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Diffusé le 27 juillet 2007 - ::
Je suis dans le chapitre 7 de l'Évangile de Marc. Jésus est en train d'inculquer à ses disciples sur ce qui devant Dieu, par opposition aux croyances et à l'enseignement des religieux, constitue la véritable impureté. Je continue le texte.
Et Jésus ajouta : — Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, c'est du cœur de l'homme que proviennent les pensées mauvaises qui mènent aux adultères, aux activités sexuelles illicites, aux meurtres, aux vols, aux désirs insatiables pour ce qui appartient à quelqu'un d'autre, aux méchancetés ; à la tromperie, au vice non dissimulé, l'avarice envieuse et jalouse à l'égard des biens d'autrui, la parole injurieuse ou diffamante contre Dieu ou les hommes, l'orgueil avec mépris d'autrui, et la folie de l'insensibilité morale et spirituelle. Tout ce mal sort du dedans et rend l'homme impur (Marc 7.20-23).
La tournure grammaticale explique le processus par lequel l'homme se souille. Ce sont les mauvaises pensées que le cœur génère qui s'unissent à la volonté pour produire de mauvaises paroles et de mauvaises actions. Le catalogue de fautes que Jésus présente comprend 12 éléments : six actions mauvaises individuelles suivies de six mauvaises dispositions exprimées au singulier. Jésus détourne le centre d'attention des rites externes pour le placer sur le besoin que chaque personne a de faire purifier son cœur mauvais par Dieu. Le psalmiste écrit :
Lave-moi de mon péché ! Purifie-moi de ma faute ! Purifie-moi avec un rameau d'hysope et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Ô Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé (Psaumes 51.4, 9, 12).
Je continue le texte.
Jésus partit de là et se rendit dans la région de Tyr. Il entra dans une maison ; il ne voulait pas qu'on sache qu'il était là, mais il ne put cacher sa présence. En effet, à peine était-il arrivé, qu'une femme, qui avait entendu parler de lui et dont la fillette était sous l'emprise d'un esprit mauvais, vint se jeter à ses pieds. C'était une femme païenne, originaire de Syro-Phénicie. Elle le supplia de chasser le démon qui tourmentait sa fille (Marc 7.24-26).
Jésus se rend dans une ville portuaire de la Méditerranée, en Phénicie, le Liban aujourd'hui, dans le but de former ses disciples à l'écart des foules, mais sa réputation le précède et une femme l'attend et se jette à ses pieds dans une démarche de profond respect.
Je continue.
Jésus lui dit : — Laisse d'abord se rassasier les enfants de la maison. Car il ne serait pas convenable de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. — Sans doute, Seigneur, reprit-elle, mais les petits chiens, qui sont sous la table, mangent les miettes que laissent tomber les enfants (Marc 7.27-28).
En disant : Laisse d'abord, Jésus veut créer la foi dans cette femme. Il n'est pas désobligeant, mais s'exprime dans un langage qu'elle peut comprendre. Il lui précise que sa priorité est pour les enfants d'Israël et non les petits animaux domestiqués c'est-à-dire les païens. Elle comprend très vite et accepte le fait que le Seigneur peut refuser sa requête, mais elle se place au bon endroit, sous la table de la bénédiction que reçoivent les Juifs.
Je continue :
Et Jésus de répondre : — À cause de cette parole, va, retourne chez toi, le démon vient de sortir de ta fille. Elle rentra chez elle et trouva son enfant couchée sur le lit : le démon était parti (Marc 7.29-30).
Elle a cru Jésus et est retournée chez elle constater que tout était rentré dans l'ordre. C'est le seul miracle que Jésus accomplit de loin sans donner aucun ordre verbal.
Je continue le texte.
