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Émission 959 - Hebreux 4:16 - 5:5

By Chemins de VIE
Créé 28/08/2015 - 05:00

Chapitre 4

Verset 16

He 5:1

Chapitre 5

Introduction

Dans le monde de la politique, l’addition de chapeaux, le cumul des mandats est comme un jeu, mais il rapporte gros aux participants. Dans l’Israël ancien, il y avait une séparation des pouvoirs et le roi ne pouvait pas être prêtre, par exemple. Ozias qui a régné sur Juda a bien essayé, mais ça lui a coûté cher. Il avait pourtant bien commencé sa carrière et fut béni par l’Éternel.

Mais, dit le texte, lorsqu’il fut devenu puissant, son cœur se gonfla d’orgueil, ce qui entraîna sa perte. Il fut rebelle à l’Éternel son Dieu car il pénétra dans son Temple pour offrir des parfums sur l’autel des parfums. Le grand-prêtre (Azariahou) entra derrière lui accompagné de quatre-vingts prêtres de l’Éternel, qui, avec courage, s’opposèrent au roi Ozias et lui dirent : Ce n’est pas à toi, Ozias, d’offrir l’encens à l’Éternel, mais c’est réservé aux prêtres, descendants d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela. Sors du sanctuaire, car tu commets un acte de rébellion et, de par l’Éternel Dieu, cet acte ne sera pas à ta gloire. Alors Ozias, qui tenait un encensoir à la main, se mit en colère contre les prêtres. Au même moment, alors qu’il était là, dans le Temple de l’Éternel, près de l’autel des parfums, la lèpre apparut sur son front en présence des prêtres. Le grand-prêtre (Azariahou) et tous les prêtres le regardèrent et aperçurent des taches de lèpre sur son front. Ils l’expulsèrent immédiatement du Temple, tandis que lui-même se dépêchait de sortir parce que l’Éternel l’avait frappé. Le roi Ozias resta lépreux jusqu’au jour de sa mort et vécut dans une maison d’isolement comme lépreux, tenu à l’écart du Temple de l’Éternel (2Chroniques 26.16-21).

Quand Jésus était parmi nous, il n’a pas non plus cumulé les mandats et pourtant il est le Fils de Dieu. Sur terre, il a exercé le ministère de prophète et c’est seulement après être remonté dans les cieux qu’il a commencé à exercer en tant que grand-prêtre, une charge qu’il conservera à tout jamais, ce que l’auteur va expliquer. Aujourd’hui, Jésus est assis à la droite de la majesté divine où il représente les croyants auprès de son Père et intercède continuellement pour eux. Pendant le millénium, Jésus sera également roi sur le monde entier, mais dans l’éternité toutes les fonctions terrestres cesseront et il sera le Dieu tout-puissant adoré des siens.

Il faut bien faire la différence entre un prophète et un prêtre. Le premier a un ministère qui vient d’En-Haut puisqu’il apporte un message de la part de l’Éternel au peuple. Par contre pour les prêtres, c’est l’inverse ; ils représentaient les Israélites auprès de Dieu et servaient de tampon en quelque sorte, entre la sainteté divine et le péché de l’homme. Ils étaient, pourrait-on dire, des portiers qui permettaient aux hommes d’entrer dans la présence de Dieu. Mais pour ce faire, ils étaient obligés d’offrir jour après jour et année après année des sacrifices pour apaiser la colère de l’Éternel contre eux.

Toutes les religions ont des prêtres y compris le catholicisme et même certaines branches du protestantisme. L’homme ressent le besoin d’un médiateur entre lui et Dieu, quelqu’un qui le représente et offre des sacrifices pour expier ses fautes. Le christianisme du premier siècle ne possédait pas de prêtre visible et c’est ce qui chagrinait les Juifs. En effet, ils avaient du mal à comprendre comment ceux qui croient en Jésus peuvent être pardonnés de leurs péchés si personne n’offre de sacrifices et n’intercède pour eux, et comment la nouvelle alliance peut-elle être supérieure à l’ancienne conclue par Moïse, si elle ne prévoit aucun grand-prêtre ?

