Chapitre 5
Verset 2
Aujourd’hui, avec les moyens modernes de faire la guerre, on est en sécurité nulle part, ni dans l’espace intersidéral ni au fond des océans. Mais dans l’antiquité, il était possible de trouver un refuge sûr dans une ville fortifiée si elle était également bien alimentée en eau et en victuailles. C’était le cas de Babylone protégée par des murailles qui étaient tellement larges qu’elles auraient permis à deux chariots attelés de quatre chevaux côte à côte de s’y croiser sans se gêner. De plus, la ville était traversée par un fleuve et possédait vingt années de provisions à l’intérieur de ses murs.
Il n’est donc pas étonnant que son roi assiégé fasse la fête d’une part pour narguer ses ennemis, et d’autre part pour soutenir le moral de ses troupes et dissiper tout sentiment défaitiste. Comme tant d’autres avant lui, il fait une hypertrophie du moi ; il est dans un état second intoxiqué par lui-même et il est convaincu qu’il est en parfaite sécurité et à l’abri de tout danger. Il me fait penser au Titanic dont on avait dit :
Même si Dieu le voulait, il ne pourrait pas faire sombrer ce navire.
Je continue à lire dans le chapitre cinq du livre de Daniel.
Excité par le vin, Balthazar ordonna d’apporter les coupes d’or et d’argent que Nabuchodonosor, son père, avait rapportées du Temple de Jérusalem. Il avait l’intention de s’en servir pour boire, lui et ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines (Daniel 5.2).
Contrairement aux autres nations, les femmes participaient aux banquets babyloniens, mais ce n’était pas seulement pour manger et boire ; bon, je ne vais pas faire un dessin.
Quant à Balthazar, il n’était pas le fils proprement dit de Nabuchodonosor mais de Nabonide le roi officiel de Babylone. Le titre de Père donné au fondateur de la puissance babylonienne revient à plusieurs reprises dans ce chapitre (Daniel 5.11, 13, 18) ; il sert à faire ressortir le lien étroit de solidarité qui unissait le premier grand monarque de Babylone au dernier. De plus, Nabonide avait épousé une fille de Nabuchodonosor ce qui faisait de Balthazar un petit-fils du grand empereur. Or on trouve dans les Écritures beaucoup d’exemples où le mot père désigne un ancêtre (comparez Genèse 28.13).
Verset 3
Je continue.
Aussitôt, on apporta les coupes d’or qui avaient été prises dans le Temple de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines s’en servirent pour boire (Daniel 5.3).
La conduite de Balthazar est d’autant plus outrageante qu’il sait très bien qui est l’Éternel (Daniel 5.22) parce que son grand-père l’avait reconnu comme le seul Dieu véritable, qu’il l’honorait et le louait, et d’autre part, même lorsque Nabuchodonosor en tant que païen idolâtre accompli avait détruit Jérusalem, il s’était conduit d’une manière respectueuse envers la vaisselle sacrée du temple ; c’est vrai qu’il l’avait déposée dans la maison de Bel, son dieu d’alors (Daniel 1.1-2), mais il ne s’en était jamais servi. Mais Balthazar lui, avait résolument décidé de profaner ces coupes sacrées et de dénigrer ainsi l’Éternel.
En organisant ce banquet, le roi a tout d’abord montré son mépris pour ses ennemis qu’il croyait incapables de prendre Babylone. Maintenant c’est envers le Dieu des Hébreux qu’il se montre dédaigneux. Excités par le vin, ces dignitaires présomptueux manifestaient l’insolence moqueuse d’une bravade envers l’Éternel. D’après la suite du texte, il semble bien que Daniel avait mis le roi en garde contre son arrogance et son idolâtrie mais sans succès. Dommage pour lui, car un proverbe dit :
Celui qui se raidit contre les reproches sera brisé soudainement et ne s’en remettra pas (Proverbes 29.1).
Verset 4
Je continue le texte.
Après avoir bu du vin, ils se mirent à louer les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre (Daniel 5.4).
