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Émission 931 - Daniel 7:7 - 7:18

By Chemins de VIE
Créé 21/07/2015 - 05:00

Chapitre 7

Versets 7-8

J’ai toujours aimé les films avec des monstres qui sont là pour vous faire peur alors que je suis confortablement assis dans mon fauteuil. J’admire le savoir-faire et l’ingéniosité de ceux qui créent les effets spéciaux. À l’origine, ces monstres étaient en papier mâché et aujourd’hui ce sont des images virtuelles. Mais que ce soient les uns ou les autres, ils n’ont vraiment rien d’effrayant parce qu’ils n’existent pas. Par contre, s’ils gambadaient dans les rues, ce serait une tout autre affaire.

À la fin des temps surgira une alliance d’états despotiques qui aura à sa tête un être tellement vil que le pire des monstres que vous pouvez imaginer est un enfant de chœur à côté de lui.

Je continue à lire dans le chapitre sept de Daniel.

Après cela, dans mes visions nocturnes, je vis surgir une quatrième bête, effrayante, terrifiante et d’une force extraordinaire ; elle avait d’énormes dents de fer, elle dévorait, déchiquetait et piétinait ce qui restait de ses victimes ; elle était bien différente des bêtes qui l’avaient précédée ; elle avait aussi dix cornes. J’observais ces cornes et voilà qu’au milieu d’elles surgit une autre corne plus petite : trois des premières cornes furent arrachées devant elle. Sur cette corne, il y avait des yeux ressemblant à des yeux humains, et une bouche qui parlait avec arrogance (Daniel 7.7-8).

Cette quatrième bête est l’Empire romain, mais il aura plusieurs phases. Un jour apparaîtra un ensemble de dix états ou peut-être plus puisque le chiffre dix désigne symboliquement une totalité plutôt que dix unités. Puis au milieu d’eux se lèvera un nouveau venu. Il sera d’abord petit et insignifiant mais il grandira vite et remplacera brusquement et violemment trois états sans doute en les assimilant. Cette petite corne est décrite comme ayant des yeux ce qui représente l’ingéniosité, les capacités intellectuelles et les manœuvres rusées.

Cet homme sera véritablement et littéralement diablement intelligent . Il le sait et en tire gloire, et son orgueil est à la mesure de son pouvoir. Il s’agit bien sûr de l’Antichrist. L’apôtre Paul décrit cet homme inique quand il parle du jour du Seigneur, disant qu’il n’aura pas lieu avant que l’apostasie soit arrivée, et que se révèle l’homme impie, le fils de perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou qu’on adore, et qui va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu et se faire passer lui-même pour Dieu. L’avènement de l’impie se produira par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’injustice (2Thessaloniciens 2.3-4, 9 ; SER).

La deuxième phase de l’Empire romain est décrite dans la statue de Nabuchodonosor par les dix orteils qui sont un mélange de fer et d’argile, ce qui pourrait signifier un pouvoir autocratique au sein d’une alliance fragile d’états issus de l’Empire romain.

À l’heure actuelle, les pays de la Communauté européenne ont tous un régime démocratique où chacun veut avoir son mot à dire. Alors, on vote et on élit des candidats censés représenter le peuple. Mais dans la réalité, ce sont les groupes de pression, les grands argentiers et les magouilles politiciennes qui décident du vainqueur. C’est ce système biscornu qui donne une apparente légitimité aux élus qui permettra aussi à l’Antichrist de prendre le pouvoir.

Mais quand Jésus établira son royaume, il sera le roi doté d’un pouvoir absolu. Il n’y aura ni élection ni consultation ni chambre de ceci ou de cela ; ce sera un régime dictatorial bienveillant. Pour commencer, il n’essaiera pas de se remplir les poches, d’ailleurs l’argent tel que nous le connaissons n’aura plus cours. Ensuite, il fera régner la justice, la vraie, sans entourloupettes et sans vices de formes ou de procédures et le monde entier devra courber l’échine sous son sceptre royal.

Versets 9-10a

Je continue le texte.

Je regardai encore pendant qu’on installait des trônes, l’ancien des jours prit place sur l’un d’eux. Son vêtement était blanc comme de la neige et ses cheveux étaient comme la laine pure. Son trône, embrasé de flammes de feu, avait des roues de feu ardent. Un fleuve de feu jaillissait et coulait devant lui (Daniel 7.9-10a ; Autre).

En disant Je regardai encore, Daniel veut attirer l’attention de ses lecteurs sur le changement de scène. Nous sommes dans un tribunal qui comprend plusieurs trônes sur lesquels prennent place des juges. Le seul mentionné est l’ Ancien des jours , c’est-à-dire le Dieu souverain de toute éternité qui contrôle hommes et nations. Un prophète écrit :

Car voici ce que dit le Dieu très élevé qui demeure éternellement, qui s’appelle le Saint : J’habite dans un lieu qui est très haut et saint (Ésaïe 57.15a).

