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Émission 142 - Evangile de Marc 1:7 - 1:36

By Chemins de VIE
Créé 17/07/2007 - 05:00

Chapitre 1

Versets 7-8

Je suis dans le chapitre premier de l'Évangile selon Marc, qui commence abruptement par le baptême de repentance pratiqué par Jean-Baptiste, le précurseur du Christ. Je continue le texte.

Et voici le message qu'il proclamait : — Après moi va venir quelqu'un qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me baisser devant lui pour dénouer la lanière de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau, mais lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit (Marc 1.7-8).

L'identité de Celui qui va venir demeure encore cachée. En fait, même Jean-Baptiste ignorait de qui il était le précurseur selon un passage de l'Évangile selon saint Jean que je cite :

Le lendemain, Jean aperçut Jésus qui se dirigeait vers lui ; alors il s'écria : — Voici l'Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. C'est de lui que je vous ai parlé lorsque je disais : « Un homme vient après moi, il m'a précédé, car il existait avant moi. » Moi non plus, je ne savais pas que c'était lui, mais si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour le faire connaître au peuple d'Israël (Jean 1.29-31).

Verset 9

Je continue le texte.

Or, en ce temps-là, Jésus vint de Nazareth, un village de Galilée. Il fut baptisé par Jean dans le Jourdain (Marc 1.9).

Jésus se présenta alors que Jean-Baptiste prêchait depuis environ six mois. Dans l'Évangile de Matthieu, il est dit que Jean-Baptiste avait d'abord refusé de baptiser le Christ, ce qui est bien compréhensible puisqu'il s'agit d'un rite destiné à ceux qui se reconnaissent coupables envers Dieu. Mais finalement, Jésus l'avait convaincu sur la base qu'il était juste de faire ainsi. Contrairement à tous les autres qui se font baptiser par Jean, Jésus ne confessa pas de péchés. Il voulait par cette immersion dans les eaux du Jourdain se proclamer comme faisant partie de la nation d'Israël, dont il partageait l'héritage, et par extension s'identifier à l'ensemble de la race humaine.

Par cet acte officiel, Jésus acceptait et commençait sa mission messianique. Nazareth était un obscur village jamais mentionné dans l'Ancien Testament ou dans un autre écrit juif. La Galilée, qui couvrait une superficie d'environ 100 km par 50 km, était la région la plus peuplée et la plus au nord des trois divisions de la Palestine, les deux autres étant la Judée et la Samarie.

Versets 10-11

Je continue.

Au moment où il sortait de l'eau, il vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Une voix retentit alors du ciel : — Tu es mon Fils bien-aimé, tu fais toute ma joie (Marc 1.10-11).

Lors de ce baptême, la troisième personne de la Trinité, le Saint-Esprit, descendit sur la deuxième personne divine, le Fils de Dieu, pour le remplir de sa puissance, tandis que la première personne de la Trinité, Dieu le Père, lui adressa la parole pour lui dire qu'il prenait toujours plaisir en son Fils. Le plaisir de Dieu n'a jamais eu de commencement et n'aura jamais de fin. Les trois personnes divines sont étroitement impliquées dans ce baptême. Marc décrit ce qui se passe de manière fort succincte comme s'il faisait un résumé. Les événements s'enchaînent rapidement.

Versets 12-13

Je continue.

Aussitôt après, l'Esprit poussa Jésus dans le désert. Il y resta quarante jours et y fut tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient (Marc 1.12-13).

Voici le premier « Aussitôt » des 42 que contient cet Évangile, 11 se trouvant dans le premier chapitre. L'expression «  l'Esprit poussa Jésus » n'implique pas de violence, mais est quand même un terme fort. Il donne une indication de la façon dont le royaume de Dieu avance sur le territoire de l'ennemi. Le verbe semble indiquer l'énergie communiquée à Jésus-Christ pour qu'il soit intérieurement contraint à se retirer de la société et à prendre l'offensive contre le diable et ne pas chercher à l'éviter. Le désert était traditionnellement considéré comme le repaire des puissances mauvaises.

