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Émission 955 - Hebreux 3:13 - 3:19

Diffusé le 24 août 2015 - ::

Chapitre 3

Verset 13

He 3:14

Verset 14

Il est évident que la publicité a pour but de faire vendre, mais il est tout aussi vrai que son objectif est de tromper le consommateur en vantant les mérites d’un produit avec des demi-vérités.

Dès que vous ouvrez le journal du matin, il est question de corruptions et de mensonges. L’abus d’autrui et les actes dépravés sont probablement les deux activités humaines les plus répandues. L’homme décadent est friand de ses vices à commencer par la cupidité, l’amour du fric. Ce boulet empêche bien des gens de suivre Jésus.

Un pasteur raconte qu’un jour une femme est venue le voir dans son bureau et lui a confié qu’elle vivait de prostitution, mais vendre son corps la dégoûtait. Alors, elle lui a dit :

J’ai besoin d’aide, je suis désespérée.

Après lui avoir présenté ce que Jésus demandait d’elle, le pasteur lui a demandé :

Désirez-vous accepter Jésus-Christ comme votre Sauveur et Seigneur ?

Elle a répondu par l’affirmative, car elle n’en pouvait plus. Puis elle a prié et semble-t-il invité Jésus dans sa vie. Le pasteur lui a alors dit :

Avez-vous votre carnet d’adresses avec la liste de vos clients ?

Elle a dit oui.

Bon, alors voici ce que vous devez faire maintenant. Si vous avez réellement accepté Jésus comme votre Sauveur et reçu son pardon, et si vous désirez vivre pour lui, brûlons ce carnet et remercions ensemble le Seigneur.

Surprise, elle a rétorqué :

Mais il vaut beaucoup d’argent, une énorme somme d’argent.

Ce qui était facile à comprendre. Elle a alors replacé son carnet dans son sac et a dit :

Je ne veux pas brûler ce carnet ; je suppose donc que je ne veux pas vraiment de Jésus, n’est-ce pas ?

Puis sans dire un mot de plus, elle est partie (comparez John MacArthur, Commentaires sur Hébreux , page 79).

Un jour, quelqu’un est venu voir Jésus et lui a demandé :

Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? (Luc 18.18).

Or cet homme était pieux et observait scrupuleusement les commandements de la Loi. Alors, Jésus lui a dit : Il te reste encore une chose à faire : vends tout ce que tu possèdes, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel. Puis viens et suis-moi ! Quand l’autre entendit cela, il fut profondément attristé, car il était très riche. En le voyant ainsi abattu, Jésus dit : Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! (Luc 18.22-24).

L’amour de l’argent bien sûr, mais le péché en général est trompeur et un piège pour l’âme.

L’auteur de l’Épître aux Hébreux avertit ses lecteurs disant qu’aucun d’entre vous ne se laisse tromper par le péché et (ainsi) ne s’endurcisse (Hébreux 3.13).

Je continue à lire dans le chapitre trois.

En effet, nous sommes associés au Christ, si toutefois nous conservons fermement, et jusqu’au bout, l’assurance que nous avons eue dès le début (Hébreux 3.14).

Littéralement, le texte dit : Nous sommes partenaires avec le Messie . L’auteur revient sur le privilège suprême qui consiste à faire partie des fils que Dieu veut conduire à la gloire et faire régner en compagnie de Jésus-Christ. Mais cette bénédiction incommensurable est réservée aux vrais croyants, et la preuve de leur authenticité est qu’ils garderont la foi jusqu’au bout, ce que Calvin appelle la persévérance des saint s. Ceux par contre qui se disent chrétiens et se comportent même comme tels, mais qui après un certain temps se détournent de Jésus, sont des imposteurs et leur foi était une contrefaçon. L’apôtre Jean écrit :

Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car, s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous ; mais de la sorte, il est manifeste que tous ne sont pas des nôtres (1Jean 2.19).

Cela étant bien entendu, il peut arriver qu’à l’occasion de certaines circonstances de la vie quelqu’un abandonne sa foi en Jésus. Mais s’il est un vrai croyant, il va très vite se rendre compte qu’il pénètre dans un affreux désert spirituel où l’eau vive manque et où règne la mort.

À un moment donné du ministère de Jésus, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle (Jean 6.66-68). Pierre parlait souvent avant de réfléchir, mais cette fois-là il a dit exactement ce que la sagesse lui dictait.