L’ Ancien des jours porte un vêtement blanc comme de la neige. Dans les Écritures, la couleur blanche symbolise la sainteté parfaite. Dans l’Évangile et le livre de l’Apocalypse, Jésus est décrit d’une façon similaire à l’Éternel. Je lis ces passages :

Ses vêtements devinrent éblouissants et si parfaitement blancs que personne sur la terre ne peut produire une telle blancheur. – Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, oui, comme la neige (Marc 9.3 ; Apocalypse 1.14).

Les cheveux de l’Ancien des jours sont en laine pure ce qui représente la majesté et la sagesse.

Dans ce tribunal se trouvent d’autres trônes, mais Daniel ne précise pas qui les occupe. Cependant, on les retrouve lors du jugement qui aura lieu après la grande tribulation et juste avant que ne commence le règne des mille ans de Jésus-Christ. Or, dans la salle d’audience seront présents ceux qui ont été mis à mort par l’Antichrist à cause de leur foi mais qui sont ressuscités (Apocalypse 20.4). Tout porte donc à croire que ce sont des croyants qui seront assis sur ces trônes et qui jugeront avec Dieu car les anges n’ont pas cette fonction.

Dans les Écritures, le feu qui entoure le trône de l’Éternel et qui en sort, est une scène de jugement. Cette vision de Daniel rappelle beaucoup la description que fait Ézéchiel (Ézéchiel 1 ; 10.12-13) de la gloire divine qu’il a vue au début de son ministère prophétique.

Verset 10b

Je continue le texte.

Des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui. La cour de justice prit place et l’on ouvrit des livres (Daniel 7.10b).

Littéralement, le texte dit :

Mille milliers le servaient ; une myriade de myriades était debout devant lui.

Cette multitude innombrable représente les anges (comparez Deutéronome 33.2 ; 1Rois 22.19 ; Psaumes 103.20).

Les juges s’assoient prêts à examiner l’affaire du jour. On leur apporte alors les livres qui contiennent toutes les pensées et actions humaines ; cette scène signifie que Dieu connaît absolument tout en détail.

Le jugement qui va être prononcé concerne la quatrième bête, l’Empire romain reconstitué en dix cornes et surtout la petite corne qui est l’Antichrist ; il ne s’agit donc pas du jugement du grand trône blanc (Apocalypse 20.11-12) aussi appelé jugement dernier en langage populaire.

Versets 11-12

Je continue le texte.

Je regardai alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne ; et tandis que je regardais, l’animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé. Quant au reste des bêtes, on leur enleva leur pouvoir mais on leur accorda une prolongation de vie jusqu’à un temps et un moment fixés (Daniel 7.11-12).

La répétition de je regardai signifie que Daniel redouble d’attention, et l’ajout de jusqu’à montre que la scène se prolonge dans le temps, trois ans et demi pour être exact, ce qui correspond à la durée de la grande tribulation à venir.

Alors que le tribunal est en session, la bête profère des paroles hautaines ; son jugement est prononcé et la sentence exécutée sur-le-champ. La bête fut tuée, ce qui mit fin au temps des nations dont Jésus a parlé (Luc 21.24, 27) et permet au Messie d’instaurer son règne de mille ans sur terre. La destruction de la quatrième bête correspond aussi à la petite pierre qui anéantit la statue de Nabuchodonosor. Je rappelle le passage :

À l’époque de ces rois-là, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera pas à un autre peuple ; il pulvérisera tous ces royaumes-là et mettra un terme à leur existence, mais lui-même subsistera éternellement. C’est ce que représente la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans l’intervention d’aucune main humaine pour venir pulvériser le fer, le bronze, l’argile, l’argent et l’or. Quant à la pierre qui avait heurté la statue, elle devint une immense montagne et remplit toute la terre. (Daniel 2.44-45 ; 35b).

Quant aux trois bêtes précédentes, c’est-à-dire les empires babylonien, médo-perse et grec, elles ont chacune à leur tour perdu leur puissance et prééminence. Leur disparition en tant que entité politique eut lieu une fois qu’elles eurent épuisé le temps que le Dieu souverain leur avait accordé. Cependant, chaque empire conquis fut intégré au suivant ce qui lui a permis de conserver une grande partie de sa culture propre qui a ainsi survécu jusqu’à l’Empire romain reconstitué et dirigé par la petite corne, l’Antichrist.

Mais contrairement aux trois premiers empires qui ont été conquis sur le champ de bataille et annexés, la quatrième bête est balayée sans laisser de traces suite à un jugement divin (comparez Daniel 9.27 ; Apocalypse 11.15 ; 19.15) à cause de sa révolte ouverte contre l’Éternel. Avec son anéantissement disparaissent toutes les puissances terrestres. C’est la fin du temps des nations et le début du règne de Dieu.

