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Émission 934 - Daniel 8:11 - 8:21

By Chemins de VIE
Créé 24/07/2015 - 05:00

Chapitre 8

Verset 11b

Le plus souvent, les gens qui lèvent le poing en direction du ciel agissent ainsi suite à une grosse tuile qui leur est tombée sur la tête. Dieu ne leur en tiendra pas rigueur parce qu’ils sont submergés par la douleur, comme dans un état second et ne se rendent pas compte de ce qu’ils font. Mais il en est tout autre de ceux qui, la main levée, s’attaquent à l’Éternel et aux siens en toute connaissance de cause. Leur sort est décidé d’avance : ils mordront la poussière et subiront le châtiment éternel. De ce nombre était Judas bien sûr, mais aussi Antiochus IV Épiphane.

Je continue à lire dans le chapitre huit du livre de Daniel.

Elle (la petite corne) bouleversa son sanctuaire jusqu’en ses fondations (Daniel 8.11b).

En l’an 170, à son retour d’une expédition en Égypte, Antiochus ravagea le Temple et la ville de Jérusalem et assassina le grand-prêtre Onias III (2Maccabées 4.33ss.). Le livre des Maccabées décrit l’événement et j’en donne un bref résumé :

Antiochus monta à Jérusalem, entra dans le sanctuaire et en ôta l’autel d’or, le chandelier avec tous ses ustensiles, la table des pains de proposition, les coupes, gobelets et écuelles, le rideau, les couronnes et les ornements d’or sur le devant du temple… Il prit aussi l’argent et l’or et les vases précieux, et les trésors cachés qu’il trouva. Et après avoir fait un grand carnage et proféré des paroles insolentes, il emporta tout et rentra dans son pays (1Maccabées 1.21-25 ; comparez Daniel 11.28). Deux années plus tard (168 av. J-C), le roi envoya un commissaire des contributions (Apollonius) dans les villes de Juda. Celui-ci arriva à Jérusalem avec beaucoup de troupes et trompa les habitants par des paroles amicales, et ceux-ci le reçurent sans méfiance. Puis tout à coup il se jeta sur la ville, fit main basse sur le peuple et tua beaucoup d’Israélites. Il pilla la ville, y mit le feu, abattit des maisons et démolit les murs d’enceinte. Il emmena en captivité les femmes et les enfants et s’empara du bétail. Puis on construisit à la ville de David une grande et forte muraille avec de puissantes tours : ce fut leur citadelle ; on y mit une garnison païenne, des gens sans foi ni loi... À cause d’eux, les habitants de Jérusalem prirent la fuite et des étrangers s’y établirent. (1Maccabées 1.29-40). Le quinzième jour de Kislev de l’an 145 (en 167 av. J-C) ils construisirent ‘l’abomination de la désolation’ (il s’agit d’un petit autel consacré à Jupiter) sur le grand autel, c’est-à-dire celui des holocaustes, et dans toutes les villes de Juda à l’entour ils construisirent des autels. Le 25 du mois ils sacrifiaient sur l’autel qu’ils avaient mis sur le grand autel (1Maccabées 1.54-64).

Durant toute son histoire mouvementée, le peuple d’Israël a enduré des souffrances sans fin et on a tenté de les faire disparaître de la surface de la terre à plusieurs reprises. La raison principale de ces multiples afflictions est leur révolte contre l’Éternel leur Dieu. La rébellion contre son Créateur se paie toujours au prix fort et seules la repentance et l’acceptation du pardon en Jésus-Christ arrêtent le jugement.

Verset 12

Je continue le texte.

À cause de la révolte du peuple contre Dieu, l’armée fut livrée au pouvoir de la corne et le sacrifice perpétuel lui fut abandonné. La corne jeta la vérité par terre et réussit dans tout ce qu’elle entreprit (Daniel 8.12).