Les Évangiles de Matthieu et de Luc donnent davantage de détails, mais Marc est le seul à préciser que Jésus était avec des bêtes sauvages. Suite à cette tentation dans le désert, le ministère public du Christ va pouvoir véritablement commencer. L'introduction, que nous a donnée Marc, se distingue des autres évangélistes par sa brièveté. Il ne mentionne aucun des événements qui avaient marqué la naissance de Jean-Baptiste et de Jésus-Christ et commence directement par le baptême de repentance que pratique Jean. Le temps semble comprimé, les prophéties s'accomplissent à grande vitesse.

Ésaïe avait annoncé un messager qui préparerait le chemin. Jean-Baptiste fait son apparition. Il annonce la venue de quelqu'un de bien plus puissant que lui. Jésus apparaît. Son baptême et la tentation sont mentionnés comme une anecdote en passant et on entre sans plus tarder dans le vif du sujet qui est le ministère proprement dit du Christ.

Versets 14-15

Je continue le texte.

Lorsque Jean eut été arrêté, Jésus se rendit en Galilée. Il y prêcha la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu. Il disait : — Le temps est accompli. Le règne de Dieu est proche. Changez et croyez à la Bonne Nouvelle (Marc 1.14-15).

Jean-Baptiste est mis en prison et sera éventuellement exécuté par le roi Hérode, un véritable tyran. L'expression «  Le temps est accompli » signifie qu'avec la venue de Jésus, Israël arrive à un moment décisif de son histoire. Son espérance est sur le point de se réaliser : le Seigneur va intervenir en sa faveur, il va établir son règne. De nombreux textes de l'Ancien Testament présentent Dieu comme le Roi. Le royaume de Dieu est un concept dynamique qui fait allusion à l'activité souveraine du Créateur et à son règne sur la création. Ce concept était familier aux Juifs de l'époque du Christ.

À la lumière des prophéties de l'Ancien Testament, ils s'attendaient à ce qu'un futur royaume messianique soit établi sur terre. En conséquence, les auditeurs de Jésus comprennent tout naturellement de quoi il parle. Quand Il dit : Changez et croyez à la Bonne Nouvelle, la repentance et la foi sont liées ensemble comme s'il ne s'agissait que d'une seule démarche. Changer, c'est me détourner de mon actuel objet de confiance quoi que ce soit et croire, c'est m'en remettre de tout cœur à un objet de foi.

Croire à la bonne nouvelle signifie donc faire confiance à Jésus lui-même en tant que Messie, Fils de Dieu. Il est le contenu de la bonne nouvelle. Ce n'est que de cette façon que je peux recevoir le royaume de Dieu ou y entrer. Israël rejeta officiellement ces exigences et Jésus enseigna que son royaume terrestre serait différé et établi plus tard. Quand Dieu aura réalisé son dessein actuel de sauver des Juifs et des païens, et de bâtir son Église, Jésus reviendra et installera son royaume sur cette terre. La nation d'Israël sera alors restaurée et jouira de toutes les promesses qui lui ont été faites depuis Abraham.

Versets 16-20

Je continue le texte.

Un jour, comme il longeait le lac de Galilée, il vit Simon et André, son frère. Ils lançaient un filet dans le lac, car c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : — Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs de personnes. Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets et le suivirent. Poursuivant son chemin, il vit, un peu plus loin, Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère. Eux aussi étaient dans leur barque et réparaient les filets. Aussitôt, il les appela. Ils laissèrent Zébédée, leur père, dans la barque, avec ses ouvriers, et suivirent Jésus (Marc 1.16-20).