Verset 13

Je continue le texte.

Je regardai encore dans mes visions nocturnes : sur les nuées du ciel, je vis venir quelqu’un semblable à un fils d’homme. Il s’avança jusqu’au vieillard âgé de nombreux jours et on le fit approcher devant lui (Daniel 7.13).

C’est la troisième reprise de Je regardai encore dans mes visions nocturnes (Daniel 7.2, 7). Cette formule sert à marquer le début de chaque acte de la vision de Daniel. Le premier nous a présenté les trois premières bêtes, le second la quatrième bête et son jugement et le troisième acte nous introduit dans le royaume messianique.

Ce nouveau personnage vient du ciel et il surprend Daniel parce qu’il est semblable à un fils d’homme , c’est-à-dire qu’il a une apparence humaine au lieu d’un aspect angélique comme dans la vision du prophète Ézéchiel (ch. 1). Cet homme n’est pas décrit, mais il ne peut s’agir que du Messie surtout que Jésus s’est très souvent appelé fils de l’homme (Matthieu 16.27 ; 19.28 ; 26.64, etc.) et a clairement appliqué ce passage à lui-même (comparez Matthieu 24.30 ; 26.64, etc.). Le sens de cette apparition est le suivant. Par leur brutalité, les quatre bêtes représentaient sous divers aspects la tyrannie des pouvoirs terrestres qui soumettent les hommes à leur domination par la force. La figure humaine de ce nouveau personnage qui inaugure le royaume de Dieu révèle l’esprit de liberté et d’amour qui caractérisera sous son règne l’existence humaine arrivée à sa destination parfaite.

Il est intéressant de noter que dans cette vision de Daniel, la gloire de Dieu est dédoublée en l’Ancien des jours et le fils d’homme (comparez Ézéchiel 1.26)

Nous savons par d’autres textes que l’Éternel invite le fils d’homme à s’asseoir à sa droite afin de le couronner et de l’installer dans sa charge de souverain et de juge de toute la terre. C’est ainsi que lorsque Jésus a comparu devant le tribunal religieux juif, le grand-prêtre lui a demandé :

Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? Et Jésus lui répondit : – Oui, je le suis ! Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire avec les nuées du ciel (Marc 14.61-62 ; comparez Psaumes 110.1 ; Éphésiens 1.20, 21)

Verset 14

Je continue le texte.

On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit (Daniel 7.14).

La souveraineté, la gloire et la royauté qui avaient été prêtées pour un temps aux monarques des quatre empires sont maintenant données au Messie pour toujours. Je lis un passage :

Il régnera éternellement sur le peuple issu de Jacob, et son règne n’aura pas de fin (Luc 1.33).

De plus, son royaume sera universel, et Dieu régnera et jugera par lui. Alors, de nombreuses prophéties seront accomplies. Par exemple dans un psaume il est écrit :

C’est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte ! Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui (Psaumes 2.6-7 ; LSG).

L’apôtre Paul explique ce passage (comparez Actes 13.33) disant qu’il s’agit de la résurrection du Christ par laquelle Jésus a repris sa position originelle et éternelle de Fils, ce qui veut aussi dire qu’il a été remis en possession des attributs divins qu’il possédait de toute éternité et auxquels il avait renoncé pour accomplir sa mission terrestre (comparez Jean 17.5). Le psalmiste continue et dit :

Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. Tu les briseras avec une verge de fer, tu les briseras comme le vase d’un potier (Psaumes 2.8-9 ; LSG).

Jésus-Christ établira son règne par la force, en détruisant l’Antichrist et seuls ceux qui se soumettront à lui entreront dans son règne de mille ans.

Ce millénium sera la phase terrestre du royaume éternel de Dieu et aura Jérusalem pour capitale. Je lis un passage :

Des nations nombreuses viendront et se diront les unes aux autres : venez, montons au mont de l’Éternel, au Temple du Dieu de Jacob ! Il nous enseignera les voies qu’il a prescrites, nous suivrons ses sentiers. Car de Sion viendra la Loi, et de Jérusalem, la Parole de l’Éternel (Michée 4.2).

Versets 15-16

Je continue le texte.

Moi, Daniel, je fus profondément angoissé au-dedans de moi et mes visions me remplissaient d’effroi. Je m’approchai de l’un de ceux qui se tenaient là debout pour lui demander quelle était la signification véritable de tout ce que j’avais vu. Il me répondit pour m’en donner l’interprétation (Daniel 7.15-16).