Les Juifs avaient raison de dire qu’un grand-prêtre est nécessaire, mais les chrétiens en ont un, seulement il a déjà offert un sacrifice pour les péchés et il n’est pas obligé de le renouveler chaque année, et encore moins chaque jour comme c’était le cas dans le judaïsme avec l’holocauste du matin et du soir. Jésus, par contre, a offert sur la croix un seul sacrifice qui a satisfait Dieu son Père une fois pour toutes. D’ailleurs au moment de sa mort, le voile qui fermait le lieu très saint s’est déchiré de lui-même ouvrant ainsi la voie conduisant à Dieu. Jésus a donc accompli ce qu’au travers les siècles la multitude des prêtres israélites n’a jamais pu faire. Et depuis sa résurrection, non seulement le système lévitique et tous les rituels ne sont plus nécessaires, mais pour ceux qui les pratiquent encore, ils sont une entrave à la foi qui sauve.

Nous avons au ciel un grand-prêtre qui est agréé par Dieu parce qu’il est parfait tout comme le sacrifice qu’il a offert. En effet, même si les croyants sont eux-mêmes des prêtres (1Pierre 2.5, 9), puisqu’ils ont un accès direct auprès du Père, il n’est pas possible à l’un d’entre eux d’officier au ciel devant Dieu pour le bénéfice de quiconque ici-bas. Seul Jésus peut faire cela parce qu’il a expié tous les péchés jamais commis depuis celui d’Adam et Ève jusqu’au dernier à la fin des temps.

Cependant, en tant que prêtres, les croyants peuvent et doivent prier les uns pour les autres et aussi offrir à Dieu des prières d’adoration, d’actions de grâces et d’intercession. Plus loin, l’auteur écrit :

Par Jésus, offrons donc en tout temps à Dieu un sacrifice de louange qui consiste à célébrer son nom (Hébreux 13.15).

He 5:1

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre cinq de l’Épître aux Hébreux.

Tout grand-prêtre est choisi parmi les hommes et il est établi en faveur des hommes pour leurs relations avec Dieu. Il est chargé de présenter à Dieu des offrandes et des sacrifices pour les péchés (Hébreux 5.1).

Les chapitres cinq à neuf mettent l’accent sur le sacerdoce de Jésus. Plus que tout le reste, c’est sa prêtrise parfaite qui prouve que la nouvelle alliance est supérieure à l’ancienne.

Le grand-prêtre d’Israël devait être un homme afin de pouvoir s’identifier à ceux qu’il servait et représentait. Un ange ne peut pas exercer un tel ministère parce qu’étant esprit, il n’est pas tenté par le mal et la convoitise comme nous le sommes, ce qui fait qu’il ne lui est pas possible de nous comprendre.

Il est toujours délicat de dire que Dieu ne peut pas faire ceci ou cela, mais quand même, en tant qu’Esprit, ça n’aurait guère eu de sens si soudainement la seconde personne de la Trinité avait été proclamée grand-prêtre au service des hommes. En tant que Dieu, Jésus avait une connaissance parfaite du monde et de l’humanité, mais il a voulu devenir homme et connaître les vicissitudes de la vie qui sont les nôtres pour éprouver nos sentiments et partager nos joies et nos peines afin d’avoir une compassion réelle pour nous. En effet, seul quelqu’un qui doit subir les tentations et connaître les souffrances propres aux hommes peut s’identifier à eux en amour et en vérité. Jésus est entré dans notre monde et a ressenti tout ce qui fait notre quotidien et notre misère dans le but d’être un grand-prêtre compatissant et miséricordieux.

