Chapitre 3
Versets 20-21
Je suis dans le chapitre 3 de l'Évangile de Marc, Jésus vient de choisir ses 12 apôtres. Je continue.
Jésus alla à la maison et, de nouveau, la foule s'y pressa au point que lui et ses disciples n'arrivaient même plus à manger. Quand les membres de sa famille l'apprirent, ils vinrent pour le ramener de force avec eux. Ils disaient en effet : « Il est devenu fou » (Marc 3.20-21).
La section suivante a une structure en sandwich. L'histoire débute avec la famille de Jésus venant le voir puis est interrompue par l'altercation avec les religieux pour être finalement reprise ensuite. Donc, Jésus retourne chez lui à Capernaüm, peut-être pour souffler un peu. Mais sa mère et ses frères et sœurs débarquent pour se saisir de lui comme on viendrait chercher un vulgaire criminel. Les siens le prennent pour un fanatique religieux mentalement déséquilibré. Ceci est quand même curieux.
Si un homme consacre sa vie à une cause noble, mais tout ce qu'il y a de terrestre, on l'applaudit. Le musicien, l'athlète, l'homme d'affaires, l'artiste, le religieux bon chic bon genre ou l'homme d'état, tous sont reconnus à leur juste valeur. En revanche, si quelqu'un se donne entièrement à la cause du Christ, il passe automatiquement pour un dérangé. Il faut bien reconnaître à la défense de Monsieur tout le monde, que dans le domaine religieux, les détraqués ne manquent malheureusement pas. C'est comme si le diable brouillait les pistes afin que les bonnes gens fassent l'amalgame et s'en tiennent à ce qui est officiel.
Versets 22-27
Je continue le texte.
Les spécialistes de la Loi qui étaient venus de Jérusalem disaient : — Il est sous l'emprise de Béelzébul ; c'est par le pouvoir du chef des démons qu'il chasse les démons. Alors Jésus les appela et leur expliqua la situation au moyen de paraboles : — Comment Satan peut-il chasser Satan ? Un pays déchiré par la guerre civile ne peut pas subsister. Si une famille est divisée, cette famille ne peut pas subsister. Si donc Satan se bat contre lui-même, si son royaume est divisé, il ne peut plus subsister, c'en est fini de lui. En fait, personne ne peut pénétrer dans la maison d'un homme fort pour s'emparer de ses biens sans avoir d'abord ligoté cet homme fort : c'est alors qu'il pillera sa maison (Marc 3.22-27).
On voit déjà l'inquisition en herbe. Jésus inquiète tellement qu'une délégation spéciale est envoyée de Jérusalem pour s'enquérir du danger de ce faiseur de miracles, qui attire les foules. Béelzébul est le maître des esprits méchants, c'est-à-dire un autre nom pour le diable. Jésus va réfuter les accusations à l'aide de paraboles. Il utilise deux illustrations pour montrer de façon évidente que si un pays ou une famille est divisé dans ses objectifs, il ne peut survivre. La même chose s'applique à Satan. S'il lutte contre lui-même, c'en est fait de son pouvoir.
Dans la réalité, dit Jésus, c'est tout le contraire et l'homme fort, c'est Béelzébul. Son royaume est celui de la mort. Ses biens sont toutes les personnes qui lui appartiennent sans le savoir, et les démons sont ses agents qui mettent en œuvre son activité diabolique. Lors de sa tentation et par ses exorcismes, Jésus montra qu'Il était le plus puissant des deux. Sa mission est d'affronter et de vaincre Satan, non de coopérer avec lui, et de délivrer ceux qu'il garde en esclavage.
Versets 28-30
Je continue.
Vraiment, je vous avertis : tout sera pardonné aux hommes, leurs péchés et les blasphèmes qu'ils auront prononcés. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il ne lui sera jamais pardonné : il portera éternellement la charge de ce péché. Jésus leur parla ainsi parce qu'ils disaient : « Il est sous l'emprise d'un esprit mauvais » (Marc 3.28-30).
