils ne virent plus personne, sinon Jésus, qui était seul avec eux (Marc 9.7-8).

Dieu le Père se manifeste et confirme la filiation divine de Jésus, et comme lors de son baptême approuve sans réserve son Fils bien-aimé. L'ordre donné à l'impératif est de lui obéir. Il est le nouveau et dernier médiateur du règne de Dieu et cela pour l'éternité. Il succède à la fois à Moïse et à Élie, qui disparurent soudainement en Le laissant Lui seul. Ce n'est plus Moïse, le législateur de la loi, ni Élie, le chef des prophètes, mais Jésus, qui est le véritable porteur de la Parole de Dieu. L'apôtre Pierre fait référence à la transfiguration dans une lettre du Nouveau Testament, où il écrit ceci :

En effet, nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus-Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux. Car Dieu le Père lui a donné honneur et gloire lorsque, dans sa gloire immense, il lui a fait entendre sa voix, qui disait : — Voici mon Fils bien-aimé, qui fait toute ma joie. Or cette voix, qui était venue du ciel, nous l'avons entendue nous-mêmes, puisque nous étions avec lui sur la sainte montagne (2Pierre 1.16-18).

Verset 9

Je continue le texte de Marc.

Pendant qu'ils descendaient de la montagne, il leur ordonna de ne raconter à personne ce qu'ils venaient de voir, jusqu'à ce que le Fils de l'homme ressuscite d'entre les morts (Marc 9.9).

La mort et la résurrection du Christ vont de pair avec le récit de la transfiguration. Jésus doit d'abord mourir puis ressusciter et être glorifié. Tous ses disciples mourront eux aussi, mais grâce à Jésus ils ressusciteront pour la vie éternelle et seront resplendissants dans l'au-delà. C'est ici la seule fois où Jésus demande le silence en fixant une limite de temps. Cela sous-entend qu'après la résurrection il y aurait une période de proclamation de la personne et du message du Christ. C'est le temps que nous vivons en ce moment.

Verset 10

Je continue.

Ils obéirent à cet ordre, mais discutaient entre eux sur ce que « ressusciter d'entre les morts » voulait dire (Marc 9.10).

La plupart des Juifs croyaient que les morts ressusciteraient au dernier jour. Le fait que Jésus annonce sa propre résurrection comme imminente, mais aussi le fait qu'elle soit précédée de ses souffrances et de sa mort plongeaient les disciples dans la confusion. Le jour de Pâque, quand les femmes leur déclarèrent qu'elles avaient vu Jésus ressuscité, ils n'en crurent pas un mot.

Versets 11-13

Je continue.

Ils lui demandèrent alors : — Pourquoi les spécialistes de la Loi disent-ils qu'Élie doit venir en premier lieu ? — Oui, leur dit-il, Élie vient d'abord pour remettre toutes choses en ordre. Pourquoi l'Écriture annonce-t-elle aussi que le Fils de l'homme souffrira beaucoup et sera traité avec mépris ? En fait, je vous le déclare : Élie est venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, comme l'Écriture l'a annoncé à son sujet (Marc 9.11-13).

Jésus affirme deux choses. Il reconnaît que selon une prophétie, Élie doit venir en tant que précurseur du Messie et fer de lance d'un réveil spirituel afin de rétablir toutes choses comme elles devraient l'être. Deuxièmement, Jésus déclare qu'Élie est déjà venu, sous-entendu en la personne de Jean-Baptiste qui accomplit la fonction attendue de la part d'Élie à la fin des temps.

Jésus donna à la venue de Jean-Baptiste comme précurseur sa vraie signification. Si Jésus avait été accepté comme Messie, alors Jean-Baptiste aurait été l'accomplissement de la prophétie. Tous deux, Élie et Jean-Baptiste, ont souffert de la persécution. Jean lui est mort de façon arbitraire et injuste. La même chose va arriver au Christ. Maintenant, il y a changement de décor. Nous allons passer de cette scène glorieuse au sommet de la montagne, à un échec complet et cuisant des disciples dans la vallée.

Versets 14-16

Je continue le texte :

Lorsqu'ils revinrent vers les disciples, ils virent une grande foule qui les entourait et des spécialistes de la Loi qui discutaient avec eux. Dès que tous ces gens aperçurent Jésus, ils furent très surpris et se précipitèrent à sa rencontre pour le saluer. — De quoi discutez-vous avec eux ? leur demanda-t-il (Marc 9.14-16).

Grosse discussion dont on ne connaît pas le contenu. Quoi qu'il en soit, la foule est agréablement surprise de voir Jésus arriver, car il y a un gros problème non résolu.

Versets 17-19

Je continue :

De la foule, quelqu'un lui répondit : — Maître, je t'ai amené mon fils car il est sous l'emprise d'un esprit qui le rend muet. Partout où cet esprit s'empare de lui, il le jette par terre, de l'écume sort de la bouche de l'enfant, qui grince des dents ; puis il devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples de chasser ce mauvais esprit, mais ils n'ont pas pu le faire. Jésus s'adressa à eux et leur dit : — Peuple incrédule ! Jusqu'à quand devrai-je encore rester avec vous ? Jusqu'à quand devrai-je vous supporter ? Amenez-moi l'enfant ! (Marc 9.17-19).