Jésus quitta la région de Tyr, passa par Sidon, et regagna le lac de Galilée en traversant le territoire des « Dix Villes ». On lui amena un sourd qui avait du mal à parler et on le pria de lui imposer les mains. Jésus l'emmena seul avec lui, loin de la foule : après avoir posé ses doigts sur les oreilles du malade, il les humecta de salive et lui toucha la langue ; alors il leva les yeux au ciel, poussa un soupir et dit : — Ephphatha (ce qui signifie : ouvre-toi) (Marc 7.31-34).
Jésus retourne dans la région de la décapole, celle des dix villes. Ce prodige n'est raconté que par Marc. Jésus fait comprendre à cet homme sourd et presque muet, ce qu'Il allait faire. Il utilise le langage des signes et des symboles qui conviennent très bien à ses besoins et qui l'amèneront à faire preuve de foi. L'homme a facilement pu lire le mot araméen Ephphata sur les lèvres de Jésus.
Je continue le texte.
Aussitôt les oreilles de cet homme s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement. Jésus recommanda à ceux qui étaient là de n'en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils en parlaient. Remplies d'étonnement, les foules s'écriaient : — Tout ce qu'il fait est magnifique : il fait entendre les sourds et parler les muets ! (Marc 7.35-37).
Jésus voulait continuer son ministère dans la région des dix villes sans passer pour un faiseur de miracles, d'où son désir de ne pas ébruiter cette guérison. Peine perdue évidemment ! La foule est littéralement en extase.
Ainsi s'achève ce chapitre 7, qui avait commencé par une attaque dirigée contre Jésus par les pharisiens au sujet d'une impureté rituelle. Pour le Christ, ces pratiques de la tradition ne rendent pas compte de l'intention divine, mais sont au contraire des cas d'hypocrisie et l'occasion de justifier l'annulation de la Loi. En affirmant que le cœur humain est la source de la véritable impureté, Jésus se présente contre les pharisiens, comme le véritable interprète de la Loi ; comme Celui, en qui elle trouve son accomplissement ; comme Celui, qui invite à un changement de vie afin d'entrer dans le royaume.
Alors que les autorités juives lui sont hostiles, une femme païenne exprime une foi et un discernement hors du commun. En réponse à sa foi, elle obtient la guérison de sa fille qui est délivrée d'un démon à distance.
Nous voici arrivés au chapitre 8 de l'Évangile selon Marc qui continue sur la lancée du précédent et où l'action domine toujours. Jésus voyage beaucoup et les événements se succèdent. Le début du chapitre est comme un remake de plusieurs incidents et d'enseignements qui ont déjà eu lieu. Malgré cela, les disciples sont encore lents à saisir la véritable identité de Jésus. Ça me console, parce que moi aussi je suis dur du chapeau. Je commence à lire.
En ces jours-là, une grande foule s'était de nouveau rassemblée autour de Jésus et elle n'avait rien à manger. Jésus appela donc ses disciples et leur dit : — J'ai pitié de cette foule : cela fait trois jours que ces gens sont avec moi et ils n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces vont leur manquer en chemin, car certains d'entre eux sont venus de loin (Marc 8.1-3).
Une foule nombreuse a suivi Jésus depuis trois jours pour l'écouter. Tous les sacs sont vides. Tous ont épuisé leur maigre provision et il n'y a pas de restaurants, ni de magasins d'alimentation dans les parages. En fait, la situation est sérieuse, car retourner chez soi en marchant pendant un ou plusieurs jours sans manger n'est pas une petite affaire et pourrait même se révéler dangereux pour certains qui sont âgés ou de santé défaillante ainsi que pour les femmes enceintes et les enfants. Jésus est ému de compassion pour ces gens et attire l'attention des disciples sur leur besoin. Il prend l'initiative pour nourrir ceux qui s'en étaient privés pour venir l'écouter. Tout est en place pour la seconde multiplication des pains.
Je continue.
Ses disciples lui répondirent : — Où pourra-t-on trouver dans cet endroit désert assez de pain pour les nourrir ? — Combien avez-vous de pains ? leur demanda-t-il. — Sept, répondirent-ils (Marc 8.4-5).
