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Diffusé le 26 juillet 2010 - ::
Aujourd’hui, Babylone est un monceau de ruines. Mais en les fouillant, les archéologues ont trouvé les vestiges d’un royaume glorieux. La ville comprenait 50 grandes avenues qui en se croisant formaient 625 places et 676 quartiers d’habitations où les maisons avaient jusqu’à 4 étages. Un écrivain grec (Eusèbe de Césarée ; 265-340) écrit que pour plaire à son épouse (Amytis) originaire du pays montagneux de la Médie, le roi Nabuchodonosor lui avait offert une colline artificielle de 120 mètres de haut couverte de canaux pour qu’elle puisse s’y promener et se rafraîchir.
Il s’agit bien sûr de ces fameux jardins suspendus qui étaient comptés parmi les sept merveilles du monde antique. Construits à l’intérieur de la forteresse de Babylone, ils comprenaient un ensemble gigantesque de terrasses érigées sur des voûtes. Les ruines de cette infrastructure sont encore visibles aujourd’hui et s’étendent sur une surface de quinze hectares.
Sur la rive occidentale droite du fleuve se trouvait le temple de Bel-Nébo, une ziggourat de sept étages probablement construite selon le modèle de la Tour de Babel. Cette tour colossale était en briques et on accédait aux étages par un escalier extérieur en colimaçon. Sur son sommet se trouvaient des autels sur lesquels on offrait des sacrifices d’animaux.
Les Babyloniens étaient alphabétisés et la ville possédait une bibliothèque bien garnie. Enfin, Babylone était entourée d’une muraille haute de 90 mètres et suffisamment large pour accommoder huit chevaux côte à côte. Il n’est donc pas étonnant que lorsque Nabuchodonosor a rêvé d’une statue métallique, son empire soit représenté par la tête en or.
En réalité, Babylone n’était pas invulnérable puisque l’armée médo-perse a réussi à y pénétrer mais par ruse. En effet, le talon d’Achille de la ville était l’Euphrate, le fleuve qui la traversait. Seulement, il ne suffisait pas de l’assécher temporairement afin d’accéder à ses murs, il fallait encore que les sentinelles ne soient pas vigilantes et que les portes d’accès à la ville ne soient pas fermées. C’est ce qui s’est passé, car la prise de Babylone était sous-entendue dans la vision de Daniel qui a vu plusieurs empires se succéder l’un après l’autre. Le premier, Babylone fut suivi d’un autre : les Mèdes et les Perses.
Je continue à lire dans le chapitre sept du livre de Daniel.
Au cours de la première année du règne de Balthazar, roi de Babylone, comme Daniel était couché sur son lit, il eut un rêve : il s’agissait de visions. Il consigna le rêve par écrit pour en raconter l’essentiel. Voici le récit de Daniel : Au cours de mes visions nocturnes, je regardais et voici que les quatre vents du ciel agitaient la grande mer (Daniel 7.1-2).
Alors que dans les six premiers chapitres du livre, Daniel parle à la troisième personne du singulier, dans les six suivants, à partir d’ici au verset deux, il s’exprime à la première personne ; il raconte la révélation que Dieu lui donne.
Dans cette vision, il a d’abord vu la grande mer agitée par quatre vents. La grande mer représente toujours la Méditerranée ce qui veut dire que la vision a trait au monde méditerranéen.
Dans la mythologie cananéenne, la mer est divinisée et représente le chaos, car c’est le lieu où habite le monstre marin, le Léviathan qui personnifie les puissances du mal (comparez Job 3.8).
Dans les Écritures, la mer par son immensité et sa mobilité symbolise généralement la masse de l’humanité, et surtout le monde païen en révolte contre Dieu.
Dans une vision, l’apôtre Jean voit un ange qui lui dit :
Viens ici, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. – Les eaux que tu as vues représentent des peuples, des foules, des nations et des langues (Apocalypse 17.1, 15 rsm ; comparez Ésaïe 17.12 ; 57.20 ; Jérémie 46.7 ; Matthieu 13.47 ; Apocalypse 13.1).