D'après l'Évangile de Jean, lorsque Jean-Baptiste prêchait, il avait introduit le Christ comme l'agneau de Dieu, qui ôte les péchés, à ceux qui venaient se faire baptiser. À cette époque, Simon, André, Jacques et Jean avaient déjà fait connaissance avec Jésus, mais ne l'avaient pas suivi. Cette fois-ci, l'appel par Jésus de ces deux paires de frères à devenir ses disciples vient immédiatement après le résumé de son message : Le règne de Dieu est proche. Changez et croyez à la Bonne Nouvelle. Marc abrège les événements précédents pour souligner l'autorité de Jésus sur les gens et l'obéissance de ceux qui le suivirent.

L'appel de Jésus suscite deux questions dans l'esprit des lecteurs : Qui est cet homme qui appelle et que signifie le suivre ? Marc répond à ces questions dans son Évangile. Tout d'abord, dans ce passage, il montre clairement que se repentir et croire à la bonne nouvelle, c'est rompre avec son ancienne façon de vivre pour suivre le Christ et s'engager personnellement envers lui comme réponse à son appel.

La scène se passe au bord de la mer de Galilée, un lac d'eau douce d'environ 11 km de large par 21 km de long et à un peu plus de 200 m en dessous du niveau de la mer. Cette étendue d'eau était le lieu d'une florissante industrie de la pêche. Jésus rencontre donc ces frères qu'il connaissait déjà et prend l'initiative de les inviter à le suivre pour devenir ses disciples.

À cette époque, il y avait ici et là des rabbins, c'est-à-dire des maîtres spirituels itinérants, un peu comme les gourous aujourd'hui sauf qu'ils enseignaient le judaïsme. Ils ne cherchaient pas des recrues, mais laissaient se faire les choses, attendant que certains décident de se mettre à leur écoute.

Versets 21-22

Je continue le texte.

Ils se rendirent à Capernaüm. Le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Ses auditeurs furent impressionnés par son enseignement, car il parlait avec une autorité que n'avaient pas les spécialistes de la Loi (Marc 1.21-22).

Jésus se rend à Capernaüm, qui est la ville natale de ses premiers disciples. Elle deviendra son quartier général durant son ministère en Galilée. Comme Il le faisait souvent, Jésus va au culte du sabbat. Il fut invité à parler par le chef de la synagogue, sinon il n'aurait pas pu prendre la parole. Marc mentionne souvent le ministère d'enseignement du Christ, mais rapporte très peu de choses concernant son contenu.

Les auditeurs, nous dit le texte, étaient impressionnés. En fait, le mot veut dire ébahis, hors de sens, confondus. Ils étaient littéralement renversés tellement l'autorité de Jésus les frappait. Les spécialistes de la Loi, aussi appelés scribes, avaient une connaissance de la tradition juive, et ne faisaient que citer les paroles de leurs prédécesseurs.

Versets 23-24

Je continue le texte.

Or, il se trouvait juste à ce moment-là, dans leur synagogue, un homme qui était sous l'emprise d'un esprit mauvais. Il se mit à crier : — Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu ! (Marc 1.23-24).

À cette époque, les démons étaient beaucoup plus voyants qu'ils ne le sont de nos jours, tout au moins sous nos tropiques. Les Juifs, comme les païens d'ailleurs, étaient particulièrement religieux et croyaient dur comme fer non seulement à l'existence de Dieu, mais aussi en celle du diable. Satan s'adapte à la culture. Aujourd'hui en Occident, on ne croit pas aux réalités spirituelles, donc le diable travaille davantage dans les coulisses. Il ne veut pas trop attirer l'attention sur lui avec le spectaculaire, de peur que les gens ne déduisent de son action la présence bien réelle de l'Éternel et se mettent à rechercher Dieu.