Les disciples ont, semble-t-il, oublié la première multiplication des pains. Ils ne sont pas lents à comprendre, mais bouchés à l'émeri. La question de Jésus montre clairement son intention d'utiliser les ressources dont ils disposent.
Je continue.
Alors il invita tout le monde à s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les partagea et continuait à les donner à ses disciples pour qu'ils les distribuent à la foule. Ce qu'ils firent. Ils avaient aussi quelques petits poissons. Jésus prononça la prière de bénédiction pour les poissons et dit à ses disciples de les distribuer également. Tout le monde mangea à satiété. On ramassa sept corbeilles des morceaux qui restaient. Il y avait là environ quatre mille hommes. Ensuite Jésus les congédia (Marc 8.6-9).
Il est intéressant de noter que Jésus ne crée pas un repas composé de bifteck, frites, salade, mais bien de pain et de poissons, ce qu'il a déjà sous la main en petite quantité. L'événement se situe plus tard dans l'année que la première fois, probablement en été parce qu'il est dit que la foule s'est assise littéralement sur la terre, ce qui veut dire que l'herbe avait déjà été brûlée par le soleil d'orient.
Le miracle se produit à peu près de la même façon que la première fois pour les 5 000 hommes. Les corbeilles par contre sont différentes de celles utilisées lors de la première multiplication. Celles-ci sont en cordes ou en nattes et suffisamment grandes pour transporter un homme. Les 7 corbeilles des morceaux qui restaient représentaient davantage de nourriture que les 12 paniers lors du premier miracle.
La plus grande différence entre les deux multiplications réside dans le moment où Jésus a accompli le prodige. La première fois, ce fut à la fin d'un premier jour d'enseignement. Jésus aurait pu alors renvoyer la foule sans que les gens ne faiblissent en route, mais comme il avait encore quelque chose d'important à leur dire, il les a nourris avant de leur donner pour dessert le fameux discours sur le pain de vie qui nous est relaté par l'Évangile de Jean. La seconde multiplication des pains est faite après trois jours d'enseignement. Ici, Jésus a fini son exposé, mais l'état de fatigue de la foule l'oblige en quelque sorte à faire ce miracle.
Je continue le texte.
Aussitôt après, il monta dans la barque avec ses disciples et se rendit dans la région de Dalmanoutha. Des pharisiens arrivèrent et engagèrent une discussion avec lui. Ils lui demandaient de leur faire voir un signe miraculeux qui viendrait du ciel : ils lui tendaient un piège (Marc 8.10-11).
Jésus qui jusque-là était dans la région des dix villes, un district à majorité païenne, retourne sur la rive ouest du lac de Galilée, en territoire juif. Les pharisiens l'attendent de pied ferme et c'est un nouvel assaut de leur part. Ce qu'ils disent vouloir, c'est la preuve incontestable que Jésus et son ministère sont sanctionnés par Dieu. En fait, ils étaient persuadés du contraire. Donc, ils agissaient par ruse.
Je continue.
Jésus poussa un profond soupir et dit : — Pourquoi les gens de notre temps réclament-ils un signe miraculeux ? Vraiment, je vous l'assure : il ne leur en sera accordé aucun ! (Marc 8.12).
Jésus soupira profondément de guerre lasse et pose une question qui reflète sa douleur devant l'incrédulité obstinée des pharisiens. Tout au long de son histoire, la nation d'Israël, représentée par les chefs religieux et politiques, a systématiquement rejeté les rapports de grâce que Dieu désirait entretenir avec elle. D'ailleurs, voici deux passages de l'Ancien Testament, l'un du psalmiste et l'autre de Moïse où tous deux se plaignent de la conduite de la nation juive vis-à-vis de leur Dieu :
Dans leur cœur, ils ont mis Dieu au défi en réclamant à manger à leur goût. Mais vous, à son égard, vous êtes corrompus, vous n'êtes plus ses fils, à cause de vos tares, gens pervers, dépravés ! Comment peut-on ainsi se conduire envers lui, nation folle, insensée ! N'est-il pas votre père et votre créateur, celui qui vous a faits, qui vous a établis ? (Psaumes 78.18 ; Deutéronome 32.5-6).