De plus, si Dieu ne s’était pas fait homme, il n’aurait pas pu offrir pour les péchés du monde, le sacrifice parfait et final exigé par la justice divine. Loin d’être une option, l’incarnation était une nécessité, une condition sine qua non au salut de l’humanité. Il fallait aussi que l’intermédiaire entre Dieu et l’homme soit à la fois homme et Dieu de manière à être un véritable médiateur, un trait d’union entre les deux, qu’il puisse se mettre à notre place et intercéder pour nous. Jean Calvin exprime la nécessité de l’humanité de Jésus en disant dans un français un peu archaïque :

Il a fallu que Christ ait été vrai homme. Car quoique nous soyons bien loin de Dieu, nous comparaissons en quelque manière devant sa face en la personne du sacrificateur ; ce qui ne se ferait point s’il n’était l’un d’entre nous, et pris parmi nous. C’est pourquoi le fait que le Fils de Dieu a une nature commune avec nous, tant s’en faut qu’il diminue rien de sa dignité, que plutôt il l’augmente. Aussi est-il propre à apaiser Dieu et à nous le rendre propice précisément parce qu’il est homme (Commentaires de Jean Calvin sur le Nouveau Testament, Tome 8, volume 1, L’Épître aux Hébreux, Aix-en-Provence : Éditions Kerygma, 1990, pages 67, 68).

Dieu s’est abaissé jusqu’à nous afin de nous amener à lui et ainsi nous élever.

Le grand-prêtre israélite présentait à l’Éternel deux types de dons différents : des sacrifices d’animaux et des offrandes. Ces dernières consistaient au sens large du terme, en tout ce qu’il est possible de donner à Dieu comme les prémices des récoltes, de l’argent ou des objets de valeur. Cependant, dans l’Épître aux Hébreux, il s’agit plutôt d’une offrande végétale, principalement de la fleur de farine mélangée à de l’huile, à laquelle on ajoutait de l’encens pour la parfumer et une pincée de sel pour la conserver. Cette galette était souvent cuite au four ou à la poêle, puis une partie était brûlée sur l’autel des sacrifices et ce qui restait revenait aux prêtres qui pouvaient alors la manger. Le but de cette offrande végétale était de rendre hommage à l’Éternel (comparez Lévitique 2), et de lui consacrer sa personne ainsi que tout ce qu’on possédait.

He 5:2

Verset 2

Je continue le texte.

Il (le grand-prêtre) peut avoir de la compréhension pour ceux qui sont dans l’ignorance et qui s’égarent, parce qu’il est lui aussi exposé à la faiblesse (Hébreux 5.2).

Le grand-prêtre doit être choisi parmi les hommes, présenter des sacrifices et des offrandes pour eux, et troisièmement, il faut aussi qu’il fasse preuve de compassion envers ceux qu’il sert. Le mot traduit par compréhension peut avoir deux significations : soit qu’on participe activement avec d’autres au feu d’une action, soit qu’on manifeste à leur égard l’attitude équilibrée qui consiste à éviter deux extrêmes qui sont une froide indifférence ou un accablement incontrôlé. Par exemple, un père devant son fils qui a mordu sa sœur prendra le temps de comprendre les événements qui ont conduit à cette agression tout en expliquant à l’enfant qu’un tel comportement est inacceptable et qu’il est donc obligé de sévir, mais il le fera avec mesure. Un tel père se montre patient et compréhensif envers le coupable, mais ne ferme pas les yeux sur le méfait commis.

Celui qui compatit au malheur des autres se garde d’être excessif dans un sens ou dans l’autre. Quelqu’un qui ne contrôle pas son émotivité sombre avec la personne en détresse et ne lui est donc d’aucune utilité. Inversement, s’il ne peut pas s’identifier à la souffrance de son prochain, il est trop détaché pour lui être utile. La compassion consiste à faire preuve d’empathie avec la personne en peine tout en gardant la tête froide afin de conserver intactes ses facultés et pouvoir ainsi lui venir en aide (comparez Romains 12.15 ; 1Corinthiens 7.30).

Le grand-prêtre juif avait un rôle de berger ; il devait aimer et s’occuper de ses brebis, mais aussi les discipliner en faisant respecter la Loi de Moïse. Il pouvait compatir aux malheurs des autres et comprendre leurs égarements parce qu’il était humain comme eux et conscient de ses propres faiblesses.

He 5:3

Verset 3

Je continue le texte.