À la lumière des précédentes accusations, Jésus émit un sévère avertissement. Les paroles, Vraiment je vous avertis, constituent une formule d'affirmation solennelle qui revient souvent, dont 13 fois dans Marc, que l'on ne trouve que dans les Évangiles et qui n'est prononcée que par Jésus. Il dit tout d'abord que même ceux, qui s'opposent à Lui comme les religieux ou sa famille, ne sont pas exclus d'avance du royaume. Ils ont la possibilité de changer. Toutes les fautes sont sujettes au pardon de Dieu à une exception près : les blasphèmes contre le Saint-Esprit.
À la lumière du contexte, ceci fait allusion à une attitude de rébellion et d'hostilité contre Dieu qui rejette sa puissance salvatrice exprimée par la personne et l'œuvre de Jésus-Christ que l'Esprit avait rempli de puissance. C'est en quelque sorte préférer les ténèbres, même si on a été exposé à la lumière. Ce n'est pas l'acte qui est impardonnable, mais la condition du cœur de l'incrédule, à moins qu'il ne cesse de résister à Dieu. Mais une telle attitude obstinée et délibérée peut se transformer en un état dans lequel la repentance et le pardon, qui sont tous deux obtenus par la médiation du Saint-Esprit, deviennent impossibles.
Une telle personne est coupable d'une faute éternelle. Judas démontra la terrible réalité de ces paroles. Les spécialistes de la loi étaient très près de commettre ce péché en attribuant les exorcismes que pratiquaient le Christ à la puissance satanique, alors que ceux-ci étaient, en fait, accomplis par le Saint-Esprit.
Versets 31-35
Je continue le texte jusqu'à la fin du chapitre.
La mère et les frères de Jésus arrivèrent. Ils se tinrent dehors et envoyèrent quelqu'un l'appeler. Beaucoup de monde était assis autour de lui. On vint lui dire : — Ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et te cherchent. Il répondit : — Qui sont ma mère et mes frères ? Et, promenant les regards sur ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : — Voici ma mère et mes frères, car celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, ou une mère (Marc 3.31-35).
Le récit concernant les proches de Jésus reprend, après avoir été interrompu par l'attaque des religieux. Se tenant dehors, sa famille envoie quelqu'un au travers de la foule pour demander un entretien privé avec Jésus, dans le but de lui faire cesser son activité. Son père n'étant pas mentionné, il y a tout lieu de croire qu'il est décédé. La question rhétorique de Jésus, Qui sont ma mère et mes frères, est choquante pour les auditeurs, car dans la société de l'époque, les liens familiaux étaient particulièrement puissants. Ces paroles ne sont évidemment pas une répudiation des liens familiaux, mais Il veut faire réfléchir ceux qui l'écoutent en remettant en question la valeur incontestée des liens naturels. En effet, la loi de Moïse place Dieu avant la parenté.
En qualifiant ses disciples de mère et frères, Jésus affirme la suprématie des liens spirituels sur les relations familiales. En les présentant comme sa famille, Il les invite par la même occasion à se considérer comme des frères et sœurs. Celui qui obéit à la volonté de Dieu est celui qui s'engage avec foi à la suite de Jésus en devenant son disciple. Il fait alors partie de sa famille spirituelle. Voici terminée une autre section de l'Évangile de Marc. Dans celle-ci, Jésus a nommé ses apôtres, ceux à qui il va consacrer une attention toute particulière, car ils devront poursuivre son œuvre une fois que Lui aura quitté cette terre pour retourner dans le royaume des cieux.
La prédication du Christ a créé une division : sa famille pense qu'Il a perdu la raison, les spécialistes de la loi voient en Lui un instrument de Satan. Le royaume de Dieu ne peut faire irruption dans l'histoire de l'humanité sans susciter l'opposition. Jésus exige des hommes qu'ils choisissent leur camp.
Chapitre 4
Introduction 1
Nous voici rendus au chapitre 4 de Marc. Nous trouvons ici un seul miracle pour plusieurs paraboles, toutes d'action, et qui figurent aussi dans l'Évangile de Matthieu à l'exception d'une seule. En utilisant des paraboles, Jésus se situe dans la ligne de l'Ancien Testament et de la tradition juive. Dans les Textes Sacrés, ce mot désigne différentes sortes de langage figuratif, de paroles imagées : des histoires, des proverbes, des chants, des énigmes.