Il existe aussi des croyants qui se détournent de la foi parce qu’ils veulent vivre d’une façon contraire à l’enseignement des Écritures ; souvent c’est pour s’adonner à des aventures sexuelles. Cette façon d’agir est très répandue surtout parmi les jeunes à cause de notre société laxiste qui encourage même la débauche au nom d’une sainte liberté ou sous prétexte qu ’il faut que jeunesse se passe  ! C’est tragique, surtout que ces comportements engendrent bien des souffrances. Mais si ce sont de vrais croyants, un jour ils reviendront au bercail avec les autres brebis à moins qu’ils ne subissent la discipline du Seigneur auparavant (comparez Hébreux 12.1-13).

He 3:15

Verset 15

Ici donc, l’auteur exhorte ses lecteurs à s’attacher à l’assurance qu’ils avaient en Jésus-Christ depuis le jour où ils l’ont accepté comme leur Messie et cela :

Pendant tout le temps où Dieu leur dit encore : Aujourd’hui, si vous entendez ma voix, ne vous endurcissez pas, comme l’ont fait vos ancêtres lorsqu’ils se sont révoltés contre moi (Hébreux 3.15 ; Autre).

L’auteur répète l’avertissement qu’il a déjà donné et qui est tiré du Psaume 95. Ces Hébreux ont une certaine foi en Jésus, mais leur cœur balance, car ils éprouvent beaucoup de difficultés à lui rester fidèles. Subissant la pression de leur entourage, ils sont tentés de remettre un pied dans le judaïsme tout en suivant le Christ mais d’un peu plus loin. Bien qu’ils soient convaincus que Jésus est vraiment le Messie, ils ont un cœur partagé, mais entendent encore la voix de Dieu qui les exhorte à demeurer fermes dans leur foi. L’auteur rappelle à ses lecteurs que Dieu a manifesté sa colère contre leurs ancêtres qui étaient sortis d’Égypte parce qu’ils étaient incrédules et il les implore à ne pas suivre leur exemple.

À l’origine, cette épître s’adressait aux Hébreux du premier siècle, c’est bien entendu. Mais comme elle fait partie du Nouveau Testament, elle me concerne, même si je ne suis pas juif et que je vis au 21e siècle.

Si on me demandait : Quel est ton péché le plus grave, le plus gros reproche que Dieu pourrait te faire , je serais obligé de répondre : le manque de foi ! Exactement comme les Hébreux. C’est vrai parce que je me fais du souci pour ceci et cela, pour aujourd’hui et demain et ça ne finit jamais.

Dans le sermon sur la Montagne, Jésus s’adresse souvent à moi. Je ne me sens pas bien du tout quand il dit :

Ne vous inquiétez pas en vous demandant : « Qu’allons-nous manger ou boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? » La vie ne vaut-elle pas bien plus que la nourriture ? Et le corps ne vaut-il pas bien plus que les habits ? Voyez ces oiseaux qui volent dans les airs, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux ? D’ailleurs, qui de vous peut, à force d’inquiétude, prolonger son existence, ne serait-ce que de quelques instants. Quant aux vêtements, pourquoi vous inquiéter à leur sujet ? Observez les lis sauvages ! Ils poussent sans se fatiguer à tisser des vêtements. Pourtant, je vous l’assure, le roi Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été aussi bien vêtu que l’un d’eux ! Si Dieu habille avec tant d’élégance la petite plante des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes ? Ah, votre foi est encore bien petite ! Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : « Que mangerons-nous ? » ou : « Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ? » Toutes ces choses, les païens s’en préoccupent sans cesse. Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6.25-34).

Il n’est pas rare que la nuit je me réveille et alors je commence à éprouver des craintes concernant l’avenir, je me fais un film dans ma tête et j’envisage toujours le pire des scénarios. Mon incrédulité n’est que trop réelle, car je me comporte vraiment comme quelqu’un qui n’a pas de Père céleste qui s’occupe de lui. C’est très désagréable d’avoir à reconnaître que je suis tordu à ce point et je vous souhaite de ne pas être comme moi. Mon désir le plus cher est de pouvoir me confier en Dieu entièrement et complètement et de m’attendre à lui pour absolument tout. Mais comme l’apôtre Paul, je dis :

Je ne comprends pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et c’est ce que je déteste que je fais. Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature. Vouloir le bien est à ma portée, mais non l’accomplir. Si donc je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais mais c’est le péché qui habite en moi. Lorsque je veux faire le bien, je découvre cette loi : c’est le mal qui est à ma portée. Dans mon être intérieur, je prends plaisir à la Loi de Dieu. Mais je vois bien qu’une autre loi est à l’œuvre dans tout mon être : elle combat la Loi qu’approuve ma raison et elle fait de moi le prisonnier de la loi du péché qui agit dans mes membres. Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps voué à la mort ? (Romains 7.15, 18, 20-24).

