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Émission 929 - Daniel 6:17 - 7:1

Diffusé le 23 juillet 2010 - ::

Chapitre 6

Verset 17

Dans la vie, nous avons tous beaucoup d’obligations. Certaines ne sont pas la mer à boire, mais il en est d’autres qui sont vraiment difficiles à avaler ou franchement pénibles. Je dois avouer qu’il m’arrive alors de faire ce que je dois mais en y mettant pas mal de mauvaise volonté.

Le roi Darius est tombé dans un traquenard infâme et machiavélique que lui ont tendu ses ministres et maintenant qu’il est fait comme un rat, il n’a pas d’autres possibilités que d’ordonner l’exécution de son ami et conseiller.

Je continue à lire dans le chapitre six du livre de Daniel.

Alors le roi ordonna d’emmener Daniel et de le jeter dans la fosse aux lions. Il s’adressa à Daniel et lui dit : Puisse ton Dieu que tu sers avec tant de persévérance te délivrer lui-même (Daniel 6.17).

Cette fosse souterraine était munie d’une ouverture à son sommet et c’est par là qu’on jetait de la nourriture aux fauves. Il y avait aussi une entrée sur le côté, probablement à flanc de colline fermée par une porte en fer, par laquelle on introduisait les lions. Ils étaient utilisés pour exécuter certains de ceux que le roi condamnait à mort. Il ne s’agissait donc pas de vieux fauves édentés, mais de bêtes féroces qui n’avaient pas mangé depuis au moins vingt quatre heures et qui étaient prêtes à dévorer n’importe quoi à portée de leurs crocs.

Avant de faire jeter Chadrak, Méchak et Abed-Nego dans la fournaise ardente, Nabuchodonosor dans son arrogance leur avait dit :

Et quel est le dieu qui pourrait alors vous délivrer de mes mains ? (Daniel 3.15).

Mais ici la situation est entièrement différente, car c’est à contrecœur et la mort dans l’âme que Darius ordonne qu’on jette Daniel dans la fosse aux lions. Il est probable que Darius avait entendu parler des miracles que le Dieu des Hébreux avait accomplis sous les règnes des rois babyloniens. Alors, ses dernières paroles à Daniel sont une prière, une supplique adressée à son Dieu.

Verset 18

Je continue.

On apporta une grosse pierre et on la mit devant l’entrée de la fosse. Le roi y apposa son sceau avec son anneau et ceux des hauts dignitaires, afin que rien ne puisse être changé aux dispositions prises à l’égard de Daniel (Daniel 6.18).

Le moins qu’on puisse dire est que la confiance ne régnait plus du tout et pour de bonnes raisons entre le roi et ses ministres ; on pourrait même dire qu’ils se regardaient en chiens de faïence. Chacun appose son sceau d’une main tandis que l’autre est sur la crosse de son revolver. Bon, j’exagère un peu, mais c’est quand même bien l’esprit qui régnait entre Darius et ses hauts dignitaires. Ces derniers ont demandé à sceller la pierre de manière à éviter toute entourloupette de la part du roi, car ils savaient bien qu’il aimait Daniel et avait tout fait pour essayer de le tirer d’affaire.

Verset 19

Je continue.

Le roi se rendit ensuite dans son palais ; il passa la nuit à jeun, il ne fit pas venir de concubine auprès de lui, et le sommeil le fuyait (Daniel 6.19 ; SER).

Comme on pouvait s’y attendre, le roi a probablement passé la plus misérable nuit de sa vie. Il ne voulait ni manger ni voir quiconque. Non seulement son amour-propre en avait pris un coup de s’être fait avoir comme un débutant, mais il imaginait aussi Daniel en train de servir de repas à une bande de lions affamés.

Verset 20

Je continue.

Dès le point du jour, le roi se leva et se rendit en toute hâte à la fosse aux lions (Daniel 6.20).

