Chapitre 4
Verset 31
J’ai un ami qui est monté sur son échelle avec sa tronçonneuse pour tailler un arbre, mais ça s’est très mal passé. Une grosse branche s’est rabattue sur lui ; il s’est coupé la main avec la scie ; il est tombé et s’est cassé la jambe. Le tout lui a valu une semaine d’hôpital. La vie n’est pas faite que de pépins, mais on sait qu’on en aura et qui seront de dimensions variables. Souvent ils surviennent de nulle part et arrivent sans raison apparente, mais les ennuis peuvent aussi provenir de mon imprudence ou de ma propre folie. Dans ces cas, on sait qu’on aurait pu les éviter alors on s’en veut et on se mord les doigts d’avoir manqué de sagesse.
Parmi les très grosses tuiles qui peuvent me tomber sur la tête, il y a la maladie grave ou débilitante et c’est exactement ce qui est arrivé au roi de Babylone, mais lui, il ne l’avait pas volé. En effet, Nabuchodonosor a été puni par l’Éternel à cause de son orgueil incommensurable. Dieu lui a mis le pied sur la nuque et l’a abaissé jusqu’au ras des pâquerettes en l’affligeant avec une démence psychotique qui l’a rendu amnésique et lui a fait perdre toute conscience de son humanité. Il s’est soudainement pris pour un animal, un bœuf pour être exact, et s’est comporté comme tel en mangeant de l’herbe et en négligeant totalement son apparence. Ce jugement divin a duré sept ans, période durant laquelle il se trouvait parqué dans un endroit discret en compagnie des troupeaux royaux.
Les Écritures ne disent pas qui a dirigé l’empire pendant toutes ces années, cependant, connaissant la discrétion de Daniel et sa position élevée, puisqu’il dirigeait les affaires de la province de Babylone, il est probable que c’est lui qui assura l’intérim de Nabuchodonosor. De plus, lui seul savait avec certitude qu’après sept ans de châtiment, Dieu lui rendrait le trône. Étant l’intégrité personnifiée, Daniel s’est donc assuré qu’aucun usurpateur opportuniste ne profite de la maladie du roi pour prendre le pouvoir.
Je continue à lire dans le chapitre 4 du livre de Daniel.
Au terme du temps annoncé, moi, Nabuchodonosor, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. Je remerciai le Très-Haut, je louai celui qui vit éternellement, et je proclamai sa gloire : sa souveraineté est éternelle et son règne dure d’âge en âge (Daniel 4.31).
Le roi raconte simplement comment s’est terminé son temps de jugement. Après avoir mangé de l’herbe pendant sept années, il a finalement levé les yeux vers le ciel . Quand on réalise qu’il se prenait pour un animal et avait perdu toute conscience humaine, il n’a pu faire ce geste que parce que dans sa grâce, Dieu le lui a permis.
C’est aussi ce que Jésus essayait de faire comprendre à ses disciples quand il leur a dit :
Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est accordé par le Père (Jean 6.65).
Si Dieu ne prend pas l’initiative de secourir ou de sauver l’homme, il est perdu car de lui-même, il ne peut strictement rien faire. À une autre occasion, Jésus a aussi dit à ses disciples :
Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jean 15.5), sous-entendu, rien de bon pour Dieu.
C’est l’Éternel qui a donc donné à Nabuchodonosor la possibilité de se repentir. Le roi a fait la même démarche que le chien battu qui reconnaît qu’il a mérité la punition qu’il a reçue et qui supplie son maître de ne plus le frapper. Nabuchodonosor aurait pu s’endurcir davantage et continuer à brouter jusqu’à la fin de ses jours, mais ayant compris la leçon, il a accepté de s’humilier devant son Créateur. Un proverbe de l’Ancien Testament dit :
La malédiction de l’Éternel pèse sur la maison du méchant, mais il bénit la demeure des justes. Il se moque des moqueurs, mais il accorde sa faveur aux humbles (Proverbes 3.33-34).