Dans l’Épître aux Hébreux, il est plusieurs fois question du repos de Dieu. Il ne s’agit pas seulement de l’assurance de la vie éternelle mais de la tranquillité de l’esprit, la paix de l’âme en toutes circonstances et quelles que soient les événements de la vie quotidienne, les petits désagréments, mais aussi les situations tragiques auxquelles nous devons tous être confrontées un jour ou l’autre.

Une fois, Jésus a dit à ses disciples :

Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi (Jean 14.1 ; SER).

Ma prière est de pouvoir dire comme le roi David :

L’Éternel est mon berger. Je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans des prairies verdoyantes et il me conduit près des eaux paisibles. Il me donne des forces neuves et pour l’honneur de son nom, il me mène pas à pas dans le droit chemin. Si je dois marcher dans la vallée où règne l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es auprès de moi. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie (Psaumes 23.1-4a, 6a ; Autre).

He 3:16

Verset 16

Je continue l’Épître aux Hébreux.

En effet, qui sont ceux qui se sont révoltés contre Dieu après avoir entendu sa voix ? N’est-ce pas tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse ? (Hébreux 3.16).

Cet événement capital, la sortie d’Égypte du peuple hébreu, revient très souvent dans les Écritures parce que c’est l’exemple type de la délivrance accordée par l’Éternel à son peuple.

Suite aux dix plaies que Dieu par l’intermédiaire de Moïse a infligées au pharaon, ce dernier fut contraint par la force à laisser partir sa main-d’œuvre gratuite. Cette histoire est racontée en détail dans le livre de l’Exode. Mais ce qui aurait pu être un récit glorieux pour les Israélites a très vite tourné à leur honte. En effet, ils sont partis pleins aux as, leurs chariots remplis de toutes sortes de richesses, mais dès qu’ils se sont aperçus que les Égyptiens étaient à leurs trousses, ils ont commencé à geindre, à se plaindre et à pleurer. Cette complainte du désert deviendra leur hymne national. Ils avaient déjà oublié que Moïse, qui les dirigeait, avait infligé dix châtiments terribles aux Égyptiens et qu’il avait toujours à sa disposition les forces de la nature pour faire mordre la poussière au pharaon.

Je me suis souvent demandé comment un tel manque de foi était possible. Plus tard, quand ils ont manqué d’eau ou de nourriture, au lieu de demander à Moïse de faire le nécessaire, ils se sont mis à gémir et menaçaient même de lui faire la peau. Chaque fois l’Éternel a répondu à leurs demandes, mais une fois qu’ils avaient la peau du ventre bien tendue, ils s’empressaient d’oublier que Dieu veillait sur leur bien-être, et à la moindre anicroche, peut-être même dès qu’une de leurs roulottes perdait une roue, les voilà qu’ils entonnaient à nouveau leur complainte et versaient des larmes de crocodile. Et en cours de route, ils ont organisé des partouzes et sont même allés jusqu’à se fabriquer un veau d’or qu’ils ont adoré.

L’auteur rappelle à ses lecteurs l’esprit de révolte qui animait leurs ancêtres afin qu’ils ne deviennent pas comme eux, durs de cœur et incrédules.

He 3:17

Verset 17

Je continue le texte.

Et contre qui Dieu a-t-il été plein de colère pendant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui avaient péché et dont les cadavres sont tombés dans le désert ? (Hébreux 3.17).

L’Éternel a toléré les fautes de son peuple jusqu’à ce qu’ils dépassent les limites. Lorsqu’après avoir exploré le pays de Canaan, les douze espions sont revenus, dix ont décrié la Palestine et persuadé le peuple qu’il était impossible de la conquérir. Alors comme un seul homme, les Hébreux ont voulu supprimer Moïse et retourner en Égypte. Ils n’ont tenu aucun compte du fait que dans le désert l’Éternel avait pourvu à tous leurs besoins et promis qu’ils auraient la victoire contre les Cananéens ; leur incrédulité était tellement ancrée dans leur cœur que Dieu pouvait bien faire ou dire ce qu’il voulait, ils ne le croiraient pas. Alors, le jugement est tombé.

Dans le livre des Proverbes, on lit :

Celui qui se raidit contre les reproches sera brisé soudainement et ne s’en remettra pas (Proverbes 29.1).

Et dans le Nouveau Testament, Jude écrit :

Laissez-moi vous rappeler des faits que vous connaissez bien. Après avoir délivré son peuple de l’esclavage en Égypte, le Seigneur a fait périr ceux qui avaient refusé de lui faire confiance (Jude 5).

