Chapitre 6
Introduction
He 6:0
Introduction (suite)
Le mot impossible est comme un mur en béton armé immensément haut et qu’on ne peut en aucun cas franchir. Les enfants, mais aussi certains adultes, ont la fâcheuse tendance d’utiliser ce mot quand ils n’ont pas envie de faire ce qu’on leur demande. Mais quand Dieu dit que quelque chose est impossible, il faut ouvrir toutes grandes ses oreilles parce qu’il ne plaisante pas.
La notion d’impossibilité apparaît souvent dans les Textes sacrés. La version Segond et la Bible de Jérusalem utilisent le mot impossible seize fois, mais à trois reprises, c’est une menace et quand je la lis, je me fais tout petit. Dans l’Évangile, Jésus dit :
Il est impossible qu’il n’arrive pas des occasions de chute, mais malheur à celui par qui elles arrivent ! (Luc 17.1 ; LSG).
Et dans l’Épître aux Hébreux, il est écrit :
Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11.6a ; Autre).
Et encore :
Il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont expérimenté combien la Parole de Dieu est bienfaisante et fait l’expérience des puissances du monde à venir et qui, pourtant, se sont détournés de la foi, soient encore renouvelés et amenés à la repentance (à changer d’attitude), car par leurs actions, ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu, pour leur propre compte, et le déshonorent publiquement (Hébreux 6.4-6 ; Autre).
Cette dernière affirmation se trouve dans le chapitre six de l’Épître aux Hébreux et a été une source de grosses difficultés pour tous les commentateurs bibliques. En effet, la première question qui se pose est de savoir à qui l’auteur s’adresse, étaient-ce seulement des pseudo-chrétiens ou de vrais croyants et dans ce dernier cas, ont-ils perdu leur statut d’enfants de Dieu à tout jamais ?
Un certain nombre de théologiens de renom pensent qu’il s’agit de personnes qui croient en Jésus et que le sujet de tout ce passage n’a rien à voir avec le salut, mais concerne uniquement les récompenses que tous ceux qui ont été fidèles à Jésus recevront dans les cieux tandis que ceux qui se sont montrés infidèles ne recevront rien du tout.
Cela dit, si on lit ce passage avec soin et que l’on considère le vocabulaire employé, on est consterné par le langage particulièrement violent que l’auteur utilise. Alors l’interprétation qui consiste à dire qu’il parle de récompenses dans les cieux, semble plutôt tirée par les cheveux. L’auteur considère les Hébreux auxquels il s’adresse comme des traîtres au même titre que Judas. Non contents d’avoir abandonné la foi en Jésus-Christ, maintenant, ils se dressent de toute leur hauteur contre lui, le traitant comme un imposteur qui méritait d’être crucifié. C’est plus que très grave, c’est un scandale d’une magnitude infinie. Or, et comme je l’ai déjà noté, Jésus a dit :
Il est impossible qu’il n’arrive pas des occasions de chute, mais malheur à celui par qui elles arrivent ! (Luc 17.1 ; LSG).
Jésus a également dit :
Tous ceux qui se déclareront pour moi devant les hommes, je me déclarerai moi aussi pour eux devant mon Père céleste. Mais celui qui aura prétendu ne pas me connaître devant les hommes, je ne le reconnaîtrai pas non plus devant mon Père céleste (Matthieu 10.32-33).
Et l’apôtre Paul écrit :
Ces paroles sont certaines… si nous le renions, lui aussi nous reniera (2Timothée 2.11-12 ; rsm).
Il s’ensuit que ces Hébreux n’ont jamais été de véritables croyants, ou alors, s’ils l’ont été, ils ne le sont plus parce qu’ils ont perdu leur salut.
Comme un certain nombre de chrétiens croient en leur âme et conscience qu’il est possible d’être sauvé puis de ne plus l’être, il me faut aborder ce sujet.
Je voudrais commencer par rappeler un certain nombre de passages clés qui montrent que la vie éternelle est un don de la grâce de Dieu qu’il est absolument impossible d’obtenir en faisant quoi que ce soit en rites ou en efforts humains. Je lis deux textes :
Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. – (Dieu) nous a déclarés justes par sa grâce (afin) que nous devenions les héritiers de la vie éternelle qui constitue notre espérance (Éphésiens 2.8-9 ; Tite 3.7).