Voilà exactement ce que le puissant roi de Babylone vient d’apprendre à la dure école de la discipline divine.
Il faut bien noter dans quel ordre les événements se sont passés : il a d’abord levé les yeux vers le ciel , et ensuite, la raison lui revint . Ce n’est qu’après s’être humilié que Dieu lui a rendu la conscience humaine grâce à laquelle il a pu éclater en actions de grâces et en louanges.
Nabuchodonosor a enfin pris sa juste place de créature et reconnu que le Très-Haut vit éternellement, et sa souveraineté et son règne durent d’âge en âge . Avant son châtiment, quand le roi se prenait pour le centre du monde et bombait la poitrine, il croyait être assis sur le trône à cause de ses talents innés ou grâce à la pointe de son épée, mais maintenant, il sait et reconnaît qu’il le doit à l’Éternel seul.
Verset 32
Je continue le texte.
Devant lui, tous les habitants de la terre ne comptent pour rien, il agit comme il l’entend envers l’armée des êtres célestes et envers les habitants de la terre. Personne ne peut s’opposer à ses interventions ou lui dire : « Que fais-tu là ? » (Daniel 4.32).
Nabuchodonosor restauré sur son trône souligne une fois encore la suprématie totale, la toute-puissance et la souveraineté absolue du Très-Haut ; c’est à lui que tout homme doit rendre des comptes. C’est Dieu qui dirige l’univers et qui contrôle le cours de l’histoire comme il le veut et sans sa volonté, nul ne pourrait lever ne serait-ce que le petit doigt. Très peu de gens croient vraiment en la souveraineté absolue de Dieu en toutes choses, et pourtant, je lui suis redevable pour chaque inspiration que je prends, car c’est lui qui me permet de respirer.
Et même si vous avez la forme parce que vous faites du sport, vous devez quand même reconnaître que la santé qui vous permet de faire ceci ou cela vous vient de Dieu. Et si j’ai le privilège de posséder un bon patrimoine génétique, ce n’est certainement pas moi qui me le suis donné ou fabriqué.
Versets 33-34
Je finis le chapitre 4.
À l’heure même, la raison me revint, la gloire de ma royauté, la majesté et la splendeur me furent rendues : mes conseillers et mes dignitaires me rappelèrent et je fus réinstallé sur mon trône avec un surcroît de grandeur. Maintenant, moi, Nabuchodonosor, je loue, j’exalte et je glorifie le Roi des cieux, car il agit en accord avec ses paroles et tout ce qu’il fait est juste, il a le pouvoir d’abaisser ceux qui vivent dans l’orgueil (Daniel 4.33-34).
C’est dans son humiliation que Nabuchodonosor a reconnu au Dieu des cieux le droit de régner en souverain absolu à qui aucun homme n’a le droit de demander : Que fais-tu là ? Alors, la raison et le trône lui ont été redonnés. En fait, il est même devenu encore plus glorieux qu’avant sa maladie.
Cette histoire rappelle le pauvre Job qui, pour d’autres raisons que Nabuchodonosor, avait perdu tout ce qu’il possédait, mais alors absolument tout car même ses enfants périrent et lui était à l’agonie. Mais après sa terrible épreuve, il est écrit :
L’Éternel le rétablit dans son ancienne condition. Il donna même à Job deux fois autant des biens qu’il avait possédés. L’Éternel bénit le reste de la vie de Job plus que la première partie, si bien qu’il posséda quatorze mille ovins et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses. Il eut aussi sept fils et trois filles (Job 42.10, 12-13).
Suite à sa restauration sur le trône, Nabuchodonosor a d’abord dit :
Je remerciai le Très-Haut, je louai celui qui vit éternellement, et je proclamai sa gloire (Daniel 4.31).