Le châtiment des Israélites fut de tourner en rond pendant environ 40 ans jusqu’à ce que les carcasses de tous ceux qui avaient plus de 20 ans sèchent dans le désert. Cela leur a-t-il servi de leçon ? Pas tellement. Ils ont bien conquis le pays de Canaan sous la conduite de Josué, mais souvent ils en ont fait à leur tête comme leurs ancêtres. Par exemple, l’Éternel leur avait ordonné d’exterminer les Cananéens qui occupaient la Palestine, mais ils en ont tué qu’une petite partie. Il faut savoir que c’était une race particulièrement perverse au point où ils enfermaient des nouveau-nés vivants dans des pots de terre et les plaçaient dans les murs de tous les bâtiments qu’ils construisaient. Ils sacrifiaient aussi régulièrement des bébés à leurs fausses divinités. Pour ces raisons et d’autres, Dieu avait décidé leur extinction et c’étaient les Israélites qui devaient complètement les éliminer. Mais ils ne se sont pas conformés à l’injonction divine et ont cohabité avec les Cananéens pour leur plus grand malheur.

Aujourd’hui les hommes font pareil ; ils ont mis Dieu de côté parce qu’ils prétendent savoir mieux que lui comment gérer leur vie. Le résultat se trouve dans les informations quotidiennes de nos journaux, à la radio, télé ou sur l’internet. Puis quand les grands de ce monde passent l’arme à gauche, ils apparaissent une fois encore en première page. Quant aux autres, vous et moi, on nous réserve un petit coin dans la rubrique nécrologique.

He 3:18

Verset 18

Je continue le texte.

Enfin, à qui a-t-il fait ce serment : ils n’entreront pas dans mon repos ? N’est-ce pas à ceux qui avaient refusé de lui obéir ? (Hébreux 3.18).

C’est la troisième question rhétorique que l’auteur pose et chaque fois il y a répondu (versets 16, 17, 18) afin de bien souligner la responsabilité du peuple d’Israël. En effet, dans leur quasi-totalité les Hébreux se rebellaient contre l’Éternel alors qu’ils avaient entendu sa voix, vu ses miracles en leur faveur et ses jugements contre l’Égypte. Mais ils ont persisté dans l’incrédulité, pour ne citer que cette faute parce qu’elle est à la racine de toutes les autres.

Les douze espions qui avaient exploré le pays de Canaan étaient tous chefs de leur tribu respective. Deux d’entre eux, Caleb et Josué, l’aide de camp de Moïse, avaient suffisamment confiance en Dieu pour vouloir conquérir le pays de Canaan malgré ses villes fortifiées et la présence de géants. Il leur fut donc accordé d’y entrer quarante ans plus tard (Nombres 14.30). On pourrait penser : La belle affaire, à quoi bon puisque c’étaient maintenant des croulants gagas qu’on devait pousser dans un fauteuil roulant . Eh bien pas du tout, car ils n’avaient pas vieilli d’un iota. En effet, une fois entré en Terre promise, Caleb est allé voir Josué son compagnon d’armes qui avait remplacé Moïse à la tête du peuple et lui a dit :

J’avais quarante ans, lorsque Moïse, serviteur de l’Éternel, m’a envoyé (de Qadech-Barnéa) pour explorer ce pays. À mon retour, je lui ai fait un rapport en toute bonne conscience. Ce jour-là, Moïse fit ce serment : « Assurément, ce pays que tu as parcouru t’appartiendra, ainsi qu’à tes descendants, pour toujours, parce que tu as été pleinement fidèle à l’Éternel mon Dieu ! » Effectivement, il y a quarante-cinq ans depuis que l’Éternel a adressé cette parole à Moïse pendant qu’Israël voyageait à travers le désert, et il m’a conservé en vie selon sa promesse. J’ai aujourd’hui quatre-vingt-cinq ans et je suis aussi robuste qu’à l’époque où Moïse m’a envoyé en mission ; j’ai autant de force qu’alors, soit pour combattre, soit pour mener une expédition militaire. Maintenant, donne-moi cette contrée montagneuse que l’Éternel m’a promise à ce moment-là (Josué 14.7, 9-12a).

He 3:19

Verset 19

Je finis le chapitre trois.

Nous voyons donc qu’ils n’ont pas pu entrer dans le repos de Dieu parce qu’ils ne lui ont pas fait confiance (Hébreux 3.19).

L’auteur conclut ce passage en répétant ce qu’il ne cesse de dire. Bien que le peuple ait commis des péchés très graves comme l’idolâtrie, la débauche et des condamnations constantes de Moïse et de Dieu, ce ne sont pas ces fautes qui ont empêché les Hébreux d’entrer en Palestine mais leur manque de foi en Dieu. Peut-être connaissez-vous quelqu’un qui est droit comme un I et fait tout comme il faut. C’est très bien si cette conduite exemplaire n’est pas légaliste, car entre vous et moi, à quoi servent les rites sinon à remplacer une foi vivante et vraie ?