Daniel voit quatre vents agiter la mer. Le mot pour vent veut aussi dire esprit ou ange . Cette scène indique une intervention de Dieu dans les affaires humaines, ce qu’il fait en général, par l’intermédiaire d’anges.
En principe, le vent ne souffle que dans une seule direction à la fois et ce n’est que lorsqu’il rencontre des obstacles, qu’il dévie de sa trajectoire initiale. Mais ce que Daniel a vu est une mer très perturbée par des vents qui soufflent dans toutes les directions en même temps.
Cette vision exprime les soubresauts qui ont conduit à l’apparition des quatre empires dont il va être question, et surtout du dernier, Rome. Car de celui-ci naîtra éventuellement une petite corne qui a une bouche qui parle avec arrogance (Daniel 7.8). C’est une référence à l’Antichrist, qui, entre sa propagande et ses stratagèmes, réussira à embobiner le monde entier, du moins pendant un certain temps.
Jésus a dit à sa génération :
Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. Si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez ! (Jean 5.43).
Il faisait allusion à l’apparition de l’Antichrist qui sera le bras droit de Satan. Puis Jésus a ajouté :
D’ailleurs, comment pourriez-vous parvenir à la foi alors que vous voulez être applaudis les uns par les autres et que vous ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul ? (Jean 5.44).
Déjà au premier siècle, mais en fait depuis la rébellion de nos premiers parents, l’humanisme est une philosophie en vogue. Aujourd’hui, on élève et rend gloire à tous ceux qui ont une fonction soi-disant importante dans la société que ce soit dans le monde politique, religieux, des affaires ou de l’audiovisuel. Les acteurs en particulier sont des idoles au sens propre du terme. Ces stars comme on les appelle ont fait du cinéma un endroit respectable alors que moralement il ne l’est pas du tout. Aujourd’hui, la situation s’est encore dégradée avec la multiplication des jeux vidéo, qui ne sont pour la plupart, qu’un vulgaire amalgame de sexe et de violence. C’est l’argent, la source de cette corruption et c’est encore l’argent qui propulsera l’Antichrist au pouvoir.
Je continue le texte de Daniel.
Quatre bêtes énormes, différentes les unes des autres, surgirent de la mer. La première ressemblait à un lion avec des ailes d’aigle. Tandis que je la regardais attentivement, ses ailes lui furent arrachées, elle fut soulevée de terre et dressée sur ses pieds comme un homme, un cœur humain lui fut donné (Daniel 7.3-4).
Ces monstres sortent de la masse humaine en se succédant l’un à l’autre. Il s’agit des quatre rois ou empires (Daniel 7.17) qui dans la statue de Nabuchodonosor sont représentés par l’or, l’argent, le bronze et le fer mêlé d’argile. Ces métaux symbolisent les empires babylonien, médo-perse, grec et romain. Ils sont différents non pas en puissance mais en étendue et dans leur façon d’agir, car ils n’ont pas, pourrait-on dire, la même personnalité.
Le premier monstre est un assemblage de lion et d’aigle dont l’équivalent est la tête en or de la statue.
Le lion est le roi et le plus noble des animaux terrestres et l’aigle celui des oiseaux. Le lion est connu pour sa puissance et sa force brutale. Les ailes représentent la rapidité de déplacement et de manœuvre des armées babyloniennes mais peut-être aussi l’arrogance de Nabuchodonosor qui voulait s’élever et se faire dieu.
En très peu de temps, ses armées ont écrasé les forces assyriennes et égyptiennes (605) et conquis toute la Palestine. Un général américain (Nathan Bedford Forrest) a dit : le premier (arrivé) avec le plus (d’hommes et de matériel) est celui qui gagne . C’est de cette manière que Babylone, Alexandre le Grand, Jules César et ses successeurs, et plus tard Napoléon ont triomphé des autres nations et établi leur empire.