Ce triste épisode montre la réalité de la vie dans le monde en l'absence de Jésus. Cet homme a bien fait d'amener son fils aux disciples, mais ils ont failli à la tâche. Jésus s'adresse à tous avec une profonde émotion. Il est en peine à cause de la lourdeur, de l'incrédulité de ses apôtres. Le manque de foi en Dieu est la cause de tous les échecs spirituels. Bien sûr, il va régler le problème.

Versets 20-24

Je continue.

On le lui amena. Mais, dès qu'il vit Jésus, l'esprit mauvais agita convulsivement l'enfant et le jeta par terre. Celui-ci se roula sur le sol, de l'écume à la bouche. — Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? demanda Jésus à son père. — Depuis qu'il est tout petit. Souvent même, l'esprit mauvais le pousse à se jeter dans le feu ou dans l'eau pour le faire mourir. Si tu peux faire quelque chose, aie pitié de nous et viens à notre aide ! — Si tu peux ! répliqua Jésus. Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l'enfant s'écria : — Je crois, mais aide-moi, car je manque de foi ! (Marc 9.20-24).

C'est un cas difficile et l'état de l'enfant est très grave. L'incapacité des disciples à expulser le démon avait ébranlé la foi du père en la capacité de Jésus. Ce dernier le houspille et réoriente la question en soulignant que ce n'est pas sa puissance, qui est en cause, mais la capacité du père de faire confiance en Dieu, qui Lui peut tout. La réponse du père est remarquable. Il est très honnête et tente un jeu d'équilibre disant qu'il veut croire, mais en même temps reconnaît son manque de foi.

Versets 25-27

Je continue.

Jésus, voyant la foule affluer, commanda avec sévérité à l'esprit mauvais : — Esprit qui rends sourd et muet, lui dit-il, je te l'ordonne, sors de cet enfant et ne rentre plus jamais en lui ! L'esprit poussa un grand cri, secoua l'enfant avec violence et sortit de lui. L'enfant resta comme mort, si bien que la plupart des témoins disaient : « Il est mort. » Mais Jésus, prenant l'enfant par la main, le fit lever, et celui-ci se tint debout (Marc 9.25-27).

L'esprit est fou furieux de devoir quitter cet enfant et le secoue rudement ce qui le laisse inanimé, comme mort, dans un épuisement total. C'est la seule fois où un esprit chassé reçoit l'ordre de ne plus revenir. Marc utilise des termes parallèles à ceux de la résurrection de la petite fille de 12 ans et laisse ainsi supposer que soit Jésus a effectivement ressuscité ce jeune garçon, soit rompre avec la puissance de Satan c'est comme passer de la mort à la vie.

Versets 28-29

Je continue.

Jésus rentra à la maison ; ses disciples, qui étaient seuls avec lui, lui demandèrent alors : — Pourquoi n'avons-nous pas réussi, nous, à chasser cet esprit ? Jésus leur répondit : — Des esprits comme celui-là, on ne peut les chasser que par la prière (Marc 9.28-29).

Les disciples ont essayé d'expulser ce démon de manière mécanique, par une formule quelconque, mettant leur confiance dans leurs succès passés, mais sans foi exprimée dans une intercession intense et une humble soumission à Dieu. Ils ont décidément encore beaucoup à apprendre.

Versets 30-32

Je continue.

En partant de là, ils traversèrent la Galilée, mais Jésus ne voulait pas qu'on le sache. Car il se consacrait à l'enseignement de ses disciples. Il leur disait : — Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes ; ils le feront mourir mais, trois jours après sa mort, il ressuscitera. Eux, cependant, ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de lui demander des explications (Marc 9.30-32).

Ils sont tout au nord et se dirigent dans le sud vers leur quartier général de Capernaüm. Ce sera leur première étape de leur voyage final vers Jérusalem. Jésus veut se concentrer sur la formation de ses disciples pour l'avenir proche qui allait être des plus sombres pour eux. L'annonce de sa mort imminente va maintenant être un thème constant de l'enseignement du Christ. Parce qu'ils se sont fait tirer les oreilles précédemment, les disciples n'osent pas poser de questions.

Versets 33-34

Je continue.

Ils arrivèrent à Capernaüm. Quand ils furent rentrés à la maison, Jésus leur demanda : — De quoi avez-vous discuté en route ? Mais ils se taisaient car, durant le trajet, ils avaient discuté pour savoir lequel d'entre eux était le plus grand (Marc 9.33-34).

Alors que leur Maître leur annonce son assassinat proche, les disciples se préoccupent de leur statut les uns vis-à-vis des autres. Peut-être que le privilège, accordé à deux reprises à Pierre, Jacques et Jean, avait fait des jaloux. Quoi qu'il en soit, ce sont vraiment des minables. Heureusement qu'ils ont suffisamment honte pour ne pas avouer le sujet de leur entretien. Jésus va leur enseigner ce qui constitue la vraie grandeur.

Versets 35-37

Je continue.

Jésus s'assit, appela les Douze et leur dit : — Si quelqu'un désire être le premier, qu'il se fasse le dernier de tous, et le serviteur de tous. Puis il prit un petit enfant par la main, le plaça au milieu d'eux et, après l'avoir serré dans ses bras, il leur dit : — Si quelqu'un accueille, en mon nom, un enfant comme celui-ci, il m'accueille moi-même. Et celui qui m'accueille, ce n'est pas moi seulement qu'il accueille, mais aussi celui qui m'a envoyé (Marc 9.35-37).


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