L’obtention du salut repose entièrement, complètement et absolument à 100 % sur Dieu. Puisqu’il n’est pas possible de l’acquérir à la force du poignet, c’est-à-dire par ses propres mérites, en adoptant certains comportements bons et justes, il serait quand même curieux qu’on puisse le perdre par des mauvaises actions. Et en effet, un grand nombre de passages des Écritures enseigne qu’il n’est pas concevable qu’un véritable croyant puisse déchoir de son statut d’enfant de Dieu et donc laisser échapper la vie éternelle que Dieu lui avait donnée. L’apôtre Paul écrit :
Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ (Romains 8.1).
Et plus loin, il développe cette grande vérité en disant :
Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 8.33-35, 37-39).
Jésus a lui aussi affirmé qu’une fois que quelqu’un est sauvé c’est pour toujours. Je lis le passage :
Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle (Jean 10.27-28a).
Il s’agit bien de la vie éternelle, mais si on peut la perdre, elle n’est plus éternelle mais temporelle. Puis Jésus affirme :
Jamais elles (mes brebis) ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut arracher qui que ce soit de la main de mon Père (Jean 10.28b-29).
Ici, il n’est pas question de ma capacité à rester blotti dans la main de Dieu mais de sa puissance à me garder. Si je pouvais perdre le salut, cela signifierait que malgré leur sagesse et leur puissance infinies, le Père et le Fils ne peuvent pas faire en sorte que je conserve le salut qu’ils m’ont donné. Quelqu’un qui est né de nouveau et qui déchoirait, devrait spirituellement dé-naître, un concept qui n’existe pas dans les Écritures et qui serait bien étrange. De plus, le vrai croyant est non seulement entre les mains du Fils et du Père, mais il a aussi été scellé du Saint-Esprit. Je lis deux passages :
Et en Christ, vous aussi, vous avez entendu le message de vérité, cet Évangile qui vous apportait le salut ; oui, c’est aussi en Christ que vous qui avez cru, vous avez obtenu de Dieu l’Esprit Saint qu’il avait promis et par lequel il vous a marqués de son sceau pour lui appartenir. – N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu car, par cet Esprit, Dieu vous a marqués de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale (Éphésiens 1.13 ; 4.30).
Si le croyant a été scellé du Saint-Esprit et qu’il perd son salut, cela veut dire qu’il est descellé un peu comme une pierre d’un mur quand le ciment se désagrège. Une fois encore, ce descellement signifierait que Dieu n’a pas pu conserver en bon état le temple spirituel que constituent les pierres vivantes qui forment son Église, selon la terminologie qu’utilise l’apôtre Pierre (1Pierre 2.5). Cette possibilité ne peut vraiment pas être envisagée.
La question de l’assurance du salut revient finalement à savoir si le Dieu en qui j’ai placé mon espérance est suffisamment puissant et digne de confiance pour me garder envers et contre tout, y compris moi-même. Je lis deux passages :
Et, j’en suis fermement persuadé : celui qui a commencé en vous son œuvre bonne la poursuivra jusqu’à son achèvement au jour de Jésus-Christ. – Par une offrande unique, en effet, il (Jésus-Christ) a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché (Philippiens 1.6 ; Hébreux 10.14).
On répliquera que le croyant reste libre et qu’il peut donc choisir de divorcer son Dieu. Certes, il peut essayer de faire une chose pareille et ce serait une très grosse faute, mais comme le dit si bien l’apôtre Paul, la racine d’un tel comportement machiavélique est le péché qui continue à habiter chaque croyant. En parlant de la Loi de Moïse et du penchant de tout homme à la violer, Paul écrit :
Nous savons que la Loi a été inspirée par l’Esprit de Dieu, mais moi, je suis comme un homme livré à lui-même, vendu comme esclave au péché. En effet, je ne comprends pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et c’est ce que je déteste que je fais. Et si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la Loi est bonne. En réalité, ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature. Vouloir le bien est à ma portée, mais non l’accomplir. Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets. Si donc je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais mais c’est le péché qui habite en moi. Lorsque je veux faire le bien, je découvre cette loi : c’est le mal qui est à ma portée. Dans mon être intérieur, je prends plaisir à la Loi de Dieu. Mais je vois bien qu’une autre loi est à l’œuvre dans tout mon être : elle combat la Loi qu’approuve ma raison et elle fait de moi le prisonnier de la loi du péché qui agit dans mes membres (Romains 7.14-23).