Ce qu’on fait Balthazar et ses convives est une insulte grave, un soufflet et une double profanation du nom de l’Éternel. Ils se sont servi des coupes qui lui étaient consacrées à la fois pour une beuverie partouze et pour boire à la louange de fausses divinités. Sans doute essayaient-ils aussi d’invoquer leurs idoles afin qu’elles les délivrent de leurs ennemis. Balthazar agit dans l’esprit de son père Nabonide qui s’était donné beaucoup de mal à réhabiliter les dieux traditionnels babyloniens. Mais en bons païens, ils ont travesti leur débauche en acte d’adoration et voilé leurs blasphèmes dans la religion.
Verset 5
Je continue.
À ce moment-là apparurent soudain, devant le candélabre, les doigts d’une main humaine qui se mirent à écrire sur le plâtre du mur du palais royal. Le roi vit cette main qui écrivait (Daniel 5.5).
Dans Babylone, les archéologues ont mis à nu une grande salle de 55 mètres de long et 18 de large dont les murs étaient enduits de plâtre et qui aurait pu accommoder un millier de personnes. Ces murs étaient probablement ornés ici et là de tableaux comme l’étaient les appartements qu’on a mis au jour, des palais de Ninive, la capitale des Assyriens.
Un grand chandelier éclairait la table du roi en même temps que la partie du mur sur laquelle la main est apparue de manière à ce que tous les convives puissent la voir. Cette main est d’autant plus effrayante qu’elle est animée de sa propre vie mais n’appartient à personne.
Des mains babyloniennes ont défié l’Éternel en profanant les coupes qui lui étaient consacrées. Sa réponse ne se fait pas attendre et la main qui contrôle tout et à laquelle nul ne peut résister leur lance à son tour un défi.
Ici, Dieu ne parle pas par l’intermédiaire d’un rêve ou d’une vision parce qu’il n’a pas l’intention de parlementer avec Balthazar mais seulement de laver l’affront qu’il a subi. Cette main qui dessine sur le mur rappelle un incident de la vie de Jésus. Un jour, les chefs religieux lui ont amené une femme prise en flagrant délit d’adultère afin qu’il approuve sa mise à mort. Mais sa réponse a été d’écrire sur le sol (Jean 8.1-11).
Dans ces deux cas, une main divine écrit. Seulement ici Dieu signe l’acte de condamnation à mort de Balthazar tandis que dans l’Évangile Jésus a pardonné à la femme adultère.
Verset 6
Je continue.
Alors son visage (de Balthazar) devint blême, des pensées terrifiantes l’assaillirent, il se mit à trembler de tout son être et ses genoux s’entrechoquèrent (Daniel 5.6).
Quel tableau que de voir cet homme pris de panique alors que quelques instants plus tôt, il bravait et profanait l’Éternel. Mais maintenant, il est tout tremblant dans la plus grande détresse debout à observer cette main qui dessine lentement et d’un geste sûr des signes incompréhensibles. Cette scène a lieu sous les regards stupéfaits de tout le gratin de l’empire.
Verset 7
Je continue.
Il ordonna à grands cris de faire venir les magiciens, les astrologues et les devins, et fit dire aux sages : Celui qui déchiffrera cette inscription et m’en donnera l’interprétation sera revêtu de pourpre, on lui mettra une chaîne d’or au cou et aura la troisième place dans le gouvernement du royaume (Daniel 5.7 ; Autre).
Non seulement le roi tremble de tous ses membres, mais il pousse des cris d’effroi appelant tous ses sages à son secours. Comme pour l’interprétation du second rêve de Nabuchodonosor, Daniel ne paraît pas en leur compagnie et il ne dit jamais dans le livre quelles furent ses occupations pendant les règnes des successeurs du grand empereur.