Une grande partie des Israélites n’était pas fidèle à l’Éternel, alors quand l’infâme Antiochus IV Épiphane est arrivé sur scène, c’est sans état d’âme qu’ils ont trahi Dieu et accepté les exigences de ce nouveau tyran. Pour eux, ce n’était pas la mer à boire que d’abandonner complètement le culte de l’Éternel et se lancer à fond dans l’idolâtrie.

La vérité jetée par terre signifie que la loi de Moïse et l’adoration du vrai Dieu furent remplacées par des pratiques païennes. Nous avons un compte-rendu de ce qui s’est passé dans le livre apocryphe des Maccabées. Il est écrit :

Dans ces temps-là, il y eut parmi les Israélites des gens pervers qui en entraînaient beaucoup d’autres en disant : Allons faire alliance avec les peuples qui nous entourent, car depuis que nous sommes séparés d’eux il nous est arrivé beaucoup de malheurs. Ce discours trouva des approbateurs et plusieurs se hâtèrent de se rendre auprès du roi (Antiochus) qui leur ordonna d’introduire les coutumes païennes. Ils construisirent donc à Jérusalem un édifice selon les usages des païens, et devenant apostats à l’égard de l’alliance sainte, ils cherchèrent à faire disparaître les marques de la circoncision, et s’associèrent aux païens, au service desquels ils se mirent pour faire le mal (1Maccabées 1.12-16). Beaucoup de gens du peuple, abandonnant la loi, se rallièrent aux Syriens et pratiquèrent le mal dans le pays et réduisirent les Israélites à se cacher dans toutes sortes de lieux de refuge (1Maccabées 1.52-53).

Tous les Israélites qui jusqu’à présent étaient restés sur la touche, ceux qui suivaient le régime de la loi de Moïse par respect pour les anciens, par habitude ou par tradition, se sont ralliés au nouveau son de cloche et ont suivi Antiochus. C’est ainsi que dans leur grande majorité, les Israélites sont devenus infidèles à Dieu. Alors comme châtiment, l’Éternel les a abandonnés entre les mains de ce tyran, qui, pendant un temps donné, a réussi à faire tout ce qu’il voulait. Quelqu’un a dit :

Si impossible que cela puisse paraître, Dieu laisse aller le diable jusqu’à la longueur de sa chaîne (Newton).

Cette portion de la vision de Daniel anticipe donc la venue d’Antiochus, un despote issu de l’Empire grec qui asservira le peuple d’Israël. Dans les dernières années de son règne (167-164 av. J-C), il persécutera cruellement les Juifs ; il mettra à mort ceux qui lui résisteront et interrompra le culte à l’Éternel en faisant cesser les deux sacrifices quotidiens. En l’an 167, environ trois ans avant sa mort, il profana le temple de Jérusalem en y entrant avec une statue le représentant, il offrit un cochon sur l’autel des holocaustes et exigea d’être adoré comme Dieu.

Verset 13

Je continue le texte.

J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : jusqu'à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? (Daniel 8.13).

Apparemment, Daniel brûle de demander à l’ange qui lui avait parlé, des explications plus complètes. Alors, un autre ange se fait l’interprète du désir de Daniel et pose la question à sa place. L’infidélité morale du peuple est la cause de la désolation du pays aux mains de l’infâme Antiochus qui sans le savoir est l’instrument de Dieu pour châtier son peuple idolâtre.

Verset 14

Je continue avec la réponse.

L’autre ange me dit : pendant 1 150 soirs et 1 150 matins, puis le sanctuaire sera de nouveau consacré au culte (Daniel 8.14).

Chaque jour, les Israélites devaient offrir deux holocaustes à l’Éternel, un le matin et un le soir ; c’est ce qui s’appelait le sacrifice perpétuel . Il sera supprimé pendant un peu plus de trois années lunaires de 360 jours chacune, exactement trois ans, deux mois et dix jours. On sait qu’en 175 av. J-C, après avoir assassiné son frère qui était l’héritier du trône de la dynastie des Séleucides, Antiochus IV devint roi.