Maintenant il ajoute : je loue, j’exalte et je glorifie le Roi des cieux . Tous ces verbes expriment la révérence, le respect, l’honneur, l’admiration et l’adoration. Au niveau grammatical, le temps des verbes indique une action continuelle qui laisse entendre que cette attitude faisait maintenant partie de la vie quotidienne du roi. On ne peut guère douter que Nabuchodonosor se soit véritablement converti à la foi en l’Éternel, car non seulement il le louait et l’adorait, mais il s’était vraiment repenti puisqu’il a reconnu que le châtiment que le Dieu des cieux lui avait infligé était juste du fait de son orgueil et de son arrogance (Daniel 4.34 ; 5.20). Cette épreuve lui a été plus que salutaire puisqu’à travers elle, il a appris à connaître l’Éternel et son caractère a été transformé ; c’est dorénavant un nouvel homme.
La maladie dramatique qui a humilié Nabuchodonosor a une signification prophétique. En effet, depuis le sac de Jérusalem et du temple de l’Éternel, les Babyloniens ont provisoirement mis fin à la dynastie de David. Depuis, nous vivons dans ce que les Écritures appellent le temps des nations. Jésus a parlé de cette époque (Luc 21.24) qui s’achèvera à la fin de la grande tribulation. Et pendant tous ces siècles, il y en a déjà 26 au compteur, l’humanité dans son ensemble, hormis la véritable Église de Jésus-Christ, est dans un état de révolte contre Dieu, tout comme l’était Nabuchodonosor.
Dans les systèmes de croyances polythéistes, des foules innombrables adorent des idoles de plâtre, de bois ou de métal. En Occident c’est un peu moins courant, par contre les fausses religions et des sectes de toutes sortes abondent, et la venue du rationalisme qui a mis la science sur un piédestal aussi élevé que la statue de Nabuchodonosor est le nouveau faux dieu devant lequel tout être dit civilisé doit se prosterner bien bas. Mais à la fin des temps, l’Éternel, le Dieu unique et vrai humiliera toutes les nations ; il agira envers toutes comme il l’a fait avec le roi de Babylone.
À la fin du jugement qui embrasera la terre entière et qui est décrit dans le livre de l’Apocalypse (ch. 6 – 19), Jésus, le cavalier victorieux que l’apôtre Jean voit chevaucher un cheval blanc (Apocalypse 6.2 ; 19.11), descendra du ciel pour punir les nations. Puis, le texte dit :
Le septième ange sonna de la trompette, et des voix retentirent dans le ciel : – Le royaume du monde a passé maintenant aux mains de notre Seigneur et de son Christ. Il régnera éternellement (Apocalypse 11.15).
Le châtiment qui a frappé Nabuchodonosor pendant sept ans jusqu’à ce qu’il courbe l’échine devant son Créateur, préfigure la tribulation qui durera elle aussi sept ans afin d’assujettir les nations à l’autorité de celui qui a le droit de régner et qui établira son royaume de mille ans sur terre.
Chapitre 5
Introduction
Nous arrivons au chapitre cinq de Daniel dont le récit, comme tous les autres, succède au précédent sans transition. La scène dramatique qu’il décrit est d’une grandeur saisissante que les poètes et les peintres ont maintes fois essayé de capturer. Mais cette histoire a soulevé une question difficile et très controversée : qui est ce personnage appelé Balthazar auquel ce chapitre est consacré ?
Nabuchodonosor avait étendu et unifié un immense territoire. Il régna 43 ans, mais sa mort en 562 av. J-C, amorça le déclin progressif de l’Empire babylonien dû en partie à de sombres complots. Nabuchodonosor est succédé par son fils Amel-Mardouk (562-560 ; 2Rois 25.27-30 ; Jérémie 52.31-34) qui est assassiné deux ans plus tard (en août 560) par un certain Nériglissar (560-556 ; aussi appelé Nergal-Saretser ; Jérémie 39.3 ; 13), un beau-frère qui prend sa place. Mais après seulement quatre ans au pouvoir, il décède de mort naturelle.