Aujourd’hui, quand une armée a la maîtrise des airs, elle remporte éventuellement la victoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, dès que les avions alliés dominaient le ciel, ce n’était plus qu’une question de temps avant que l’Allemagne puis le Japon soient obligés de capituler.
Après avoir été l’emblème des souverains assyriens (Jérémie 50.17), le lion devint celui des rois chaldéens. On a découvert d’énormes sculptures de lions ailés marquant l’entrée des palais des souverains babyloniens. De plus, dans les Écritures, Nabuchodonosor, le plus grand et le plus glorieux des potentats de Babylone, est comparé à la fois à un lion (Jérémie 50.17) et à un aigle (Ézéchiel 17.3, 12) tout comme son armée d’ailleurs (Jérémie 4.7, 13).
Alors que Daniel regarde la scène qui se déroule dans les visions de sa tête , les ailes du lion sont violemment arrachées et un cœur d’homme lui est donné. C’est une référence à l’humiliation sévère de Nabuchodonosor quand il perdit la raison et se mit à brouter de l’herbe parce qu’il se prenait pour un bœuf. Mais après sept années de ce régime, il a enfin reconnu la souveraineté de l’Éternel.
Alors, il devint un homme transformé au niveau spirituel ce qui a rendu son règne plus humain et l’a guéri de sa folie des grandeurs, de sa prétention de s’élever jusqu’au ciel. Ce qui est arrivé à Nabuchodonosor est un enseignement pour nous, car il montre que l’orgueil attire la foudre divine mais aussi que Dieu accorde sa grâce aux humbles (comparez Proverbes 3.34 ; Jacques 4.6 ; 1Pierre 5.5).
Je continue le texte.
Et voici que surgit une deuxième bête, ressemblant à un ours : elle était dressée sur un côté et tenait dans sa gueule trois côtes entre les dents. J’entendis qu’on lui disait : « Debout, mange beaucoup de chair ! » (Daniel 7.5).
L’ours est un animal très puissant à cause de sa taille (1Samuel 17.34), mais aussi très lent comparé à un lion avec des ailes. Il représente l’Empire des Mèdes et des Perses qui devint plus étendu que celui de Babylone mais son armée innombrable était bien moins agile que celle des Chaldéens.
En l’an 480 av. J-C, dix ans après la défaite de Darius contre les Grecs à Marathon, le roi perse Xerxès 1er (486-465) veut laver l’affront qu’a subi son prédécesseur. Il attaque la Grèce avec plusieurs centaines de milliers d’hommes et une armada de navires (400). Il réussit à grand-peine et grâce à une trahison à vaincre les Grecs sur terre (à Thermopyles) et il incendie Athènes, mais plus de la moitié de sa flotte est détruite (à Salamine par Thémistocle ; 481). Et l’année suivante, il est battu par les Grecs (par Pausanias près de Platée). Ce n’était pas encore la fin du grand Empire perse, mais un observateur attentif aurait déjà pu discerner des signes avant-coureurs qui désignaient le prochain empire.
L’ours est l’équivalent de la poitrine et des bras en argent de la statue du rêve de Nabuchodonosor. Il apparaît dressé sur un côté ce qui signifie que l’un des deux alliés aura la prépondérance sur l’autre.
Depuis le fondateur de la dynastie mède (Déjocès), ses rois (jusqu’à Astyage) régnaient d’abord sur les Mèdes puis sur les Perses. Mais après la venue de Cyrus, cet équilibre fut inversé et la Perse domina les Mèdes ce qui apparaît dans la vision de Daniel avec l’ours plus élevé d’un côté.
Le livre de Daniel fait une distinction entre les rois Darius et Cyrus mais il considère que Babylone fut sous la tutelle d’une seule monarchie, celle jointe des Mèdes et des Perses (comparez Daniel 5.28 ; 11.1-2). D’ailleurs plus loin ces deux peuples sont représentés par un seul animal, le bélier à deux cornes (Daniel 8.20).