Cinq ans plus tard, le pharaon Ptolémée VI essaya de récupérer des territoires sous contrôle syrien. Antiochus attaqua et vainquit alors l’Égypte et se proclame le nouveau roi. C’est ce que précédemment Daniel avait vu comme la très petite corne qui grandit démesurément vers le sud (Daniel 8.9) Au retour de cette campagne, des troubles éclatent à Jérusalem, car les Juifs veulent secouer le joug qui pèse sur eux. Antiochus envahit alors la ville sainte, pille le trésor du temple et assassine le grand-prêtre (Onias III ; 2Maccabées 4.33ss.). Ces persécutions dureront six ans (170-164).

En l’an 168, Antiochus retourne en Égypte mais cette fois-ci, ça se passe très mal pour lui, car les Romains le forcent à quitter le pays. À son retour, il attaque une nouvelle fois Jérusalem, brûle ou détruit plusieurs quartiers de la ville et assassine des multitudes (comparez 8.10). Sous peine de mort, les Juifs ne peuvent plus circoncire leurs fils, suivre la Loi de Moïse, observer le Sabbat et les fêtes annuelles, ou offrir les sacrifices traditionnels. L’année suivante en 167, le 25 du mois qui s’appelle Kislev, c’est-à-dire à la mi-décembre, Antiochus profane le temple en offrant un sacrifice au faux dieu syrien Baal des cieux (Baal shamêm) identifié à Zeus.

Les Juifs sont alors forcés d’offrir des animaux impurs sur l’autel installé par Antiochus et de consommer du sang de cochon. Ceux qui refusent sont sommairement exécutés. Mais entretemps, la famille de prêtres les Maccabées à laquelle se joignent des Israélites fidèles à l’Éternel, prennent les armes et organisent une guérilla incessante et efficace contre les troupes syriennes qui occupent la Palestine.

Exactement trois ans après la profanation du temple, le 25 du mois Kislev de l’an 164, le temple est purifié et reconsacré à l’Éternel (1Maccabées 4.53) par Juda Maccabée surnommé le marteau qui a vaincu les Syriens.

Le temps pendant lequel Antiochus a fait cesser le sacrifice perpétuel, c’est-à-dire les holocaustes du matin et du soir, s’étend sur 1 150 soirs et matins. Cette période a commencé deux mois et dix jours avant la profanation du temple (mi-décembre 167) et s’est terminée le jour où Juda Maccabée l’a restauré et re-consacré.

Depuis cet événement, tous les ans, les Juifs célèbrent la fête des Lumières appelée Hanouka qui rappelle la purification du temple par Juda Maccabée. On la trouve dans les Évangiles où elle s’appelle la fête de la consécration ou de la Dédicace (Jean 10.22). Elle ne fait évidemment pas partie des fêtes mentionnées dans l’Ancien Testament puisque le personnage d’Antiochus, les persécutions qu’il a menées contre les Juifs ainsi que la défaite de ses troupes et la remise en fonction du temple de Jérusalem sont des événements qui eurent lieu pendant la période de temps qui sépare l’Ancien du Nouveau Testament.

Verset 15

Je continue le texte.

Pendant que moi, Daniel, je contemplais cette vision et que je cherchais à la comprendre, je vis debout, devant moi, un être ayant l’aspect d’un homme (Daniel 8.15).

L’expression traduite par l’aspect d’un homme est littéralement le puissant de Dieu et a donné Gabriel en français. C’est la première fois que dans les Écritures, un ange est appelé par son nom. Cet homme qui n’en est pas un est un être surnaturel à qui Dieu parle et qui a la puissance nécessaire pour exécuter les ordres divins.

Verset 16

Je continue.

Et j’entendis une voix d’homme venant de l’Oulaï, qui appelait et disait : Gabriel, explique-lui la vision (Daniel 8.16).

