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Diffusé le 18 juillet 2007 - ::
Je suis au premier chapitre de l'Évangile selon Marc qui a décrit une journée du Christ fort chargée. Le lendemain, de très bonne heure, Il s'est levé pour aller prier. Ses disciples l'ont cherché et ensemble ils quittent Capernaüm, leur port d'attache, pour parcourir la province. Je continue.
Et il partit à travers toute la Galilée : il prêchait dans les synagogues des Juifs et chassait les démons (Marc 1.39).
Cette phrase résume sa tournée dans la Galilée dont l'activité principale était de prêcher. Cette province était divisée en deux : une, la montagneuse, était habitée par les Égyptiens, les Arabes et les Phéniciens. C'est aussi là que se trouvaient les tribus d'Israël, qui ont pour noms Aser et Nephtali. L'autre partie de la province s'appelait le « Grand Champ », et comprenait les tribus de Zabulon et d'Issacar, région où se trouvaient au moins 200 villes.
Je continue le texte.
Un lépreux s'approcha de lui. Il le supplia, tomba à genoux devant lui et lui dit : — Si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus, pris de pitié pour lui, tendit la main, le toucha et lui dit : — Oui, je le veux, sois pur (Marc 1.40-41).
Cette maladie terrible défigurait progressivement ceux qui en étaient atteints. De plus, les malades étaient de vrais parias, totalement exclus de toutes les activités tant religieuses que sociales de leur milieu. Cet homme n'était jamais touché par quiconque et ne pouvait entrer en contact avec qui que ce soit. Si sa famille ne l'avait pas abandonné, au mieux elle lui apportait sa nourriture dans un bol et se tenait à distance. La seule relation possible entre eux était par signes. Il connaissait une existence pitoyable, un véritable supplice à tous les niveaux. En fait, il n'aurait pas dû fendre la foule et s'approcher de Jésus. La lèpre servait d'illustration du péché.
L'Ancien Testament ne rapporte que deux guérisons de cette maladie opérées par Dieu. Et pourtant, ce malade est convaincu que Jésus a le pouvoir de le guérir. Sans présomption et sans douter, il supplia Jésus à genoux : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. Alors, le Seigneur toucha l'intouchable et guérit l'incurable. Ce contact humain montre que Jésus ne se sentait pas concerné par les règles des rabbins l'interdisant. C'est par sa parole autoritaire : Je le veux sois pur, que Jésus fit disparaître la lèpre. Le temps du verbe précise que cette guérison l'était « une fois pour toutes ».
Je continue le texte.
À l'instant même, la lèpre le quitta et il fut pur. Jésus le renvoya aussitôt, après lui avoir fait de sévères recommandations : — Attention, ne dis rien à personne de ce qui t'est arrivé, mais va te faire examiner par le prêtre et apporte l'offrande prescrite par Moïse pour ta purification. Cela leur prouvera qui je suis (Marc 1.42-44).
La guérison fut donc instantanée, complète et visible par tous. Mais Jésus ne veut pas être assimilé à un faiseur de miracles. Il voulait aussi éviter les malentendus qui auraient pu précipiter une réaction populaire prématurée et fausse à son égard. Il ne voulait pas que son identité soit dévoilée tant qu'il n'avait pas montré clairement le caractère de sa mission. Ce n'est que progressivement que le voile sera levé et que Jésus révélera ouvertement qui Il est.
Par contre, Il avait l'habitude de se soumettre aux prescriptions de la loi. En conséquence, Il désire d'une part, que l'homme soit reconnu officiellement pur par les autorités religieuses, et d'autre part, qu'elles constatent de leurs yeux qu'Il avait accompli un signe messianique indéniable et donc que Dieu était à l'œuvre d'une façon nouvelle. Si les prêtres déclaraient le lépreux guéri, mais rejetaient le Christ, leur incrédulité serait une preuve incriminante de leur mauvaise foi. Dans le texte parallèle de Matthieu, Jésus précise :
Cela leur prouvera qui je suis ! (Matthieu 8.4).
Je continue avec le dernier verset du chapitre premier.