On imagine le roi sur sa couche et devant lui par la fenêtre il regarde les étoiles. Les heures s’égrènent lentement, très lentement. Il est agité et n’a pas fermé l’œil de la nuit. Finalement, il croit apercevoir une lueur. Il saute du lit et sans avoir pris le temps de revêtir les apparats royaux, il se dirige en toute hâte vers la fosse aux lions.

Verset 21

Je continue.

Comme il s’en approchait, il appela Daniel d’une voix angoissée : Daniel, cria-t-il, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu que tu sers avec tant de persévérance a-t-il pu te délivrer des lions ? (Daniel 6.21).

Après s’être fait un mauvais sang pas possible toute la nuit, l’angoisse se lit sur le visage fatigué de Darius. Il a une peur bleue de trouver un tas d’os dans la fosse. On ne peut pas dire qu’il a une grande foi mais une petite quand même. Il appelle Daniel et espérant contre toute espérance il espère que Dieu a pu faire quelque chose pour son serviteur fidèle.

L’expression Dieu vivant est une façon de parler qui était propre aux Hébreux (comparez 1Samuel 17.36). Darius l’avait certainement entendu de Daniel.

Verset 22

Je continue.

Alors Daniel répondit au roi : Ô Majesté, vis éternellement ! (Daniel 6.22).

Daniel, ça va ; il a même passé une très bonne nuit adossé à un lion qui lui a servi d’oreiller ; il a dormi comme un nouveau-né et du sommeil du juste.

Verset 23

Je continue.

Mon Dieu a envoyé son ange qui a fermé la gueule des lions, de sorte qu’ils ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été reconnu innocent devant lui tout comme je n’ai pas commis de faute envers toi, Majesté ! (Daniel 6.23).

Cet ange est l’Ange de l’Éternel, une préincarnation de Jésus-Christ. Il était déjà intervenu dans la fournaise ardente de Nabuchodonosor afin que le feu n’ait aucun pouvoir contre Chadrak, Méchak et Abed-Nego (Daniel 3.25).

Cette délivrance de la gueule des lions constitue la preuve irréfutable que Daniel était sans reproche devant Dieu.

Verset 24

Je continue.

Alors le roi éprouva une grande joie et il ordonna de hisser Daniel hors de la fosse. Daniel fut donc remonté de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu (Daniel 6.24).

Le roi pousse un immense soupir de soulagement ; la chape de plomb qui pesait sur lui s’est soudainement volatilisée. Les lions affamés sont restés sur leur faim, car ils n’ont pas accordé la moindre attention à Daniel ; ils ont fait comme s’il était invisible ou n’existait pas.

Cet incident rappelle ce qui s’est passé quand les compagnons de Daniel sont sortis indemnes de la fournaise ardente ; on constata alors que le feu n’avait eu aucun effet sur leurs corps, qu’aucun cheveu de leur tête n’avait été brûlé, que leurs vêtements n’avaient pas été endommagés et qu’ils ne sentaient même pas l’odeur du feu (Daniel 3.27).

Dieu avait alors publiquement honoré la foi de Chadrak, Méchak et Abed-Nego et ici celle de Daniel pour manifester sa gloire (comparez Hébreux 11.33-34). Cependant, Dieu n’agit pas toujours ainsi ; il peut aussi choisir de laisser un serviteur fidèle subir le martyre afin de lui rendre gloire de cette manière (comparez Hébreux 11.35-38).

Verset 25

Je continue.

Là-dessus, le roi ordonna de lui amener ces hommes qui avaient accusé Daniel, et il les fit jeter dans la fosse aux lions, avec leurs enfants et leurs femmes ; ils n’avaient pas atteint le sol de la fosse, que déjà les lions s’emparèrent d’eux et leur broyèrent les os (Daniel 6.25).