Oulaï est un fleuve situé à l’est de la ville de Suze. Celui qui parle en son milieu est un être supérieur à Gabriel puisqu’il lui donne un ordre. Il s’agit probablement de l’Ange de l’Éternel, c’est-à-dire une préincarnation de Jésus-Christ.

Verset 17

Je continue.

Celui-ci s’avança vers l’endroit où je me tenais. À son approche, je fus pris de frayeur et je tombai face contre terre. Il me dit : Fils d’homme, comprends bien que cette vision concerne un temps de fin (Daniel 8.17 ; Autre).

Daniel est tellement impressionné par la majesté de l’ange Gabriel le bras droit de Dieu, qu’il en tombe à la renverse ou plutôt en avant. Le comportement de Daniel s’explique aussi par le fait qu’il s’attend à d’autres mauvaises nouvelles.

Gabriel commence donc par le rassurer en l’informant que les malheurs qu’il a vus n’auront pas lieu de son vivant mais pour un temps de fin , une expression qu’il faut bien distinguer de la fin des temps . En effet, et je ne coupe pas les cheveux en quatre, un temps de fin désigne une période future particulière de l’histoire par rapport à Daniel et non la fin des temps proprement dite, quand l’Antichrist fera son apparition, régnera pendant quelques années puis sera détruit par la venue du Christ qui établira son royaume de mille ans sur terre.

Ce temps de fin a eu lieu sous la domination de la troisième bête, l’Empire grec, alors que le temps de la fin se déroulera sous la troisième forme de l’Empire romain et concerne la fin de l’humanité telle que nous la connaissons. Ce temps de fin est aussi un avant-goût de ce que sera la fin des temps  ; d’ailleurs, ces monstres sont tous deux appelés la petite corne .

Verset 18

Je continue.

Pendant qu’il me parlait, je perdis connaissance et tombai face contre terre ; mais il me toucha et me remit debout sur place (Daniel 8.18).

S’évanouir est une attitude relativement courante de la part d’un homme chaque fois qu’il rencontre un être céleste. Il faut dire qu’on ne plaisante pas trop avec les anges parce qu’ils ne semblent pas posséder le sens de l’humour. Quand Gabriel est descendu annoncer au prêtre Zacharie qu’il aurait un fils, ce dernier était sceptique. Alors, avant de lui annoncer qu’il serait muet, Gabriel lui a donné ses coordonnées sur un ton qui j’en suis sûr ne tolérait aucune réplique ; il lui a dit :

Je suis Gabriel. Je me tiens devant Dieu qui m’a envoyé pour te parler et t’annoncer cette nouvelle (Luc 1.19).

En d’autres mots : Tu te tais et tu écoutes  !

Verset 19

Je continue le texte.

Puis il (Gabriel) me dit : je vais te révéler ce qui arrivera à la fin du temps de la colère divine, car un terme lui a été assigné (Daniel 8.19).

Il s’agit de la période pendant laquelle Dieu châtie son peuple parce que dans sa majorité il lui est infidèle. La venue de la petite corne , c’est-à-dire Antiochus est un jugement contre Israël qui a abandonné la loi de Moïse et pratique l’idolâtrie. Le châtiment du peuple élu va durer le temps des nations qui a commencé quand Nabuchodonosor a détruit Jérusalem et le temple, et qui s’achèvera quand Jésus reviendra dans la gloire, détruira l’Antichrist, et instaurera son royaume.

Il faut noter que dans la vision de Daniel qui concerne l’Empire grec et Antiochus, ce dernier préfigure l’Antichrist, un tyran bien pire et beaucoup plus puissant et qui sera au pouvoir à la fin des temps alors qu’Antiochus, lui, a régné pendant un temps de fin (Daniel 8.17) qui par rapport à nous a déjà eu lieu.

Verset 20

Je continue.

Le bélier à deux cornes que tu as vu, représente les rois de Médie et de Perse (Daniel 8.20).