Mais lui, à peine sorti, se mit à proclamer à tout le monde ce qui lui était arrivé et il répandit la nouvelle partout. À cause de cela, Jésus ne pouvait plus aller ouvertement dans une localité ; il se tenait en dehors, dans des lieux déserts. Cependant, on venait à lui de toutes parts (Marc 1.45).
Au lieu d'obéir à l'ordre de Jésus de garder le silence, l'homme proclame haut et fort l'histoire de sa guérison. On ne sait pas s'il est allé ou pas voir le prêtre afin de faire constater sa guérison. Toujours est-il que le ministère de prédication de Jésus dans les synagogues de Galilée est compromis. Il ne pouvait aller quelque part sans rencontrer des foules recherchant des faveurs spéciales. Précédemment, on a vu que même lorsqu'Il se retirait dans un endroit désert pour prier, on le poursuivait. Ce n'est pas une vie ! Et puis tous ces gens cherchant à se faire guérir sont pathétiques.
Si j'avais été parmi eux et malade, eh bien, j'aurais été comme eux, apitoyant et voulant être guéri tout autant qu'eux. La supériorité de Jésus sur la loi est monumentale, que dis-je, incommensurable ! La loi pouvait tout au plus constater la lèpre ou son absence, mais c'est tout. Jésus, Lui, avait le pouvoir non seulement de faire des prodiges, mais aussi d'effectuer un renouveau intérieur dans le cœur du repentant, comme l'histoire du paralytique va le montrer.
Nous voici arrivés au chapitre 2 de l'Évangile selon Marc qui commence par la préposition « et ». Décidément, le lecteur n'a guère le temps de souffler. Donc, nous continuons avec la suite du récit, mais les cinq épisodes de cette section ont été rassemblés par l'auteur à cause de leur thème commun du conflit avec les autorités religieuses. Ces incidents n'ont pas eu lieu dans l'ordre chronologique qui nous est présenté. Je commence à lire.
Quelques jours plus tard, Jésus se rendit de nouveau à Capernaüm. On apprit qu'il était à la maison. Une foule s'y rassembla si nombreuse qu'il ne restait plus de place, pas même devant la porte ; et Jésus leur annonçait le message de Dieu (Marc 2.1-2).
Jésus est de retour dans son chez lui temporaire et voilà que rapplique la foule avec sans aucun doute beaucoup de malades. Marc dresse un tableau de la situation d'ensemble, le cadre dans lequel va avoir lieu le premier conflit. Jésus pressé de toutes parts annonce le message de Dieu et celui-ci est tout à fait différent de la tradition nian nian qui était au menu des religieux juifs.
Je lis la suite.
On lui amena un paralysé porté par quatre hommes. Mais ils ne purent pas le transporter jusqu'à Jésus, à cause de la foule. Alors ils montèrent sur le toit en terrasse, défirent la toiture de la maison au-dessus de l'endroit où se trouvait Jésus et, par cette ouverture, firent glisser le brancard sur lequel le paralysé était couché (Marc 2.3-4).
Voilà cinq hommes, un malade et ses amis ou parents. Ne pouvant aborder le Christ à cause de la foule, ils se montrent créatifs et ont une idée pour le moins originale. Comme la plupart des habitations de Palestine, cette maison avait un escalier extérieur menant à un toit plat fait de poutres recouvertes de lattes, de paille et d'argile. Ils ont fait un trou et y ont descendu le paralytique. Je suppose que Jésus les voyait faire d'un coin de l'œil, tout en continuant de prêcher.
Je continue.
Lorsqu'il vit quelle foi ces hommes avaient en lui, Jésus dit au paralysé : — Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés (Marc 2.5).
Jésus vit les efforts déterminés de ces quatre hommes comme une preuve visible de leur foi en son pouvoir de guérir cet homme. La foi des porteurs soutient et accompagne celle du paralysé. Il ne leur reproche pas d'interrompre son enseignement, mais dit inopinément au paralytique : tes péchés sont pardonnés.