Jésus utilise souvent des situations de la vie quotidienne de ses auditeurs, et en particulier du domaine agricole dans lequel travaillaient la plupart d'entre eux. Habituellement, la parabole est un court discours qui donne un enseignement spirituel en établissant une saisissante comparaison. La vérité enseignée est mise en parallèle à quelque chose dans la nature ou à une expérience de la vie courante. Une parabole amène les auditeurs à participer à une situation décrite, à l'évaluer et à en appliquer la vérité à eux-mêmes.
Ce premier groupe de paraboles que nous donne l'auteur dans ce chapitre constitue le premier de deux grands blocs consacrés à l'enseignement de Jésus. Marc a choisi celles-ci parmi une collection beaucoup plus grande, afin de décrire le caractère du royaume de Dieu. Elles furent prononcées dans un climat d'hostilité et d’opposition croissante, mais aussi de très grande acclamation populaire. Ces deux réactions, la popularité ou la haine, montrent que ni les uns ni les autres n'avaient saisi qui était vraiment Jésus. Le récit de Marc va donc se poursuivre de façon haletante. On n’a pas le temps de s'arrêter pour souffler.
Versets 1-2
Je commence à lire le texte.
Jésus commença de nouveau à enseigner au bord du lac. Autour de lui, la foule s'assembla si nombreuse qu'il dut monter dans une barque. Il s'y assit. La barque était sur le lac et tous les gens, tournés vers le lac, se tenaient sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses sous forme de paraboles (Marc 4.1-2).
Nous sommes à l'apogée du ministère du Christ. Il est très occupé, physiquement las et psychologiquement sous forte pression, d'une part à cause des besoins des foules, et d'autre part parce qu'il sait que le temps dont il dispose pour former les apôtres, est très limité. L'Évangile de Matthieu précise que Jésus sortit de la maison pour aller sur la mer de Galilée. Or dans les Textes Sacrés, le mot maison est souvent utilisé pour représenter le peuple d'Israël tandis que la mer est le symbole des nations païennes.
Maintenant que les responsables religieux ont décidé de se débarrasser du Christ, la rupture est consommée. En conséquence, Jésus quitte figurativement la maison d'Israël pour aller apporter la bonne nouvelle aux non-juifs. Lors du début de l'Église, l'apôtre Paul fera exactement de même. Il commencera son ministère auprès des Hébreux, sera rejeté avec perte et fracas, et alors se tournera vers les peuples païens que comptait l'empire romain.
Versets 3-7
Je continue le texte.
Voici ce qu'il leur disait : — Écoutez : un semeur sortit pour semer. Or comme il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin ; les oiseaux vinrent et les mangèrent. D'autres tombèrent sur un sol rocailleux et, ne trouvant qu'une mince couche de terre, ils levèrent rapidement parce que la terre sur laquelle ils étaient tombés n'était pas profonde. Mais quand le soleil monta dans le ciel, les petits plants furent vite brûlés et, comme ils n'avaient pas pris racine, ils séchèrent. D'autres grains tombèrent parmi les ronces. Celles-ci grandirent et étouffèrent les jeunes pousses, si bien qu'elles ne produisirent pas de fruit (Marc 4.3-7).
Le bord du chemin, le sol rocailleux et les ronces sont des images courantes en Palestine. Tout le monde comprenait l'histoire que Jésus racontait. Cette parabole est une de celles qui sont les plus connues. Elle apparaît sous forme de trois couches comme les poupées russes qui s'emboîtent les unes dans les autres, les baboutchka qu'on les appelle. La première couche c'est le semeur qui gaspille de la bonne semence. Il aurait dû savoir qu'il y avait très peu de chances que sa graine pousserait dans ces endroits inhospitaliers. Il aurait pu faire attention quand même.
Verset 8
Je continue.
D'autres encore tombèrent dans la bonne terre et donnèrent des épis qui poussèrent et se développèrent jusqu'à maturité, produisant l'un trente grains, un autre soixante, un autre cent (Marc 4.8).
Ah ! Quand même, une partie de la semence tombe dans une terre fertile et produit du fruit. En fait, le rapport est important et compense la perte occasionnée par les grains tombés au mauvais endroit.
Verset 9
Le texte continue avec un avertissement.