L’ange commence maintenant à donner l’interprétation de la vision que Daniel a eue. Le bélier a été décrit comme ayant deux cornes, mais la deuxième (Daniel 8.3) qui a poussé tardivement est plus grande que la première. Les Perses qui étaient d’abord dominés par les Mèdes ont pris la prépondérance sur eux et les ont englobés dans leur empire. Ce renversement de force a aussi été exprimé par l’ours qui était dressé sur un côté (Daniel 7.5). Les Mèdes et les Perses ont pris le territoire de l’Empire babylonien et grâce à leur immense armée forte de deux millions d’hommes se sont étendus dans trois directions : à l’ouest, au nord et au sud.

Verset 21

Je continue.

Le bouc velu, c’est le roi de Grèce, et la grande corne entre ses yeux représente le premier de ces rois (Daniel 8.21).

Précédemment, la Grèce a aussi été décrite sous la forme d’un léopard muni de quatre ailes et de quatre têtes (Daniel 7.6). Le bouc s’est attaqué au bélier qui représente les Mèdes et les Perses, et l’a terrassé grâce à sa grande corne qui est Alexandre le Grand. Il a hérité le trône de son père Philippe II de Macédoine qui avait plus ou moins unifié les villes-états de la Grèce, à l’exception de Sparte qui continuait à faire cavalier seul. Cependant, le premier et on pourrait dire le seul grand roi grec est sans conteste, Alexandre le Grand.

Daniel a vu le bouc arriver de l’Occident (8.4) et effectivement, Alexandre vint de la Macédoine, rapide comme l’éclair, ou plutôt comme un léopard muni de quatre ailes, et en deux temps trois mouvements, c’est-à-dire en l’espace d’environ huit ans (334-326), il a fait parcourir 18 000 km à son armée et conquit un immense territoire allant de la Grèce aux Indes. Voilà comment il s’y est pris.

En l’an 336 av. J-C, Philippe II de Macédoine est assassiné et Alexandre son fils devient roi, mais il est entouré d’ennemis et les villes sous la coupe macédonienne menacent de se rebeller. Alexandre comprend qu’il lui faut aller très vite. Il commence par faire exécuter les conspirateurs qui ont tué son père puis attaque les villes rebelles. À la fin de l’été 336, il est le grand patron et est nommé général de l’armée grecque (en 335). Il écrase alors plusieurs états vassaux qui s’étaient révoltés ainsi que la ville grecque de Thèbes et vend tous ses habitants en esclavage ce qui met un terme à toute rébellion.

Après avoir fait le ménage et rétabli l’ordre dans le petit empire de son père, Alexandre regarde en direction de la Perse. En 334, à la tête d’une petite armée de 35 000 hommes, il traverse le détroit des Dardanelles situé entre la Méditerranée et la mer Noire. Arrivé près de l’ancienne ville de Troie, il s’attaque et bat à plat de couture une armée de 40 000 hommes composée de Perses et de Grecs mercenaires. Suite à ce premier exploit, toute l’Asie Mineure (la Turquie) s’incline devant lui. Il descend alors vers le sud et en cours de route, dans le nord-est de la Syrie (à Issus) il rencontre le gros de l’armée perse commandée par Darius III qu’il écrase. Le roi perse s’enfuit en laissant sa famille derrière lui, mais Alexandre, magnanime, les traite avec tous les égards dus à leur rang.

Après ce succès éclatant, il attaque la ville de Tyr qui lui résiste mais qu’il prend d’assaut en 332 après un siège de sept mois. Il capture ensuite la bande de Gaza, arrive enfin en Égypte où on l’accueille en libérateur. Il y fonde Alexandrie qui deviendra célèbre. Les villes de Cyrène en Lybie et de Carthage dans le golfe de Tunis se soumettent à lui. Il domine dorénavant toute la Méditerranée, mais cet accomplissement n’est qu’un prélude à sa voracité. Il se préparait à conquérir tout ce qu’avaient possédé ses prédécesseurs et plus, mais il négligeait l’essentiel. Jésus a dit :

Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? (Marc 8.36).


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