Dans l'Ancien Testament, la maladie et la mort étaient considérées comme les conséquences de la culpabilité d'une personne, et la guérison comme un signe du pardon de Dieu. Ce concept était partiellement vrai parce que la nation juive fonctionnait en théocratie. Dieu était au milieu d'eux dans le Tabernacle d'abord puis plus tard le temple. La bénédiction comme la malédiction étaient alors le fruit de leur obéissance ou de leur rébellion envers l'Éternel.
Ici, on ne sait pas pourquoi cet homme est paralysé. Ce qu'il y a de sûr c'est que Jésus se préoccupe d'abord du pardon de ses péchés, ce qui laisse sous-entendre qu'il y avait sans doute une composante spirituelle à la base de la maladie de cet homme. La guérison physique que Jésus effectuera ensuite deviendra une simple illustration de la guérison spirituelle du paralysé.
Je continue.
Or, il y avait, assis là, quelques spécialistes de la Loi qui raisonnaient ainsi en eux-mêmes : Comment cet homme ose-t-il parler ainsi ? Il blasphème ! Qui peut pardonner les péchés si ce n'est Dieu seul ? (Marc 2.6-7).
Les religieux qui étaient présents sont offensés par la déclaration du Christ. Ils considèrent les paroles de Jésus comme un prétentieux affront contre la puissance et l'autorité de Dieu, une grave offense condamnable de mort à coups de pierres (lapidation). Ils ont raison de penser que Dieu seul peut pardonner les péchés, mais ils ont grand tort d'accuser Jésus de blasphème. Ils refusent de voir en Lui le Messie.
Je continue.
Jésus sut aussitôt, en son esprit, les raisonnements qu'ils se faisaient en eux-mêmes ; il leur dit : — Pourquoi raisonnez-vous ainsi en vous-mêmes ? (Marc 2.8).
Les spécialistes de la loi avaient peur de confronter le Christ, car ils ne faisaient pas le poids au niveau des arguments. De plus, ils craignaient la foule, qui bien sûr vénérait le Christ à cause des guérisons. Donc, ces Messieurs religieux gardaient la bouche cousue, mais n'en pensaient pas moins. Jésus pouvait lire en eux comme dans un livre. Voici ce que dit un passage d'un autre Évangile concernant cette connaissance de l'homme que possédait le Christ sur terre :
Jésus n'avait pas besoin qu'on le renseigne sur les hommes, car il connaissait le fond de leur cœur (Jean 2.25).
Je continue le texte.
Qu'y a-t-il de plus facile : Dire au paralysé : « Tes péchés te sont pardonnés », ou bien : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » ? (Marc 2.9).
C'est sûr que le premier venu peut affirmer à n'importe qui n'importe quoi si cela ne peut être vérifié. Or comme nous ne sommes pas équipés pour appréhender ce qui se passe dans le domaine spirituel, celui-ci échappe totalement à nos sens. En conséquence, je peux, moi aussi, aller dans une prison et dire aux pensionnaires : Tes fautes te sont pardonnées. Mais cela n'aurait aucune signification.
Par contre, aller dans un hôpital et dire à chaque malade : Lève-toi, tu es guéri, et qu'il le soit, ça, c'est une tout autre paire de manches. Tout le monde sait qu'il est impossible à un homme normal de guérir quiconque instantanément. Seuls Dieu et, dans certains cas, les démons peuvent faire cela.
Donc, Jésus se pose devant les scribes, qu'on appelle les spécialistes de la loi, en quelqu'un capable de faire un prodige dans le domaine physique et par extension attester son autorité dans le spirituel, qui lui est invisible et où les interventions sont non vérifiables.
Je continue.
Vous devriez maintenant savoir que le Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés. Alors il déclara au paralysé : — Je te l'ordonne : lève-toi, prends ton brancard, et rentre chez toi (Marc 2.10-11).