Tout ça pour dire qu’il n’est pas possible de scinder les Mèdes et les Perses comme le font certains commentateurs d’obédience libérale et de les considérer à part dans la prophétie de Daniel. Que ce soit la poitrine et les bras en argent de la statue de Nabuchodonosor, ou l’ours dans la vision de Daniel, ces deux images représentent les Mèdes et les Perses ensemble. Ces observations sont un peu barbantes mais elles permettent aussi d’interpréter correctement les Écritures.
Les trois côtes dans la gueule de l’ours sont une image des vastes conquêtes de l’Empire médo-perse dans trois directions : l’ouest, le nord et le sud (comparez Daniel 8.4). L’ordre qui est donné à l’animal de se lever ne veut pas dire qu’il était couché puisqu’il vient tout juste de sortir de la mer. Cette apostrophe veut dire : Vas-y, en avant ! Et Mange beaucoup de chair exprime l’avidité avec laquelle cet empire s’est emparé des richesses des peuples conquis. L’ordre signifie donc : Accomplis ton rôle dans l’histoire et que rien ne t’arrête !
Je continue le texte.
Après cela, je continuai à regarder et je vis un autre animal qui ressemblait à un léopard, avec quatre ailes d’oiseaux sur le dos et quatre têtes. Le pouvoir lui fut donné (Daniel 7.6).
Ce fauve correspond à la partie de la statue de Nabuchodonosor qui est le ventre et les hanches en bronze , et représente la Grèce. Le léopard est un animal particulièrement agile (comparez Habakuk 1.8) qui peut faire soudainement de très grands bonds. Si en plus on lui ajoute quatre ailes, ce monstre va se déplacer à une vitesse vertigineuse sans toucher terre.
Et effectivement, en l’espace de quatre ans environ (334-330), Alexandre le Grand (356-323) a conquis la totalité de l’Empire perse dont Babylone et l’Égypte où il fonde Alexandrie. Ensuite il alla jusqu’aux Indes, mais l’épuisement de ses troupes l’a obligé à revenir en Perse. En l’espace de huit ans, son armée aura parcouru 18 000 km. Alexandre le Grand échange alors son rôle de conquérant pour celui d’administrateur et tente d’imposer son hégémonie. Il réorganise son empire et accorde les mêmes droits aux Perses qu’aux Macédoniens, sa patrie. Il crée une monnaie unique et impose le grec comme langue internationale. Mais il décède subitement à Babylone à l’âge de 33 ans à la veille de nouvelles conquêtes. Les 70 villes qu’il aura fondées pendant son règne répandront la culture grecque en Méditerranée orientale et en Perse.
Alexandre avait instauré un culte impérial qui servira plus tard de modèle aux Césars romains. Après sa mort, ses quatre généraux (les diadoques) se partagent le gâteau, c’est-à-dire son empire, prennent le titre de roi, et établissent quatre royaumes (la Thrace et l’Asie Mineure ; la Macédoine et la Grèce ; la Syrie, la Babylonie et la Perse ; l’Égypte, la Palestine et l’Arabie) qui sont représentés par les quatre têtes du léopard. Deux d’entre eux, l’Égypte et la Syrie, seront constamment en guerre, chacun cherchant à annexer l’autre et à contrôler la Palestine.
Dans le chapitre suivant, il sera question d’un autre monstre, un bouc (Daniel 8.8) avec une corne qui se brise et qui est remplacée par quatre autres qui représentent aussi les quatre généraux d’Alexandre le Grand, lui-même étant la première corne, celle qui se brise.
Je continue le texte.
Après cela, dans mes visions nocturnes, je vis surgir une quatrième bête, effrayante, terrifiante et d’une force extraordinaire ; elle avait d’énormes dents de fer, elle dévorait, déchiquetait et piétinait ce qui restait de ses victimes ; elle était bien différente des bêtes qui l’avaient précédée ; elle avait aussi dix cornes (Daniel 7.7).