À cause de cette faiblesse, il (le grand-prêtre) doit offrir des sacrifices, non seulement pour les péchés du peuple, mais aussi, de la même manière, pour les siens propres (Hébreux 5.3).

Sous le régime de la Loi, les sacrifices servaient à faire l’expiation de péchés précis aussi bien du peuple que des prêtres. Ils devaient donc être offerts sans arrêt, jour après jour et année après année. La préparation des animaux qui étaient immolés puis leur dépeçage représentaient un très gros travail et l’occupation sacerdotale principale.

Aaron, frère de Moïse et qui fut le premier grand-prêtre, a reçu plusieurs fois l’ordre d’offrir un sacrifice pour le peuple et pour lui-même (comparez Lévitique 9.7 ; 16.6, 11) parce qu’il était pécheur comme tous les Israélites. À cet égard, et comme l’auteur le montrera plus tard (comparez Hébreux 7.27), cette caractéristique des grands-prêtres humains ne s’applique pas à Jésus puisqu’il était sans la moindre faute (Hébreux 4.15). Si on avait pu lui faire le moindre reproche par rapport à la Loi de Dieu, les apôtres qui ont vécu jour et nuit avec lui pendant plus de trois ans, s’en seraient aperçus et n’auraient pas cru qu’il était le Fils de Dieu et le Messie. Lui-même a mis au défi ses contemporains en leur demandant :

Qui d’entre vous peut m’accuser d’avoir commis une seule faute ? Si je dis vrai, pourquoi ne me croyez-vous pas ? (Jean 8.46).

Le grand-prêtre peut avoir de la compréhension pour ceux qui sont dans l’ignorance et qui s’égarent . Le système sacerdotal juif n’était pas destiné à ceux qui en toute connaissance de cause se révoltaient contre Dieu de manière persistante et les sacrifices ne couvraient que les fautes de ceux qui violaient les commandements de la Loi par inadvertance. Je lis un passage :

Le prêtre accomplira devant l’Éternel le rite d’expiation pour la personne qui a commis une faute par inadvertance. – Mais si quelqu’un commet délibérément une faute, il fait injure à l’Éternel et il sera retranché du milieu de son peuple (Nombres 15.28, 30 ; rsm).

Les prêtres n’étaient pas au service des malfrats, des athées, agnostiques et moqueurs mais seulement de ceux qui se sentaient culpabilisés par leurs fautes. Ce qui est vrai dans le judaïsme l’est aussi dans le christianisme. L’apôtre Jean exhorte ses lecteurs à marcher droit ; cependant, il reconnaît aussi que nous péchons et donc que nous avons besoin de pardon. Je lis les passages :

Mes chers enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas. Si, toutefois, il arrivait à quelqu’un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père : Jésus-Christ le juste. – Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité (1Jean 2.1 1 ; 1.9).

He 5:4

Verset 4

Je continue le texte.

De plus, on ne s’attribue pas, de sa propre initiative, l’honneur d’être grand-prêtre : on le reçoit en y étant appelé par Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron (Hébreux 5.4).

Aujourd’hui, dans toutes les religions ce sont les hommes qui en ordonnent d’autres, prêtres. Mais en Israël, sous le régime de l’ancienne alliance, la fonction de prêtre ne pouvait pas être remplie par le premier venu parce qu’il en avait envie, par ambition ou parce qu’il avait fait des études de théologie. Il fallait qu’il soit établi par Dieu, ce que l’auteur a déjà sous-entendu et qu’il précise ici. À l’origine, quand l’Éternel a institué le sacerdoce, il a dit à Moïse :

Tu feras venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils, Nadab et Abihou, Éléazar et Itamar. Ils seront pris du milieu des Israélites pour me servir comme prêtres. – Tu veilleras à ce qu’Aaron et ses fils exercent les fonctions sacerdotales ; celui qui ne serait pas de leur famille et qui s’approcherait du tabernacle sera puni de mort (Exode 28.1 ; Nombres 3.10).