Son fils (Labassi-Mardouk) lui succède mais après deux mois de règne (mai-juin 556), il est assassiné par les grands de la cour qui choisissent l’un des leurs qui s’appelle Nabonide (556-539) et qui était marié à l’une des filles de Nabuchodonosor. La noblesse pensait que cet homme serait capable de s’opposer à la puissance grandissante des Mèdes et des Perses. Et effectivement, il a fait renforcer les murailles sur les deux rives de l’Euphrate qui traverse Babylone, afin de prévenir toute mauvaise surprise. Il travailla également à rétablir la gloire de l’empire et restaura les temples abandonnés. Sa mère était la grande prêtresse du dieu lune Sin. Sur ses 17 ans de règne, Nabonide était souvent absent de Babylone, soit parce qu’il dirigeait une campagne militaire comme lorsqu’il a envahi le pays d’Édom, soit parce qu’il se trouvait en villégiature à Téma, une oasis de la péninsule arabique qui faisait aussi partie de ses conquêtes.
Le problème avec tous ces rois que je viens de mentionner n’est pas leur despotisme, mais qu’aucun d’entre eux ne porte le nom de Balthazar. Pendant longtemps, ceux qui rejettent l’autorité des Écritures ont eu beau jeu de souligner cette apparente contradiction entre l’histoire profane et le récit de Daniel. Des érudits croyants avaient bien essayé d’identifier Balthazar avec l’un des successeurs de Nabuchodonosor, mais ces tentatives étaient sujettes à de sérieuses objections.
C’est en 1854 que tout a changé, car cette année-là on a réussi à déchiffrer une inscription qui mentionnait Balthazar qui du coup n’était plus un illustre inconnu. Son nom qui signifie : Que le dieu Bel protège le roi ! est cité dans une prière de Nabonide à Sin, le dieu de la lune. Je la lis :
Quant à moi, Nabonide, dans mon état de péché envers la grande divinité, sauve-moi, accorde-moi généreusement la prolongation de ma vie jusqu’à des jours reculés ! Et pour ce qui est de Balthazar, mon fils aîné, le rejeton de mon cœur, mets dans son cœur la vénération de ta grande divinité ; que jamais il ne se laisse aller au péché et ne se plaise à l’infidélité !
Un peu plus tard, une autre inscription qui fait partie des annales du roi Nabonide a été retrouvée. Elle nous apprend que la septième année de ce roi, son fils Balthazar (553-539) se trouvait à la tête de l’armée avec les grands de la cour dans une ville du royaume. En revanche, d’après ces mêmes annales, la dix-septième année du règne du roi Nabonide, c’est-à-dire l’année de la prise de Babylone, c’est le roi lui-même et non son fils Balthazar qui commande l’armée, à Sépharvaïm au nord du royaume, quand il fut vaincu par le Perse Cyrus. Il est donc vraisemblable qu’à ce même moment Balthazar se trouvait dans la capitale, et qu’en tant que vice-roi, il assumait la direction de la province de Babylone lorsque son père était absent.
L’écrivain grec et historien Xénophon (430-354 av. J-C) raconte que le roi de Babylone, qu’il ne nomme pas, était un jeune homme débauché, cruel et impie, arrivé depuis peu au gouvernement et qu’il périt en pleine nuit de fête lorsque Cyrus s’empara de la ville. Ce roi ne peut être que Balthazar.
Selon les archives babyloniennes, Balthazar devint corégent la 3e année du règne de son père Nabonide et remplit ces fonctions jusqu’à sa mort lors de la prise de Babylone (en 539 av. J-C). De telles corégences étaient courantes. Nabuchodonosor et son père Nabopolassar avaient également régné ensemble.
Chaque fois qu’on a trouvé des archives où figuraient ensemble les noms de Nabonide et de son fils Balthazar, Nabonide est toujours cité en premier lieu.