La révélation des événements de la fin des temps disparaît mais la vision continue. Ici, Daniel s’identifie pour la seconde fois (comparez Daniel 7.1) tout en exprimant le très grand trouble qu’il ressent. Il précisera plus loin que la raison de sa détresse tient au fait que Dieu permet à la quatrième bête de tuer beaucoup de croyants (Daniel 7.21). Alors, il demande à l’un des anges qui se trouvent là de lui expliquer la révélation qu’il a reçue.

Verset 17

Je continue.

Ces quatre bêtes énormes, dit-il, représentent quatre rois qui apparaîtront sur la terre (Daniel 7.17).

Dans les Écritures, le roi est synonyme du royaume qu’il gouverne. Ces empires sont ceux que nous avons déjà rencontrés : Babylone représentée par la tête en or de la statue de Nabuchodonosor et par le lion ailé. Ensuite l’alliance des Mèdes et des Perses symbolisée par la poitrine et les bras en argent de la statue et par l’ours. Troisièmement, la Grèce représentée par le ventre et les hanches en bronze et le léopard à quatre ailes et à quatre têtes, et enfin Rome symbolisé par les jambes en fer, les pieds partiellement en fer et partiellement en argile de la statue et par un monstre effrayant.

Comme je l’ai dit, ce quatrième empire aura plusieurs phases. La première est celle qu’on trouve dans les livres d’histoire. La seconde est représentée par les dix cornes et la dernière par la petite corne qui est l’Antichrist.

Verset 18

Je continue le texte.

Mais le royaume sera donné aux membres du peuple saint du Très-Haut et ils le posséderont pour toujours, éternellement (Daniel 7.18).

L’expression peuple saint apparaît cinq fois dans ce chapitre (Daniel 7.21, 22, 25, 27 ; 8.24) et désigne le peuple de Dieu. Alors qu’aujourd’hui il est constitué par l’ensemble des croyants qui forment l’Église universelle de Jésus-Christ, dans la vision de Daniel, les saints dont il est ici question sont les croyants de l’Ancien Testament et non du Nouveau ; il faut bien faire cette distinction.

À l’origine, Israël devait être une nation sainte, c’est-à-dire consacrée et soumise à l’Éternel. Je lis un passage :

Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Mais vous, vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte (Exode 19.5-6).

Israël a totalement failli à son appel surtout à cause de ses idolâtries. Sa punition fut la déportation des 10 tribus du nord par les Assyriens et de Juda par Babylone.

Le mot saint est utilisé environ deux cents fois dans le Nouveau Testament, dont 92 fois pour désigner le Saint-Esprit. Dans les autres cas, il sert à identifier des pécheurs qui se sont reconnus coupables devant Dieu et qui ayant accepté le salut en Jésus-Christ ont été déclarés justes sur la base de leur foi (comparez Matthieu 27.52-53).

Cependant, le sens de ce mot a considérablement changé. En effet, alors que le christianisme s’étendait, il devint évident que certains chrétiens menaient une vie vertueuse tandis que d’autres s’envoyaient mille misères à suivre l’enseignement de Jésus-Christ. Le mot saint commença donc à désigner ces personnes qui étaient un modèle de vertus chrétiennes et après leur mort ils étaient vénérés par ceux qui les avaient connus. Éventuellement, l’Église catholique romaine créa un processus appelé canonisation par lequel ces êtres humains exceptionnels pouvaient être reconnus comme saints dans toute la chrétienté.

Le catholicisme donne donc au mot saint une signification très différente de celle des Écritures. Pour être canonisé, une personne doit faire au moins un miracle après sa mort, ce qui prouve qu’il est déjà au ciel et non plus au purgatoire. Les saints peuvent être vénérés et priés en public et leurs vies sont des exemples à imiter.

Dans le langage populaire aussi, le mot saint a son propre sens. Quelques fois, on entend dire de telle personne, pratiquement toujours une femme : Oh, c’est une sainte  !, ce qui veut généralement dire que c’est quelqu’un de très serviable.

Dans les Écritures, le mot saint est attribué aux croyants du Nouveau Testament, de l’Ancien, et à ceux qui seront persécutés à cause de leur foi pendant la grande tribulation. Je lis deux passages :

Les tombeaux s’ouvrirent, et les corps de plusieurs saints qui étaient décédés ressuscitèrent. Ils sortirent des tombeaux, entrèrent dans la ville sainte, après la résurrection (de Jésus) et apparurent à un grand nombre de personnes. – Il lui fut donné (à la bête) de faire la guerre aux saints et de les vaincre (Matthieu 27.52-53 ; Apocalypse 13.7a).

Les saints dont Daniel parle sont donc l’Israël fidèle ainsi que les païens prosélytes qui croient en l’Éternel comme étant le Dieu unique et vrai. Ceci étant bien établi, il serait bon de savoir si selon la définition du Nouveau Testament vous êtes saint.


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