Par contre, l'industrie cinématographique a adopté le mysticisme tout autant que le sexe, ce qui n'est autre qu'une forme d'occultisme. La magie est plus que jamais à la mode avec les fées, les sorciers et tout le surnaturel dans beaucoup de films à grand spectacle, surtout ceux destinés au jeune public. Pour en revenir au texte, l'esprit impur dans cet homme possédé reconnaît tout de suite que Jésus est le Fils de Dieu et il en est terrorisé, car pour les démons, le Christ est la menace ultime pour leur puissance et leur activité.

Versets 25-26

Je continue.

Mais d'un ton sévère, Jésus lui ordonna : — Tais-toi et sors de cet homme ! Alors l'esprit mauvais secoua l'homme de convulsions et sortit de lui en poussant un grand cri (Marc 1.25-26).

Par quelques paroles directes, mais sans la moindre incantation, Jésus menaça l'esprit impur, lui ordonnant de sortir de l'homme possédé. Les mots «  Tais-toi » sont très énergiques et veulent dire : Muselle-toi ! Jésus n'accepte pas le témoignage pourtant vrai du démon, il ne veut rien avoir à faire avec les esprits mauvais, car une partie de sa tâche sur terre consiste à affronter et vaincre Satan et ses armées.

Versets 27-28

Je continue.

Tous furent saisis de stupeur ; ils se demandaient entre eux : — Que se passe-t-il ? Voilà un enseignement nouveau, et donné avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent ! Aussitôt, sa réputation se répandit dans toute la Galilée (Marc 1.27-28).

La surprise provient de ce que le Christ expulse le démon par sa seule parole. Son enseignement était qualitativement nouveau et empreint d'une autorité qui s'étendait même aux forces démoniaques, qui étaient obligées de lui obéir.

Versets 29-31

Je continue.

Sortant de la synagogue, Jésus se rendit immédiatement avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André. La belle-mère de Simon était couchée, avec une forte fièvre. Dès l'arrivée de Jésus, ils lui parlèrent d'elle. Il s'approcha, lui prit la main, la fit lever. La fièvre la quitta, et elle se mit à les servir (Marc 1.29-31).

Les événements continuent à s'enchaîner à un rythme soutenu, ce qui est souligné par l'adverbe « immédiatement ». On passe de l'expulsion d'un démon à une guérison sans transition, et sans tambour ni trompette. Ce sont les œuvres habituelles et quotidiennes du Seigneur. Les frères André et Simon, qui deviendra plus tard l'apôtre Pierre, ont mis leur maison à la disposition du Christ, qui en a fait son quartier général durant son ministère en Galilée.

Aussitôt qu'Il fut de retour chez eux, on Lui demande de s'occuper de la belle-mère de Pierre souffrant d'une forte fièvre. Le mot « fièvre » recouvre toute une gamme de maladies de la plus bénigne à la plus grave. En fait, il semble qu'elle ait été bien malade, car on était inquiet à son sujet. Quoi qu'il en soit, Jésus la guérit sans prononcer un mot.

En cela, Il enseigne à ceux qui le suivent qu'il a une autorité sur toute circonstance de la vie, soit au moyen de sa parole comme dans le cas de l'exorcisme précédent, soit sans dire un mot par sa simple volonté. Ce qui est aussi étonnant c'est que le texte ajoute que la belle-mère de Pierre prépara le repas et fit le service comme si rien ne s'était passé. Elle n'éprouvait aucune séquelle, pas la moindre fatigue de ce qui, quelques minutes auparavant, la tenait couchée au lit.

On peut lire le texte de manière distraite, mais si on s'attarde sur les tournures de phrases, le temps des verbes et le vocabulaire employé, on se rend compte que Marc décrit le pouvoir du Seigneur comme étant phénoménal. Pierre qui raconte les oeuvres de Jésus et Marc qui les écrit, communiquent que le Christ était un homme extraordinaire et bien Celui qui devait venir, le Fils de Dieu et le Messie.

Versets 32-33

Je continue le récit.