Jésus refuse vigoureusement de répondre à l'attente hypocrite des pharisiens et d'accomplir quoi que ce soit. Dans l'Évangile de Matthieu cependant, Il leur a répondu en se comparant au prophète Jonas. Marc passe ce détail sous silence, car les païens, à qui son Évangile est destiné, ne connaissent pas l'histoire très mouvementée de ce prophète hébreu de l'Ancien Testament.
Je continue.
Il les quitta, remonta dans la barque et partit pour l'autre rive. Les disciples avaient oublié d'emporter du pain ; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque. Or, Jésus leur recommanda : — Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et de celui d'Hérode ! (Marc 8.13-15).
Par son départ abrupt, Jésus manifeste son indignation. Tout le monde s'embarque, mais les disciples n'ont pas le temps de faire des provisions pour la route. La propriété du levain est qu'une petite quantité affecte et fait lever une grande quantité de pâte. Dans l'Écriture, le levain est une métaphore juive commune pour désigner une influence invisible, mais pénétrante, généralement corruptrice, comme c'est le cas ici.
Dans ce contexte, Jésus fait allusion aux faux enseignements des pharisiens. L'augmentation croissante de leur incrédulité se trouvait derrière leur demande d'un signe. Hérode, quant à lui, était quelqu'un d'immonde dans tout le sens du terme, mégalo et cruel ; c'était un rapace superstitieux qui n'avait ni foi ni loi, un type dangereux.
Je continue.
Les disciples discutaient entre eux : — Il dit cela parce que nous n'avons pas de pain ! Jésus, sachant ce qui se passait, leur dit : — Vous discutez parce que vous n'avez pas de pain. Pourquoi ? Ne comprenez-vous pas encore et ne saisissez-vous pas ? Votre intelligence est-elle aveuglée ? Avez-vous des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre ? (Marc 8.16-18).
Les disciples ignorent complètement l'allusion de Jésus aux pharisiens et à Hérode. Ils entendirent le mot « levain » et supposèrent qu'Il parlait de leur insuffisance de pain. Les remontrances qu'Il leur fait sous forme de questions pénétrantes montrent leur manque répété de compréhension spirituelle. Puisqu'Il était conscient de leur discussion, il leur reproche de ne rien comprendre à tous les événements qui se déroulent sous leurs yeux. Il est difficile d'imaginer que les disciples soient aveuglés à ce point. Jésus leur adresse les mêmes critiques qu'aux pharisiens et aux foules. C'est comme s'ils étaient dans un état comateux profond.
Je continue le texte.
Ne vous souvenez-vous pas : quand j'ai partagé les cinq pains entre les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ? — Douze, répondirent-ils. — Et quand j'ai partagé les sept pains entre les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? — Sept, dirent-ils. Alors il ajouta : — Vous ne comprenez toujours pas ? (Marc 8.19-21).
Les disciples n'ont toujours pas compris qui est Jésus et quelle est sa mission. Ils ne sont pas davantage affectés par la présence du Christ au milieu d'eux que s'ils étaient en train de regarder un bon film d'action à la télé. Que ce soient les pharisiens ou les disciples, ces groupes affligent Jésus, car ils sont tous deux incrédules à leur façon ; les premiers par malice et les seconds par leur vision limitée de Dieu.
Je continue le texte.
Ils arrivèrent à Bethsaïda. On amena un aveugle à Jésus et on le supplia de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village, puis il lui mouilla les yeux avec sa salive, lui imposa les mains et lui demanda : — Est-ce que tu vois quelque chose ? L'aveugle regarda et répondit : — J'aperçois des hommes, mais je les vois comme des arbres qui marchent (Marc 8.22-24).