Il s’agit très probablement des deux ministres qui avec Daniel formaient le triumvirat qui gérait les affaires du royaume. C’était l’usage en Perse de détruire toute la famille d’un condamné à mort. De cette façon, le roi éliminait tous ceux qui un jour auraient pu vouloir venger leur parent en essayant de l’assassiner. Un jugement similaire avait frappé la famille d’un Israélite (Acan ; Josué 7.24) parce qu’il avait violé un interdit divin lors de la conquête du pays de Canaan. Mais d’une manière générale, ce genre de massacre était interdit par la loi de Moïse. Je lis un passage :

Les parents ne seront pas mis à mort pour les crimes commis par leurs enfants, ni les enfants pour ceux de leurs parents : si quelqu’un doit être mis à mort, ce sera pour son propre péché (Deutéronome 24.16).

Ici, dès que les coupables sont précipités dans la fosse, les lions les accueillent comme il se doit ce qui montre bien qu’ils n’étaient pas apprivoisés, mais étaient affamés et avec des crocs bien acérés.

Versets 26-28

Je continue.

Alors le roi Darius écrivit à tous les peuples, à toutes les nations et aux gens de toutes langues qui habitent la terre entière : Que votre paix soit grande ! Je décrète que, dans toute l’étendue de mon royaume, on tremble de crainte devant le Dieu de Daniel, car il est le Dieu vivant qui subsiste éternellement, son règne ne sera jamais détruit, il délivre et il sauve, et il accomplit des merveilles, des signes extraordinaires dans le ciel et sur terre, car il a arraché Daniel à la griffe des lions (Daniel 6.26-28).

Darius qui avait décrété que pendant un mois lui seul pouvait être adoré comme dieu change totalement de registre. La délivrance miraculeuse de Daniel suscite chez lui une marche arrière en avant toute et il ordonne à tous les peuples de son royaume de vénérer désormais le Dieu de Daniel. Ce retournement religieux quasi complet de la part d’un roi païen idolâtre est tout à fait extraordinaire. Son décret reconnaît l’Éternel comme le Dieu vivant qui subsiste éternellement . Il délivre et il sauve, et il accomplit des merveilles . Le roi sous-entend aussi mais sans le préciser que les dieux des Mèdes et des Perses ne sont que de vaines idoles sans grand intérêt.

Ce récit illustre comment la vie pieuse et dépourvue de compromis que Daniel a menée est un puissant témoignage envers les païens.

Le nouveau décret de Darius n’est pas sans rappeler celui qu’avait émis Nabuchodonosor. En effet, après avoir fait jeter les trois compagnons de Daniel, dans la fournaise ardente, l’Ange de l’Éternel était intervenu et les avait délivrés. Très impressionné, Nabuchodonosor avait alors décrété que quiconque manquerait de respect au Dieu des Hébreux serait mis en pièces et sa maison réduite en un tas de décombres, parce qu’il n’existe pas d’autre Dieu qui puisse sauver ainsi les hommes (Daniel 3.29 ; comparez Daniel 4.1-3, 34-37).

Qu’il s’agisse de Nabuchodonosor ou de Darius, le livre de Daniel met beaucoup l’accent sur la souveraineté de l’Éternel, le Dieu de Daniel et de ses trois compagnons (comparez Daniel 4.17, 25, 34-35). C’est lui qui décide tout et absolument rien n’échappe à sa domination. Et pourtant, l’homme a été créé avec la possibilité de choisir entre le bien et le mal ce qui le rend entièrement responsable de ses actes devant son Créateur.

Verset 29

Je finis le chapitre six.

Daniel prospéra sous le règne de Darius et sous celui de Cyrus le Perse (Daniel 6.29).

Cyrus est mentionné pour deux raisons : d'une part, c’est lui le grand patron, le roi des pays, l’empereur, et d’autre part, à la mort de Darius, il lui succéda sur le trône et ajouta à son palmarès le titre de roi de Babylone . La prospérité de Daniel et de ses trois compagnons a déjà été mentionnée précédemment (comparez Daniel 2.48 ; 3.30), car dès le début de ce livre, ces quatre déportés hébreux sont sous la bénédiction de Dieu.