Paul ne veut pas dire que si je me détache de Jésus-Christ ou que j’adopte un comportement répréhensible, je ne suis pas responsable ; non ! Au contraire, je serai puni par Dieu et je perdrai mes récompenses. Ce que l’apôtre enseigne est que la présence du péché en moi explique, sans pour autant l’excuser, toutes les aberrations qu’on peut rencontrer chez tout véritable croyant.
Dans ce passage terrifiant du chapitre six de cette épître, l’auteur s’adresse spécifiquement à des Hébreux qui ont entendu l’Évangile sans avoir pourtant accepté Jésus-Christ comme Sauveur. Cela dit, ce texte nous concerne tous, car cet avertissement est une menace grave qui pèse sur tous ceux qui ont compris qui est Jésus-Christ et l’œuvre qu’il a accomplie sur la croix et qui ne l’ont pas accepté. Ils ont peut-être vu la transformation que la Bonne Nouvelle avait opéré dans la vie de proches, parents, amis, collègues ; certains ont même fait une sorte de profession de foi en Christ, mais elle était superficielle pour satisfaire quelque apparence, car en réalité ces Hébreux n’ont jamais vraiment fait confiance à Jésus.
Repousser sans cesse l’offre du salut conduit éventuellement à un point spirituel de non-retour et à la perte irrémédiable de l’occasion d’être sauvé. Rejeter le Seigneur entraîne un endurcissement et une incrédulité croissante qui font que la repentance devient impossible. Bien que la personne connaisse la Bonne Nouvelle, ne l’ayant pas acceptée, elle continue à suivre ses mauvais penchants et perdra tout intérêt pour Dieu et les réalités spirituelles. Si je néglige de mettre une vérité en pratique, elle perd son sens et devient une banalité.
Les Juifs qui ont entendu la proclamation de Jésus Christ, qui y ont cru, du moins intellectuellement, mais qui ne l’ont pas acceptée dans leur cœur, lui sont devenus indifférents. Ils sont spirituellement apathiques et à cause de pressions diverses, et probablement de persécutions, ils sont sur le point de prendre une décision catastrophique : retourner aux pratiques du judaïsme.
He 6:1
Verset 1
Je commence maintenant à lire le chapitre six de l’Épître aux Hébreux.
C’est pourquoi ne nous attardons pas aux notions élémentaires de l’enseignement relatif au Christ. Tournons-nous plutôt vers la perfection, la maturité spirituelle, sans nous remettre à poser les fondements, c’est-à-dire : le renoncement aux actes qui mènent à la mort et la foi en Dieu (Hébreux 6.1).
Les verbes ne nous attardons pas et tournons-nous plutôt vers la perfection sont les deux pôles d’un même principe, celui de la maturité spirituelle. Les Hébreux à qui cette épître est adressée sont sommés d’abandonner, une fois pour toutes et sans délai, tout ce qui les rattache aux pratiques cultuelles de l’Ancien Testament et de placer toute leur foi en Jésus comme Sauveur. Ils doivent laisser derrière eux la Loi et tous ses rituels et accepter l’enseignement du Nouveau Testament.
Le participe grec (aphentes) traduit par ne nous attardons pas signifie abandonner, mettre de côté, laisser derrière soi ou encore repousser . Il implique un détachement complet, une séparation nette par rapport à une situation antérieure, dans le but de passer à quelque chose d’autre.
Ce mot est souvent utilisé pour parler du pardon des péchés (comparez Matthieu 9.2, 5, 6 ; Romains 4.7 ; Jacques 5.15). Lorsque Dieu pardonne nos fautes, il les éloigne de nous comme cela est décrit dans un psaume où il est dit :
Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il (l’Éternel) éloigne de nous nos mauvaises actions (Psaumes 103.12).
En parlant de la secte religieuse juive appelée les Pharisiens , Jésus a utilisé ce terme quand il a dit à ses apôtres :
Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent d’autres aveugles ! (Matthieu 15.14).
En d’autres mots : Abandonnez-les, laissez-les tomber, ne prenez pas garde à eux, ignorez-les . L’apôtre Paul utilise aussi ce mot quand il dit : Le mari ne doit pas quitter sa femme (1Corinthiens 7.11). Or le divorce est une séparation totale, un abandon de la relation maritale entre époux.
Dieu demande donc aux Hébreux de divorcer la religion juive et toutes les pratiques du judaïsme qui étaient la vieille façon de rendre un culte à l’Éternel. Désormais, ils doivent épouser, embrasser la foi en Jésus-Christ.