Jésus prend son temps avec cet homme. Il l'emmène hors de la ville, probablement pour établir une relation avec lui et éviter la publicité, et parce que l'incrédulité a peut-être aussi gagné ce lieu où pourtant il a déjà fait beaucoup de miracles. C'est la troisième fois qu'une guérison ne se fera pas sous les yeux ébahis du public. Les deux premières furent la résurrection de la petite fille de 12 ans et le sourd qui avait du mal à parler. Ce miracle-ci est le seul qui va se faire en deux étapes. L'application de la salive suivie d'une imposition des mains rend à cet homme une vue partielle. Il distingue les gens comme une masse confuse en mouvement.
Ce n'est pas que les pouvoirs de Jésus sont en baisse, mais Il utilise la cécité de cet homme comme illustration de l'état spirituel de ses disciples qu'il vient tout juste de réprimander. Ils commencent à vaguement distinguer qui est Jésus. En fait, dans le domaine spirituel, la plupart d'entre nous souffrons d'un degré de cécité plus ou moins important. Même quelqu'un de la stature du grand apôtre saint Paul, qui a écrit près de la moitié du Nouveau Testament, reconnaissait qu'il distinguait mal les choses de Dieu. Voici en effet ce qu'il écrit dans une de ses lettres.
Aujourd'hui, certes, nous ne voyons que d'une manière confuse, comme dans un miroir de métal poli. Alors, nous verrons face à face. Dans le temps présent, je connais d'une manière partielle, mais alors je connaîtrai comme Dieu me connaît (1Corinthiens 13.12).
La sagesse, c'est reconnaître qu'on est bien limité dans sa compréhension globale de la vie et de Dieu. Le philosophe grec Socrate, qui était connu pour son humilité, affirma un jour qu'il était le plus sage des Athéniens. Surpris, ses proches lui demandèrent ce qu'il voulait dire. Sur quoi, il répondit : Il y a beaucoup d'Athéniens qui croient avoir la connaissance, tandis que moi je sais que je ne sais pas. Et comme je sais que je ne sais pas, je suis le plus sage des Athéniens !
Je continue le texte.
Jésus posa de nouveau ses mains sur les yeux de l'aveugle. Alors celui-ci vit clair ; il était guéri et voyait tout distinctement. Jésus le renvoya chez lui en lui disant : — Ne rentre pas dans le village ! (Marc 8.25-26).
Cette vue parfaite présage qu'éventuellement les disciples aussi verront clairement Qui est Jésus et quel est le but de sa mission sur terre. Cet homme guéri, comme les autres précédemment, est prié de garder le silence afin de ne pas nuire au ministère du Christ. Je me pose la question : que sont devenus ces milliers de gens qui furent personnellement guéris par le Christ ? Combien sont devenus des disciples et combien ont retourné leur veste et crié : « Crucifie-le, crucifie-le ! », sur l'ordre des pharisiens ? Il y aurait de quoi faire de bons films. Nous sommes arrivés au cœur de l'Évangile de Marc. Jusqu'ici, la question sous-jacente des 12 a été : Mais qui est cet homme ? Maintenant, nous allons avoir la réponse.
Je continue le texte.
Jésus s'en alla, accompagné de ses disciples, et se rendit dans les villages autour de Césarée de Philippe. En chemin, il interrogea ses disciples : — Que disent les gens à mon sujet ? Qui suis-je d'après eux ? Ils lui répondirent : — Pour les uns, tu es Jean-Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, l'un des prophètes (Marc 8.27).
Ils se rendent à la ville de Césarée, qui fut bâtie près des sources du Jourdain, tout au nord de la Palestine et qui était connue comme centre du culte rendu au dieu grec Pan. En cours de route, ils discutent et les questions de Jésus étaient souvent des tremplins pour un nouvel enseignement. Les disciples répètent ce qui a déjà été dit précédemment. Ces trois réponses sont fausses. La plus grande confusion règne, car le peuple ne sait pas qui est ce faiseur de miracles.