Les six premiers chapitres du livre de Daniel mettent principalement l’accent sur des événements historiques avec une touche prophétique. Mais à partir du chapitre sept commence la partie qui est essentiellement prophétique quoiqu’imbriquée dans l’histoire future de l’humanité. Comme ce chapitre sept est encore écrit en araméen et non en hébreu, d’une certaine manière, il pourrait être considéré comme faisant partie et la conclusion du groupe constitué par les chapitres deux à six écrits en araméen.

Chapitre 7

Introduction

Le chapitre sept est le pendant, le complément et l’équivalent du chapitre deux dans lequel Nabuchodonosor a rêvé à une statue qui était constituée de quatre métaux différents de valeur décroissante.

La tête de cette statue était en or pur, la poitrine et les bras en argent, le ventre et les hanches en bronze, les jambes en fer, les pieds partiellement en fer et partiellement en argile (Daniel 2.32-33).

Puis dans la suite de son rêve, Nabuchodonosor vit :

Une pierre se détacha sans l’intervention d’aucune main, vint heurter la statue au niveau de ses pieds de fer et d’argile, et les pulvérisa. Du même coup furent réduits ensemble en poussière le fer, l’argile, le bronze, l’argent et l’or, et ils devinrent comme la bale de blé qui s’envole de l’aire durant la moisson ; le vent les emporta sans en laisser la moindre trace. Quant à la pierre qui avait heurté la statue, elle devint une immense montagne et remplit toute la terre (Daniel 2.34-35).

Pendant tout le temps de son exil à Babylone, Daniel a reçu plusieurs visions à des époques différentes. La première que je viens de rappeler lui fut donnée la seconde année du règne de l’empereur Nabuchodonosor.

La seconde qu’il nous rapporte dans le chapitre sept, il l’a reçue la première année du règne du roi Balthazar (en 553 ou 552) quand ce dernier devint vice-roi et que son père Nabonide était le roi en titre.

La vision suivante, Daniel la reçoit la troisième année du règne de Balthazar. Elle nous est décrite dans le chapitre huit. La quatrième est racontée au chapitre neuf et elle fut donnée à Daniel la première année du règne de Darius. La cinquième vision, Daniel la reçoit la troisième année de la venue au pouvoir de l’empereur perse Cyrus. Très longue et très complexe, elle nous est décrite dans les chapitres dix à douze. Comme c’est souvent le cas, ces prophéties ne se suivent pas dans un ordre chronologique.

Suite au rêve de la fameuse statue de Nabuchodonosor que Daniel a interprété, le prophète a dû rester perplexe. Il connaissait très bien la révélation de l’Ancien Testament, du moins ce qui était déjà écrit et il savait que l’Éternel avait fait alliance avec Abraham et qu’un descendant de David établirait un jour un royaume universel. Daniel devait donc se demander comment le plan de Dieu pouvait s’articuler avec les puissances terrestres dont avait rêvé Nabuchodonosor. Le reste du livre de Daniel à partir du chapitre sept inclus va répondre à cette interrogation. C’est l’histoire de l’humanité à grands traits écrite avant qu’elle ne se réalise.

Daniel a reçu la vision du chapitre sept une quinzaine d’années avant son expérience dans la fosse aux lions (en 539-538) qui a été décrite au chapitre six. Il devait avoir environ 68 ans. Cette révélation ainsi que la suivante du chapitre huit se situent chronologiquement après le chapitre quatre mais avant le cinq. Cette vision dépasse de très loin l’époque du prophète, car elle parle de la venue du grand roi d’Israël qui mettra un terme aux puissances des royaumes païens et établira son royaume éternel. Les quatre bêtes effrayantes qui y sont décrites correspondent aux quatre parties métalliques de la statue de Nabuchodonosor.

Ces quatre fauves sont un lion avec des ailes d’aigle, un ours, un léopard avec quatre ailes d’oiseau sur le dos et quatre têtes, et le quatrième est simplement décrit comme terrifiant, muni d’une force extraordinaire, avec d’énormes dents de fer et dix cornes. De ces bêtes, l’ours est le seul qui existe dans la nature.