Jésus ajouta : Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! (Marc 4.9).
Par cette parole qu'Il répète régulièrement, Jésus brandit un signal d'alerte. Il crie : Attention ! C'est un peu semblable au feu rouge clignotant que l'on trouve devant un passage à niveau ou à un croisement de routes dangereux. Il invite ses auditeurs à faire preuve de réceptivité spirituelle et dit en substance à la foule : Où vous situez-vous ? Prêtez attention à ce que je viens de dire, comprenez-le, tenez-en compte dans votre vie.
Versets 10-12
Je continue.
Quand il fut seul avec eux, ceux qui l'accompagnaient, ainsi que les Douze, lui demandèrent ce que signifiaient les paraboles qu'il venait de raconter. Il leur dit : — Les secrets du royaume de Dieu vous ont été confiés ; mais à ceux du dehors, tout est présenté au moyen de paraboles, afin que : Lorsqu'ils voient de leurs propres yeux, ils ne saisissent pas ; quand ils entendent de leurs propres oreilles, ils ne comprennent pas ; de peur qu'ils ne se tournent vers Dieu et ne reçoivent le pardon de leurs fautes (Marc 4.10-12).
C'est donc bien plus tard, quand le groupe de vrais disciples fut seul avec le Maître qu'ils Lui demandèrent l'explication de cette première parabole. La réponse de Jésus paraît à priori surprenante. Il faut comprendre qu'il enseigne dans un contexte hostile et incrédule comme l'ont prouvé les incidents précédents avec les religieux. Même la foule, qui l'admire, le suit parce qu'il les guérit, mais son message les laisse dans l'ensemble très indifférents et léthargiques comme la suite va le révéler.
En fait, ce sont de véritables larves qui se déplacent toutes ensemble et des girouettes qui épousent la direction du vent. Dès que les religieux feront claquer leur fouet, et menaceront d'expulser ces gens de la synagogue, ils se retourneront contre Jésus. Le Maître fait donc une grande différence entre ceux de l'extérieur auxquels il ne se fie pas du tout, et le cercle intime de ses amis qui lui ont fait confiance. Cela se voit nettement dans la tournure de phrase lorsqu'Il répond à leur question. En effet, sa réponse met l'accent sur ses disciples, car il dit littéralement :
À vous, Dieu a confié les secrets du royaume ; mais à ceux du dehors, tout est présenté au moyen de paraboles (Marc 4.11).
Le mot « paraboles » dans cette phrase prend le sens de Paroles énigmatiques. Les disciples ont le privilège de connaître un secret qui jusqu'ici était caché même aux prophètes, mais qui maintenant est révélé aux intimes de Jésus. Ce mystère fondamental, commun à toutes les paraboles du royaume, c'est qu'en Jésus le règne de Dieu est venu dans l'histoire humaine sous une nouvelle forme. D'un autre côté, ceux qui étaient aveuglés par l'incrédulité ne voyaient en Jésus rien d'autre qu'un faiseur de miracles ou une menace pour leur position confortable.
Les pharisiens en particulier, le rejetèrent, en conséquence ils ne comprirent jamais le mystère du royaume. Parce qu'ils avaient refusé la révélation de Dieu telle qu'elle est exprimée en Jésus, ils pouvaient entendre et comprendre le langage imagé de la parabole, mais ils n'en saisissaient pas la signification spirituelle. Tout l'enseignement que le Christ fit sous forme de paraboles était un jugement contre tous ceux qui étaient de mauvaise foi, car ses paroles énigmatiques avaient pour but de leur voiler la vérité. Ce concept comme quoi les choses célestes sont révélées à certains et pas à d'autres revient à plusieurs reprises dans les Textes Sacrés. Voici par exemple un passage d'un autre Évangile qui dit :
Vers cette même époque, Jésus dit : — Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l'as voulu ainsi (Matthieu 11.25-26).