La répétition dans mes visions nocturnes annonce quelque chose de nouveau. Il s’agit de la venue d’un monstre plus terrifiant que les précédents. Alors que Daniel a essayé de comparer les trois premières bêtes qui lui sont apparues à des animaux qu’on peut voir dans un zoo, comme un lion, un aigle, un ours ou un léopard, ce dernier monstre ne ressemble à rien de connu, c’est pourquoi Daniel n’essaie ni de l’identifier ni de lui donner un nom.
Cependant, tout porte à croire que dans la révélation qu’il a reçue, l’apôtre Jean a vu la même chose que Daniel. En effet, il la décrit possédant dix cornes tout comme le monstre de Daniel. Je lis le passage de Jean :
Alors je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes. Elle portait sur ses cornes dix diadèmes et sur ses têtes étaient inscrits des titres insultants pour Dieu. La bête que je vis avait l’allure d’un léopard, ses pattes ressemblaient à celles d’un ours et sa gueule à celle d’un lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité (Apocalypse 13.1-2).
Le quatrième monstre que Daniel aperçoit dans sa vision correspond à l’Empire romain. Il est représenté par les jambes en fer, les pieds partiellement en fer et partiellement en argile de la statue de Nabuchodonosor.
Alors que les fauves précédents étaient féroces et détruisaient tout sur leur passage, ce monstre-ci est bien pire. Quand Daniel a interprété ce quatrième empire au roi de Babylone, il a dit :
Il sera dur comme le fer ; comme le fer pulvérise et écrase tout et le met en pièces, ainsi il pulvérisera et mettra en pièces tous les autres royaumes (Daniel 2.40).
Ce qui est cohérent avec ce qu’il dit ici du monstre qui est effrayant, terrifiant et d’une force extraordinaire ; qui a d’énormes dents de fer, qui dévore, déchiquette et piétine ce qui reste de ses victimes. Ce quatrième animal est donc très différent des précédents ce qui explique aussi pourquoi Daniel s’attarde davantage sur lui que sur les trois autres.
La principale caractéristique du premier monstre était sa majesté, du second, sa voracité, du troisième, son agilité et du quatrième, sa force brutale, sa férocité et sa formidable puissance de destruction. Avec ses dents de fer, c’est davantage une machine à broyer qu’un animal. Il ne connaît pas la pitié et lui résister est fatal.
Comme je l’ai déjà dit, les dix cornes de ce monstre correspondent aux dix orteils de la statue. Or dans le symbolisme des Textes Sacrés, la corne représente un pouvoir et la force, et le chiffre dix un ensemble, une totalité. Plus loin, il est dit qu’il s’agit de rois ou états et ils ne se succéderont pas mais existeront ensemble. Le quatrième empire se divisera donc en plusieurs entités qui formeront une alliance.
L’Empire romain a commencé par absorber l’Égypte, la Syrie, les Balkans et la Grèce puis a continué à faire tache d’huile pour atteindre son zénith sous l’empereur César Auguste. Il a surpassé tous les grands empires précédents et rien n’échappait à sa puissance (Daniel 2.40 ; 7.7, 23). L’Empire romain fut le premier qui avait des frontières en Orient et en Occident. Il devint tellement grand qu’il était impossible à quiconque de le fuir.
Or c’est au moment où Rome atteint son apogée que se déroule la première phase du royaume de Dieu avec l’apparition de Jésus-Christ (né sous César Auguste). Puis, en même temps que l’Église se développe, l’empire subit les coups de boutoir des invasions barbares qui réussissent à le disloquer à cause de sa corruption interne. Il se divisera alors progressivement en une multiplicité d’états qui sont représentés dans les visions de Daniel par les dix cornes et les dix orteils.
Dans l’avenir, l’Empire romain se reconstituera sous la botte d’un nouveau César (appelé la petite corne, l’Antichrist), mais après sept ans de règne aura lieu la seconde phase du royaume de Dieu avec le retour triomphant du Messie qui viendra établir son royaume de mille ans sur terre. Un jour, ces prophéties sortiront des pages des Textes Sacrés pour s’accomplir et faire la une des journaux.