Le vêtement de pourpre était une distinction royale ou princière (comparez Esther 8.15). Dans l’antiquité, Babylone était aussi célèbre que la ville de Tyr pour ses étoffes de pourpre (Ézéchiel 27.24 ; Josué 7.21). La chaîne d’or a une valeur monétaire certaine mais c’était surtout un signe de la faveur royale (Genèse 41.42). L’heureux déchiffreur occupera également la troisième place dans le gouvernement du royaume après Nabonide le roi en titre et son fils Bathazar le vice-roi.
Verset 8
Je continue.
Tous les sages du roi étant entrés dans la salle, aucun d’eux ne put déchiffrer l’inscription, ni en faire connaître l’interprétation au roi (Daniel 5.8 ; Autre).
C’est le troisième revers essuyé par les sages du royaume ; ça commence à bien faire et on se demande à quoi sert cette compagnie fort coûteuse à entretenir.
Ce qui apparaît sur le mur, ce ne sont pas des mots araméens, phéniciens ou hébraïques, car les sages auraient su les lire. Il s’agit plutôt d’une écriture idéographique genre hiéroglyphes et qui était incompréhensible sans une illumination divine.
Verset 9
Je continue.
Alors le roi Balthazar fut encore plus effrayé, il pâlit davantage et ses hauts dignitaires furent très troublés (Daniel 5.9).
Comme le mystère s’épaissit, le roi panique davantage. Il a raison de penser que si personne n’arrive à lire ces dessins c’est qu’ils sont de mauvais augures.
Verset 10
Je continue.
Quand la reine fut informée de ce qui troublait le roi et ses hauts dignitaires, elle pénétra dans la salle du festin. Elle prit la parole et dit : Que le roi vive éternellement ! Ne te laisse pas terrifier par tes pensées et que ton visage ne pâlisse pas ainsi ! (Daniel 5.10).
Cette reine ne peut pas être l’une des femmes du roi qui assistaient au banquet, car elle parle avec une autorité que n’avaient pas en Orient les épouses des souverains. Seule une reine veuve d’un roi défunt ou la mère du souverain régnant pouvait montrer une telle assurance et décider d’elle-même de pénétrer dans la salle de banquet et de prendre les choses en main. Il pourrait s’agir soit de la mère de Balthazar qui était une fille de Nabuchodonosor qui avait épousé Nabonide le roi en titre, soit de la veuve du grand empereur car ce dernier n’était mort que depuis vingt-trois ans et les femmes se mariaient très jeunes en Orient. En tout cas, la reine se veut rassurante car elle détient la solution du problème.
Verset 11
Je continue.
Il y a, dans ton royaume, un homme en qui réside l’esprit des dieux saints ; du temps de ton père, on trouva en lui une clairvoyance, une intelligence et une sagesse pareilles à la sagesse des dieux, aussi le roi Nabuchodonosor, ton père, l’a-t-il établi chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devins (Daniel 5.11).
Cette reine connaissait très bien Daniel et Nabuchodonosor ce qui montre qu’il s’agit de sa veuve.
Le mot père n’indique pas une parenté directe mais une relation proche. Nabuchodonosor est le grand-père de Balthazar par sa mère (Nitocris). D’autre part et selon l’usage sémitique, « fils de ... » était l’équivalent de « successeur de ».
Versets 12-16
Je continue.
Car cet homme, Daniel, que le roi a nommé Beltchatsar, possède un esprit extraordinaire, de la connaissance et de l’intelligence pour interpréter les rêves, trouver la solution des énigmes et résoudre les problèmes difficiles. Que l’on appelle donc Daniel et il te donnera l’interprétation. Aussitôt, Daniel fut introduit en présence du roi. Celui-ci prit la parole et lui dit : Es-tu ce Daniel qui fait partie des exilés de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ? J’ai entendu dire que l’esprit des dieux réside en toi et que tu possèdes une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires. Or, on vient de m’amener les sages et les magiciens pour lire cette inscription et m’en faire connaître l’interprétation ; mais ils n’en ont pas été capables. On m’a dit que toi, tu peux donner des interprétations et résoudre les problèmes difficiles. Si donc tu es capable de lire cette inscription et de m’en faire connaître l’interprétation, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras une chaîne d’or au cou et tu auras la troisième place dans le gouvernement du royaume (Daniel 5.12-16 ; Autre).