L'apôtre Paul exprime la même idée dans une de ces lettres du Nouveau Testament. Je le cite :
Nous exposons la sagesse de Dieu, secrète jusqu'à présent, et qui demeure cachée au monde. Dieu l'avait préparée avant le commencement du monde en vue de notre gloire. Mais, comme le dit l'Écriture, il s'agit de ce que l'œil n'a pas vu et que l'oreille n'a pas entendu, ce que l'esprit humain n'a jamais soupçonné, mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l'aiment. Or, Dieu nous l'a révélé par son Esprit ; l'Esprit, en effet, scrute tout, même les pensées les plus intimes de Dieu (1Corinthiens 2.7, 9-10).
Dans le domaine spirituel, aucun être humain n'est capable de lui-même de différencier le vrai du faux, seule une révélation de Dieu par l'action du Saint-Esprit, permet à quelqu'un de connaître la vérité avec un V majuscule, celle qui concerne la personne du Créateur : Qui il est et quelles sont ses exigences vis-à-vis de moi.
Les paraboles de Jésus ont donc un double effet : elles Lui permettent de présenter son enseignement sur le royaume de manière accessible à tous. Mais en même temps, elles demeurent mystérieuses pour ceux qui refusent de voir en Jésus et en son ministère la venue de ce royaume, pour ceux qui ne se joignent pas au groupe de disciples pour entendre l'explication, ou qui ne cherchent pas à découvrir Dieu. Par contre, pour quiconque veut comprendre, nous avons cette promesse formelle de Jésus lui-même que je cite :
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvrira à celui qui frappe (Matthieu 7.8).
Cela veut dire que le Saint-Esprit révélera Dieu à ceux qui le cherchent véritablement avec un cœur sincère.
Verset 13
Je lis la suite du texte.
Puis Jésus leur dit : — Vous ne comprenez pas cette parabole ? Comment alors comprendrez-vous les autres ? (Marc 4.13).
Le récit ne cache pas les faiblesses des disciples, qui vont se révéler au fil de l'Évangile incompétents à comprendre les paraboles par eux-mêmes, incapables de discerner l'identité du Fils de Dieu, de réaliser sa puissance et de saisir ce que le Christ veut dire concernant sa véritable mission. À constater combien ils étaient bouchés, je me sens dans la moyenne quand je ne comprends pas un passage biblique.
Verset 14
Le texte de Marc continue avec Jésus qui va donner la clé de l'énigme en expliquant la signification spirituelle de la parabole du semeur.
Le semeur, c'est celui qui sème la Parole (Marc 4.14).
Il n'est pas identifié, mais il s'agit de Dieu, de Jésus et de tous ceux qui proclament le message de la bonne nouvelle comme le faisaient les prophètes de l'Ancien Testament. J'ai dit que la première couche, ou la première poupée c'est le semeur. Le gaspillage de cette bonne graine révèle l'incroyable amour de Dieu qui veut que tous les terrains reçoivent la parole de vie, peu importe que sa semence soit gaspillée.
Le Seigneur ne cherche nullement le rendement, mais veut donner sa chance à quiconque d'entendre le message divin dans l'espoir que celui-ci va peut-être les conduire à la foi en Jésus-Christ et donc à recevoir la vie éternelle. C'est cette même folie de Dieu, qui a mené le Christ à la croix sur laquelle, les bras écartés, Il embrasse et englobe le monde entier dans un geste d'amour véritable.
Versets 15-20
Je continue l'explication que donne Jésus.
Certains hommes se trouvent « au bord du chemin » où la Parole a été semée : à peine l'ont-ils entendue que Satan vient arracher la Parole qui a été semée en eux. Puis, il y a ceux qui reçoivent la semence « sur le sol rocailleux » : quand ils entendent la Parole, ils l'acceptent aussitôt avec joie, mais ils ne la laissent pas prendre racine en eux, car ils sont inconstants. Que surviennent des difficultés, ou la persécution à cause de la Parole, et les voilà qui abandonnent tout. D'autres reçoivent la semence « parmi les ronces » : ce sont ceux qui écoutent la Parole, mais en qui elle ne porte pas de fruit parce qu'elle est étouffée par les soucis de ce monde, l'attrait trompeur des richesses et toutes sortes d'autres passions qui pénètrent en eux. Enfin, il y a ceux qui reçoivent la semence « dans la bonne terre » : ce sont ceux qui écoutent la Parole, qui la reçoivent et qui portent du fruit : un grain en donne trente, un autre soixante, un autre cent (Marc 4.15-20).