C’est donc bien Dieu lui-même qui dans la tribu de Lévi a choisi la famille d’Aaron et ses descendants pour remplir la fonction sacerdotale. Tous les prêtres étaient de la lignée d’Aaron, et les autres Israélites ne pouvaient jamais en aucun cas remplir ce ministère.

Quand un certain Qoré, pourtant de la même tribu que Aaron conspira avec deux cent cinquante membres du grand conseil d’Israël contre Moïse parce qu’il voulait démocratiser le sacerdoce et l’étendre à tous, l’Éternel a ouvert la terre et les a tous engloutis (Nombres 16).

He 5:5

Versets 5-6

Je continue le texte.

(On ne s’attribue pas, de sa propre initiative, l’honneur d’être grand-prêtre : on le reçoit en y étant appelé par Dieu.) Il en est de même pour le Christ. Ce n’est pas lui qui s’est attribué, de son propre chef, l’honneur de devenir grand-prêtre, mais c’est Dieu qui lui a déclaré : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré (Autre). Et, dans un autre passage : Tu es prêtre pour toujours dans la ligne de Melchisédek (Hébreux 5.5-6).

Ici, l’auteur utilise deux citations tirées de deux Psaumes qui annoncent la venue du Messie. Dans le premier il est dit :

Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage (Psaumes 2.7-8 ; LSG).

Ce passage annonce la venue du Christ en tant que roi consacré par l’Éternel, qui régnera sur ce monde pendant mille ans. La deuxième citation du psaume est :

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es grand-prêtre pour toujours, à la manière de Melchisédek (Psaumes 110.4 ; Autre).

Ce verset annonce que le roi à venir sera aussi grand-prêtre mais d’un ordre particulier et non pas selon Aaron. J’admets que c’est un peu compliqué.

En utilisant ces deux citations, l’auteur unit dans la personne de Jésus deux fonctions : la royauté et la prêtrise. Par la même occasion, il s’oppose à une idée en vogue dans certains milieux juifs du premier siècle selon laquelle il y aurait deux Messies : un laïc et royal et l’autre qui serait sacerdotal.

Bien qu’il soit le Fils de Dieu, Jésus était humble. Il ne s’est pas attribué l’honneur de devenir grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek . Une fois, il a dit aux chefs juifs qui l’attaquaient :

Si je me glorifie moi-même, ma gloire est sans valeur. Mais c’est mon père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu (Jean 8.54).

L’expression : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré ne fait pas référence à une chronologie dans le temps, mais c’est une déclaration juridique d’intronisation. Il est probable que c’est au moment où Jésus est remonté aux cieux et s’est assis à la droite du Dieu suprême (Hébreux 1.3), qu’il a été investi de toute autorité et qu’il a été proclamé roi des nations et grand-prêtre pour toujours.

Plus loin, il sera beaucoup question de ce Melchisédek. Pour l’instant, il suffit de dire qu’il était roi de Salem, l’ancien nom de Jérusalem et aussi un prêtre de l’Éternel (Genèse 14.8). Mais on ne sait pas d’où il sort ni ce qu’il faisait. Il apparaît soudainement dans le livre de la Genèse quand il vient féliciter Abraham pour sa victoire contre une bande de pillards, puis disparaît aussi vite pour ne jamais plus réapparaître bien qu’il soit mentionné dans le psaume que j’ai cité.

Melchisédek a vécu plusieurs siècles avant Moïse et avait reçu un sacerdoce perpétuel (Hébreux 7.3), contrairement à celui d’Aaron, qui a débuté avec la Loi et qui a pris fin, en vérité à la mort et résurrection de Jésus, mais dans les faits en l’an 70 de notre ère, après la destruction du temple par les Romains. Comme Melchisédek était roi et prêtre selon un ordre immuable, il annonçait en sa personne les deux fonctions que le Messie occuperait. En effet, un jour Jésus sera roi de toute la terre, mais aujourd’hui il exerce déjà comme grand-prêtre pour tous ceux qui croient en lui. Alors, je me pose cette question : Est-il votre grand-prêtre ?


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