Comme je l’ai dit, le sujet des deux visions des chapitres deux et sept est le même ; cependant, le point de vue à partir duquel il est observé diffère. En effet, les puissances terrestres, qui dans la vision de Nabuchodonosor apparaissent sous la forme d’une statue splendide et scintillante, sont représentées dans le chapitre sept comme une succession d’animaux féroces mythologiques plus cruels l’un que l’autre.

D’autre part, le règne de Dieu, qui avait été contemplé par Nabuchodonosor sous l’aspect d’une petite pierre extérieure à la statue qui se détache d’une montagne, est envisagé dans la deuxième vision comme émanant de l’intérieur des empires décrits. Il s’agit du petit reste juif fidèle accompagné des païens croyants qui entreront ensemble dans le royaume messianique établi par le fils d’homme , c’est-à-dire Jésus. Ces différences entre les deux visions et d’autres sont faciles à comprendre si l’on tient compte du personnage qui reçoit la révélation.

Au chapitre sept, c’est Daniel, le prophète bien-aimé choisi par Dieu et membre du peuple des saints, alors qu’au chapitre deux, il s’agit de Nabuchodonosor, le chef de la première grande monarchie absolue et le plus brillant représentant de la gloire de toutes les puissances terrestres qui ont régné sur terre.

Il faut savoir que l’interprétation de toutes ces visions ne fait pas l’unanimité. Les théologiens d’obédience libérale n’acceptent pas que ce soit Daniel qui ait écrit le livre qui porte son nom, mais un auteur anonyme qui relaterait des événements non pas en tant que prophète mais comme historien. Cet écrivain juif aurait été contemporain de la famille de prêtres appelée les Maccabées dont j’ai déjà parlé et qui pour nous de langue française porte un nom bien sinistre. Selon le point de vue de la théologie libérale, le quatrième empire n’est pas Rome mais la Grèce sous la botte du despote Antiochus Épiphane qui suite à une longue guérilla particulièrement sanglante menée contre lui par Juda Maccabée fut finalement vaincu. Quant aux trois empires qui auraient précédé la Grèce, les libéraux ne sont pas d’accord entre eux. Ils commencent soit avec l’Empire assyrien soit avec Babylone et ensuite les systèmes varient.

Quant aux théologiens évangéliques qui acceptent sans réserve les Textes Sacrés comme la Parole de Dieu, ils ont toujours considéré les quatre empires représentés par la statue et par les quatre bêtes féroces comme étant les monarchies babylonienne, médo-perse, grecque et romaine.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre sept de Daniel.

Au cours de la première année du règne de Balthazar, roi de Babylone, comme Daniel était couché sur son lit, il eut un rêve : il s’agissait de visions. Il consigna le rêve par écrit pour en raconter l’essentiel. Voici le récit de Daniel (Daniel 7.1).

Littéralement, dans le texte araméen on lit : Daniel prit la parole et dit. Comme je l’ai dit, nous sommes sous le début du règne de Balthazar (553 ou 552), le dernier des rois babyloniens et donc quelques années avant la fin de cet empire qui est représenté par la tête en or de la statue de Nabuchodonosor. Daniel rêve et le texte dit exactement qu’il a des visions de sa tête .

Les prophètes de l’Ancien Testament recevaient des révélations de différentes manières. Ce pouvaient être une dictée automatique, des rêves comme ici, mais quelques fois ils étaient à moitié éveillés dans un état second qu’on appelle la transe prophétique.

C’est la seconde vision de Daniel que nous rapporte ce livre, mais la première était celle de la statue, la même que celle dont Nabuchodonosor avait rêvé. Ici, Dieu répète cette première vision mais sous une forme entièrement nouvelle et donne d’autres détails. Daniel précise que c’est lui qui a écrit ce qu’il a vu afin que ses lecteurs croient à la révélation qu’il va décrire. Tout comme pour les autres Textes Sacrés, je dois décider soit de rejeter, soit d’accepter les récits de Daniel comme étant la Parole inspirée de Dieu. C’est à moi et à vous qu’incombe ce choix.