Quand Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère qui étaient dans leur barque et (qui) réparaient les filets , aussitôt, il les appela . Et le texte dit : Ils (les deux frères) laissèrent Zébédée, leur père, dans la barque, avec ses ouvriers, et suivirent Jésus (Marc 1.19-20). Là encore, c’est ce mot qui veut dire laisser derrière soi . Jacques et Jean ont complètement abandonné leur métier de pêcheurs pour devenir disciples du Christ.
Ne nous attardons pas aux notions élémentaires de l ’enseignement relatif au Christ. Ces notions élémentaires ne peuvent pas désigner les principes de bases de la Bonne Nouvelle qui sont l’identité divine de Jésus-Christ, sa mort expiatoire, sa résurrection, son ascension et son retour en gloire dans le futur. Les croyants ne doivent jamais oublier ces enseignements qui sont les fondements du christianisme. D’ailleurs dans une de ses épîtres, l’apôtre Paul prend bien soin de rappeler ces vérités quand il écrit :
Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures. Il est apparu à Pierre, puis aux Douze. Après cela, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart vivent encore (1Corinthiens 15.1-6).
Les notions élémentaires de l’enseignement relatif au Christ correspondent à tout ce que l’Ancien Testament dit concernant le Messie. Le but de l’auteur est d’inciter ses lecteurs à placer leur foi en Jésus-Christ, et afin d’atteindre ce but, ils doivent abandonner le judaïsme avec tous ses rites et ses symboles.
Quand l’auteur exhorte ses lecteurs à ne pas poser à nouveau les fondements, il a en tête plusieurs caractéristiques de l’ancienne alliance. La première est le renoncement aux actes qui mènent à la mort . Cette expression apparaît plus loin quand l’auteur dit :
À combien plus forte raison, par conséquent, son sang (de Jésus Christ) purifiera-t-il notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant (Hébreux 9.14b).
Il s’agit des mauvaises actions sanctionnées par Dieu et qui sont mentionnées dans la partie morale de la Loi de Moïse, dans le sermon sur la Montagne et dans toutes les épîtres du Nouveau Testament. L’apôtre Paul écrit que le salaire du péché, c’est la mort (Romains 6.23 ; LSG), et ailleurs il dit aussi :
Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu (Romains 8.5-8).
L’Ancien Testament et en particulier la Loi de Moïse enseigne que les hommes doivent renoncer à leurs mauvaises actions et obéir à Dieu. La prédication de Jean Baptiste et même celle de Jésus au début de son ministère était :
Repentez-vous car le royaume de Dieu est proche (Matthieu 3.2 ; 4.17 ; LSG).
Seule la repentance était prêchée, c’est-à-dire : ne faites pas ce qui est mal et venez à Dieu . C’était également ce que l’apôtre Paul a commencé par dire aux habitants d’Athènes. Je lis le passage :
Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts (Actes 17.30-31).
Mais la repentance n’est que la première moitié de l’enseignement du Nouveau Testament et elle doit être complétée par une foi personnelle en Jésus-Christ (comparez Actes 20.21 ; 26.20, 23). Sous le régime de la nouvelle alliance, la repentance, le renoncement aux mauvaises œuvres, n’a de sens que si je place ma foi en Jésus-Christ, car il a dit :
Personne ne va au Père sans passer par moi (Jean 14.6).
Quelqu’un peut sincèrement abandonner tous ses vices, s’efforcer de suivre l’enseignement de Jésus et même de tout le Nouveau Testament, mais s’il n’accepte pas le Christ comme son Sauveur, la porte du ciel lui restera fermée.
Le second fondement de l’ancienne alliance que les Hébreux ne doivent pas poser à nouveau est la foi en Dieu . En effet, si elle n’inclut pas une acceptation personnelle en Jésus-Christ, elle ne mène nulle part, car c’est seulement au nom de Jésus que les péchés sont pardonnés (comparez Actes 2.38). Ce n’est que par le Fils que nous avons accès au Père. Les Hébreux auxquels l’auteur s’adresse croyaient en l’Éternel mais ne possédaient pas la vie éternelle pour autant. La repentance et la foi en Dieu, aussi profondes soient-elles ne conduisent pas au ciel. Lors du discours grandiose qu’il a donné le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre a déclaré :
C’est en lui (Jésus) seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés (Actes 4.12).