Et dans les documents en écriture cunéiforme, Balthazar n’est jamais appelé roi, mais toujours fils du roi . C’est aussi la raison pour laquelle à la fin du chapitre cinq de Daniel (Daniel 5.29), il ordonne qu’on publie un décret disant que dorénavant Daniel aura la troisième place dans le gouvernement du royaume et non pas la seconde qu’il occupe lui même.
En résumé donc, Nabuchodonosor a été succédé par un fils Amel-Mardouk, deux gendres (Nériglissar ; Nabonide) et deux petits-fils (Labassi-Mardouk ; Balthazar), mais comme dans la mafia, ils réglaient leurs affaires de famille dans des bains de sang. Balthazar, le dernier d’entre eux fut tué par les Perses.
Il est intéressant de remarquer que l’empire de Nabuchodonosor n’a duré que deux générations après lui ce qui est conforme à la prédiction du prophète Jérémie qui a écrit :
À présent, je livre tous ces pays à Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur ; je lui ai même assujetti les animaux sauvages pour qu’ils servent ses desseins. Toutes ces nations lui seront assujetties, ainsi qu’à son fils, et à son petit-fils après lui, jusqu’à ce que vienne l’heure pour son pays à lui aussi. Alors son pays sera asservi à de puissantes nations et à de grands rois (Jérémie 27.6-7).
La prophétie ne rentre pas dans les détails, mais elle dit quand même qu’avant de s’éteindre, la dynastie de Nabuchodonosor s’étendra jusqu’à son fils et petit-fils. Or le premier successeur du roi de Babylone fut son fils Amel-Mardouk et le dernier, Balthazar, un petit-fils. Ces deux personnes représentent les deux générations qui ont succédé au grand roi de Babylone. Avec la disparition de Balthazar s’est achevé le règne de la tête en or de la statue du rêve de Nabuchodonosor.
Verset 1
Je commence maintenant à lire le chapitre cinq de Daniel.
Un jour, le roi Balthazar organisa un banquet en l’honneur de ses mille dignitaires et se mit à boire du vin en leur présence (Daniel 5.1).
Balthazar est un nom grec. En langue assyro-babylonienne, il s’appelle Bel-sar-oussour qui veut dire : Bel a protégé le roi ! Bel étant la principale divinité babylonienne aussi appelée Mardouk. La consonance de Balthazar ressemble à Beltchatsar, le nom qu’on avait donné à Daniel, mais il s’en distingue par l’orthographe et le sens.
Ce roi organise donc une fête à tout casser et selon la coutume orientale, il faut se le représenter assis à une table spéciale sur un siège élevé, en face de ses convives. Comme on ne buvait le vin qu’après avoir mangé, c’est à la fin de ce festin pantagruélique que Balthazar donne le signal de lever les verres à sa santé.
Un tel banquet monstrueux n’était pas rare dans l’antiquité. Le livre d’Esther (ch. 1) mentionne une fête encore plus importante et un historien (Quinte-Curce) raconte que dix mille personnes furent invitées aux noces d’Alexandre le Grand à Babylone.
Étant donné que la ville était assiégée par les troupes perses et mèdes, tous ces hauts dignitaires étaient les officiers de l’armée, les hauts fonctionnaires de Babylone ainsi que ceux de toute la province qui étaient venus se réfugier dans la ville. Les assiégés se croyaient en parfaite sécurité ce qui s’explique par les fortifications imprenables que possédait Babylone et qui sont confirmées par les historiens grecs Hérodote (484-420) et Xénophon. Les flèches des archers ennemis ne pouvaient même pas atteindre la hauteur des murailles de la ville hautes de 90 mètres et un assaut était impossible.
De plus, la ville avait suffisamment de vivres pour tenir vingt années de siège. Quand on ajoute à ces données que les troupes médo-perses, pour exécuter leur plan, s’étaient en grande partie retirées vers le nord, il est facile de comprendre pourquoi les Babyloniens étaient confiants au point où ils croyaient leurs ennemis sur le point d’abandonner le siège. Mais les apparences sont souvent trompeuses comme va le montrer la suite de cette histoire.