Balthazar regarde le nouvel arrivant de très haut en l’appelant ce Daniel qui fait partie des exilés de Juda , c’est-à-dire le pays dont il méprisait le Dieu. Il ne devrait pas trop s’élever, car sa chute n’en sera que plus douloureuse.
Toutes les récompenses qu’il offre à Daniel sont vaines, de la baudruche, puisque la ville sera conquise cette nuit même par l’alliance des Mèdes et des Perses et alors ce sera Cyrus le nouveau patron de tout le Moyen-Orient.
Verset 17
Je continue.
Alors Daniel prit la parole et dit au roi : Garde tes présents et donne tes cadeaux à un autre ! Je vais cependant te déchiffrer l’inscription et t’en faire connaître l’interprétation (Daniel 5.17).
Daniel est maintenant un vieil homme car nous sommes en 539 av. J-C et ça fait déjà 66 ans qu’il est exilé à Babylone (en 605). Il rejette les récompenses du roi pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il n’a que faire de ce qui brille ou d’une position sociale et ensuite ces cadeaux n’ont aucun sens parce que les dés sont jetés ; le roi Balthazar (553-539) et l’Empire babylonien vivent leur dernière nuit. De plus, quand Dieu règle ses comptes, l’heure est grave et non aux récompenses. Ce rabrouement devait préparer le roi à ce qu’il allait entendre.
Versets 18-19
Je continue.
Ô roi, le Dieu très-haut avait donné à Nabuchodonosor, ton père, la royauté et la grandeur, la gloire et la majesté. Et à cause de la grandeur qu’il lui avait accordée, les gens de tous peuples, de toutes nations et de toutes langues tremblaient de peur devant lui. La vie et la mort de chacun dépendaient de son bon vouloir ; il élevait et abaissait qui il lui plaisait (Daniel 5.18-19).
Daniel donne une leçon de théologie au roi Balthazar. Il lui enseigne que l’Éternel est le Dieu souverain de l’univers, qu’il décide qui règne et c’est lui qui avait établi Nabuchodonosor sur le trône.
Versets 20-21
Je continue.
Mais lorsque son cœur s’enorgueillit et qu’il s’endurcit jusqu’à l’arrogance, on lui fit quitter son trône royal et il fut dépouillé de sa gloire. Il fut chassé de la société des humains, sa raison devint semblable à celle des bêtes et il se mit à vivre en compagnie des ânes sauvages, il se nourrissait d’herbe comme les bœufs et son corps était trempé par la rosée du ciel. Cela dura jusqu’au jour où il reconnut que le Dieu très-haut est maître de toute royauté humaine et qu’il élève à la royauté qui il veut (Daniel 5.20-21).
Daniel rappelle la raison du châtiment humiliant qui fut infligé au grand empereur et que cette démence dura jusqu’à ce qu’il morde la poussière et se repente en reconnaissant que le Maître est le Dieu Très-Haut (Daniel 4.34-35) et non pas celui qui est assis sur le trône. La maladie de Nabuchodonosor qui s’est pris pour un bœuf pendant sept ans n’était pas connue de la populace ; seuls la famille royale, dont Balthazar, et les serviteurs fidèles de l’ancien empereur étaient au courant.
Verset 22
Je continue.
Et toi, son fils, Balthazar, tu savais tout cela, et cependant tu n’as pas gardé une attitude humble (Daniel 5.22).
Là, Daniel ne fait pas un sermon diplomatique ; c’est sans ménagement qu’il pointe un doigt accusateur à Balthazar parce qu’il avait résolument décidé de ne pas rendre gloire à l’Éternel.
Versets 23-24
Je continue.
Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel et tu t’es fait apporter les coupes de son temple, puis toi et tes hauts dignitaires, tes femmes et tes concubines, vous y avez bu du vin et tu as loué les dieux d’argent, d’or, de bronze, de fer, de bois et de pierre, des dieux qui ne voient rien, n’entendent rien et ne savent rien (comparez Deutéronome 4.28). Mais le Dieu qui tient ton souffle de vie dans sa main et de qui dépend toute ta destinée, tu ne l’as pas honoré. C’est pourquoi il a envoyé cette main pour tracer cette inscription (Daniel 5.23-24).
Non seulement Balthazar a décidé en toute connaissance de cause de ne pas reconnaître l’Éternel comme le seul Dieu véritable, mais il a également choisi de l’insulter en profanant les objets qui étaient consacrés à son culte. Le roi a commis un sacrilège envers le Dieu de l’univers, un crime de lèse-majesté qu’il va payer de sa vie.
L’Éternel punit sévèrement ceux qui connaissent la vérité mais choisissent de la rejeter. Cette attitude de mépris à l’égard de la révélation que Dieu donne est condamnée dans le Nouveau Testament par l’apôtre Paul qui en parlant de l’Antichrist, écrit :
L’apparition de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de miracles et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal (2Thessaloniciens 2.9-12).
En décidant de ne pas accepter la souveraineté de l’Éternel, Balthazar avait rejeté la vérité. La conséquence est qu’il croyait au mensonge que représentent les idoles devant lesquelles il se prosternait.
Verset 25
Je continue.
Voici ce qui a été tracé : mené, mené, téqel, uparsîn (Daniel 5.25 ; Autre).
L’inscription se composait seulement de quatre mots, mais cette concision sèche et incisive n’annonçait rien de bon.
Mené est le participe passé du verbe compter. Il est répété deux fois pour bien montrer que le compte est fait.
Téqel est aussi un participe passé qui veut dire pesé .
Uparsîn est formé de la conjonction de coordination et qui précède le mot parsîn qui signifie brisés au pluriel.
Versets 26-27
Je continue le texte.
Et voici l’explication de ces mots. Mené : Dieu a compté ton règne et y a mis fin. Téqel : Tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé léger (Daniel 5.26-27 ; SER).
Dieu a compté le nombre de jours restant au royaume de Balthazar et c’est terminé. Quant au roi, il a été pesé, évalué et trouvé léger.
À cette époque, l’argent était en métal et sa valeur se mesurait avec une balance. Ici, c’est le caractère moral et religieux de Balthazar qui a été pesé et il ne fait pas le poids voulu.
Verset 28
Je continue.
Peres : Ton royaume sera brisé et donné aux Mèdes et aux Perses (Daniel 5.28 ; Autre).
Comme les caractères dessinés sur le mur sont idéographiques, Daniel ne les lit pas mais les déchiffre. Alors que précédemment il a dit que le dernier mot était parsîn , un pluriel, maintenant il dit peres qui est un singulier afin qu’il y ait assonance avec le mot paras qui veut dire le Perse , une référence à Cyrus.
Le message est simple mais brutal. À cause de la dépravation de Balthazar, Dieu met fin à son empire et le donne aux Mèdes et aux Perses.
Verset 29
Je continue.
Alors Balthazar ordonna de revêtir Daniel de pourpre, de lui mettre une chaîne d’or au cou et de faire proclamer qu’il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume (Daniel 5.29 ; Autre).
Chose promise, chose due. En fait, Balthazar espère qu’en récompensant le serviteur de l’Éternel, il pourra obtenir de cette divinité puissante le retrait de la sentence. Mais quand le sablier est vide, le couperet tombe.
Pour moi, c’est pareil et je sais que la dame à la faux n’oubliera pas un jour de venir frapper à ma porte. Mais comme j’ignore le nombre de grains de sable qu’il me reste, je devrais prendre à cœur les paroles du psalmiste qui dit :
Apprends-nous donc à bien compter nos jours, afin que notre cœur acquière la sagesse ! (Psaumes 90.12).