Je rappelle que le Nouveau Testament a été écrit en grec. À la lumière de la langue originelle donc, ce passage est des plus intéressants à cause de sa grammaire et de l'utilisation du terme Fils de l'homme , titre qui n'apparaît qu'à la fin du ministère du Christ. Soyez sans crainte, je vous épargnerais tous les détails. Comme je l'ai déjà dit, Marc a mis bout à bout des incidents du ministère du Christ. Ses paroles, Vous devriez maintenant savoir que le Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés, sont en fait un commentaire éditorial de Marc placé en quelque sorte entre parenthèses et adressé aux lecteurs, donc à moi et à vous qui m'écoutez.
Ce que veut souligner l'auteur, c'est que ce Jésus, qui faisait des miracles et stupéfiait les foules, a le pouvoir d'accorder le pardon des fautes, une prérogative exclusivement réservée à l'Éternel Dieu. Jésus ordonne donc au paralytique de se lever, ce qui est une épreuve de sa foi, de prendre son lit et de s'en aller chez lui, ce qui est une demande d'obéissance.
Je continue.
Aussitôt, cet homme se leva, prit son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous en furent stupéfaits et rendirent gloire à Dieu en disant : — Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! (Marc 2.12).
L'homme fut à l'instant rendu capable d'exécuter ces ordres en présence de la foule, y compris des critiques de Jésus. Ceux-ci furent forcés de reconnaître que le paralytique avait aussi reçu le pardon de Dieu. Tous étaient, le texte dit littéralement hors d'eux-mêmes, tellement ils étaient abasourdis et époustouflés.
Avec ce miracle extraordinaire et sa composante spirituelle, le ministère du Christ est bien enclenché. Il a commencé par l'annonce du règne de Dieu, déclarant celui-ci proche. Le récit en décrit les premiers effets : un changement profond se produit dans la vie de certains ; ils répondent à l'appel de Jésus et le suivent. L'annonce. qu'Il leur fait : Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes, révèle d'avance le rôle missionnaire qu'ils auront par la suite.
Jésus accompagne le message du règne de Dieu en chassant les démons et en guérissant les malades dans toute la province de la Galilée. Les exorcismes se situent dans la suite du combat dans lequel Jésus est engagé. Il se bat avant tout contre le diable, le véritable ennemi qu'Il est venu vaincre. Finalement, il pardonne et guérit un paralysé. Cet épisode suscite la première controverse d'une série de cinq qui s'achèvera au chapitre suivant.
Je continue maintenant le texte de Marc.
Une nouvelle fois, Jésus s'en alla du côté du lac. Les foules venaient à sa rencontre et il les enseignait (Marc 2.13).
Jésus se retire des centres populeux et se rend au bord de la mer de Galilée où ceux qui veulent l'entendre doivent faire l'effort de se rendre. Marc fait à nouveau un résumé de l'activité essentielle du Christ, qui consistait à enseigner, sous-entendue la bonne nouvelle du royaume qu'Il venait instaurer en tant que Messie.
Je continue.
En passant, il aperçut Lévi, le fils d'Alphée, installé à son poste de péage, et il lui dit : — Suis-moi ! Lévi se leva et le suivit (Marc 2.14).
Capernaüm était un poste de douane sur la route des caravanes allant de Damas en Syrie à la mer Méditerranée. Il y en avait sur toutes les grandes voies de communication. Aujourd'hui, on a modernisé tout ça et on a les péages d'autoroute, où vous vous faites rançonner. Les portiques et les uniformes ont changé, mais le principe est le même. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Donc, à ce poste se tient un douanier qui s'appelle Matthieu, celui qui écrira plus tard l'Évangile. Il était collecteur d'impôts au service du gouverneur de la Galilée. Ces officiers du Trésor trempaient dans des pratiques frauduleuses et se remplissaient bien les poches, un peu comme les politiques aujourd'hui, mais quand même en moins grand. À cause de leurs magouilles sur le dos des Juifs, les péagers étaient haïs de la population. Jésus l'invite à faire partie de ses disciples. Surprise ! Matthieu lâche tout et obéit. Il abandonne un filon d'or à ses sous-fifres pour une vie errante. Le message et l'autorité du Christ devaient être prodigieux.