Le soir, après le coucher du soleil, on continuait à lui amener tous les malades et tous ceux qui étaient sous l'emprise de démons. La ville entière se pressait devant la porte de la maison (Marc 1.32-33).

Ce résumé illustre l'excitation causée à Capernaüm par les miracles accomplis en ce jour de sabbat. La double référence au temps, Le soir, après le coucher du soleil , montre clairement que les habitants de la ville ont attendu que le jour de repos soit terminé avant d'amener les malades à Jésus de peur d'enfreindre la loi. Je rappelle pour mémoire le Commandement du sabbat tel que l'Éternel l'a donné aux Israélites dans le désert :

Tu travailleras six jours pour faire tout ce que tu as à faire. Mais le septième jour est le jour du repos consacré à l'Éternel, ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui réside chez toi (Exode 20.9-10).

En réalité, et comme Jésus le précisera plus tard, le jour du repos n'empêchait évidemment pas de faire du bien à son prochain. En fait, ces pauvres gens étaient, sous peine d'excommunication, contraints d'obéir aux religieux, qui avaient établi des règles n'ayant rien à voir avec ce que Dieu avait ordonné. Le texte fait à nouveau une nette distinction entre les gens qui étaient affligés par une maladie physique et ceux qui l'étaient par un démon. En disant : La ville entière se pressait devant la porte, Marc utilise une hyperbole pour exprimer que la popularité de Jésus était énorme.

Verset 34

Je continue.

Il guérit tous ceux qui avaient été amenés et qui étaient atteints de diverses maladies. Il chassa aussi beaucoup de démons et leur défendit de parler, car ils savaient qui il était (Marc 1.34).

Par ces guérisons, Jésus n'avait évidemment pas pour but d'impressionner les gens, mais d'établir la véracité de sa personne et de son message. Comme les autres évangélistes, Marc choisit de nous rapporter quelques prodiges et guérisons spécifiques, mais souligne que, dans la réalité, le Seigneur en a fait une quantité considérable. Encore cette fois-ci, Jésus refuse la parole aux esprits mauvais.

Alors que la réaction des hommes est la perplexité, la stupeur ou l'incompréhension et l'incrédulité, les démons sont conscients de l'identité de Jésus. Mais Il refuse leur témoignage comme je l'ai dit précédemment. Il souhaite que son identité soit découverte grâce à une juste compréhension de ses paroles et de ses actes, et par l'action du Saint-Esprit dans la vie des gens.

Verset 35

Je continue le texte.

Le lendemain, bien avant l'aube, en pleine nuit, il se leva et sortit. Il alla dans un lieu désert pour y prier (Marc 1.35).

Malgré une pleine journée à s'occuper des besoins des autres, Jésus se leva très tôt le lendemain, avant le lever du soleil pour prier. Tous les Évangiles mentionnent plusieurs fois l'habitude qu'Il avait de se retirer à l'écart pour communier avec son Père. Dans son Évangile, Marc présente Jésus en train de prier tout seul à 3 occasions et chaque fois cela lui redonne des forces ainsi qu'une nouvelle orientation à son ministère.

Versets 36-38

Je continue.

Simon et ses compagnons partirent à sa recherche. Quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent : — Tout le monde te cherche. — Allons ailleurs, leur répondit-il, dans les villages voisins ! Il faut que j'y apporte aussi mon message. Car c'est pour cela que je suis venu (Marc 1.36-38).

Les disciples littéralement le traquent et lui reprochent d'être parti en douce sans rien dire alors que les foules l'attendaient. Les futurs apôtres non plus ne comprenaient pas la mission de leur Maître qui n'était pas de faire des guérisons, mais d'annoncer la bonne nouvelle partout, dans toute la Palestine et pas seulement dans Capernaüm. De plus, Il ne veut pas passer pour un thaumaturge, un faiseur de miracles. Encore une fois, ses prodiges ont pour raison principale, mais pas unique, d'affirmer et de confirmer son message et sa personne.


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