Il nous est dit que ce Matthieu appartenait à la tribu de Lévi. Or, c'est celle-ci qui avait la charge du service au temple. Mais au lieu de cela, Matthieu s'était lancé dans les affaires. L'apparition de ce Lévite est par ailleurs un fait intéressant à la lumière de l'épopée du peuple d'Israël. En effet, la tribu de Lévi, ainsi que neuf autres, fut déportée en Assyrie vers l'an 732 av. J-C et tomba dans les oubliettes de l'histoire. Or, ici apparaît un de ces Israélites perdus. C'est la preuve qu'un certain nombre d'Hébreux ont échappé à la déportation en cherchant refuge dans le territoire de la tribu de Juda qui était dans le sud de la Palestine, lors de l'invasion du nord par le royaume assyrien. Éventuellement, le royaume de Juda subit lui aussi le même sort, mais plus tard, au 6e siècle av. J-C. Mais ces déportés furent ensuite autorisés à retourner en Palestine. Voilà pour un peu d'histoire.
Je continue le texte de Marc.
Comme Jésus était reçu pour un repas dans la maison de Lévi, beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs notoires prirent place à table avec ses disciples et avec lui. Car ils étaient nombreux à le suivre. En voyant qu'il mangeait avec ces pécheurs notoires et ces collecteurs d'impôts, les spécialistes de la Loi qui appartenaient au parti des pharisiens interpellèrent ses disciples (Marc 2.15-16).
C'est ici la première fois de 43 mentions du terme « disciples » comme groupe distinct dans l'Évangile de Marc. Les collègues à Matthieu étaient aussi présents parce qu’étant tous haïs par les Juifs, ils se fréquentaient entre eux. Les pécheurs notoires étaient un ramassis de personnes peu recommandables et de gens du peuple ignorants de la loi et qui n'observaient pas les normes rigides des pharisiens, l'élite religieuse du pays, qui était le groupe qui avait le plus d'influence sur le peuple qui leur vouait une très grande admiration.
Les pharisiens étaient profondément consacrés à la loi de Moïse. Ils étaient plutôt du genre spartiate, et réglaient strictement leur vie d'après les interprétations soi-disant obligatoires transmises par la tradition orale. De plus, ils étaient hyperméticuleux dans le maintien de la pureté cérémonielle. Ils critiquèrent Jésus de ne pas être séparatiste, de ne pas observer leurs pieuses distinctions entre « les justes », c'est-à-dire eux-mêmes bien sûr, et « les gens de mauvaise vie », les autres en somme.
Justement, Jésus s'associe sans aucun scrupule à ces personnes ordinaires et même un peu moins d'une façon, qui aurait été impensable pour beaucoup de Juifs pieux de son temps. Le fait que Lui et ses disciples partagent un repas avec des parias est une expression de confiance et de communion, avec eux. C'est aussi une offense envers les « saintes nitouches », je veux dire les pharisiens et les scribes, les interprètes de la loi, qui croient tout savoir et représenter le dessus du panier.
Dans ce petit passage apparaît à trois reprises le tandem pécheurs notoires et collecteurs d'impôts . Apparemment, il n'y avait personne de BCBG sur la liste des invités, personne de bonne famille, noble et raffiné, pas de beau linge, rien que des torchons, de la racaille et du chiendent.
Je continue le texte.
Jésus, qui les avait entendus dire : — Comment votre maître peut-il manger avec ces collecteurs d'impôts et ces pécheurs ?, leur dit : — Les bien-portants n'ont pas besoin de médecin ; ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs (Marc 2.17).
Jésus répondit à leurs critiques par un proverbe bien connu et un énoncé de sa mission qui justifiaient sa conduite. Quand il dit : Je ne suis pas venu appeler des justes , Jésus est ironique pour désigner ceux qui se considéraient comme tels, c'est-à-dire les religieux de tout poil, mais les pharisiens en particulier. Ils ne voyaient pas leur besoin de se repentir et de croire. Mais nous savons et Jésus savait que tous, y compris les soi-disant justes, étaient coupables devant Dieu. Il était venu dans le monde pour appeler à Lui ceux qui reconnaissaient humblement avoir besoin de pardon. C'est pour cela qu'Il mangeait avec les pécheurs.