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Émission 828 - 1 THESSALONICIENS 2:14 - 2:19

By Chemins de VIE
Créé 26/02/2015 - 05:00

Chapitre 2

Verset 14

Une lettre morte est un texte qui n'a plus de valeur juridique ou d'autorité officielle. En d'autres mots, elle ne sert plus à rien ; elle est inutile. C'est exactement ce que la majorité des gens pense des Textes sacrés et c'est bien dommage ; que dis-je ? C'est infiniment tragique, car les conséquences sont incalculables et éternelles. Mais tout le monde n'est pas indifférent à la Parole de Dieu. Au premier siècle de notre ère, un grand nombre de païens et de Juifs l'avait acceptée et avait découvert qu'elle était une Parole vivante qui agissait dans leur vie. De ce nombre faisaient partie les Thessaloniciens.

Je continue à lire dans le deuxième chapitre de la première épître que Paul leur adresse.

Vous avez montré que la Parole de Dieu agit avec efficacité en vous qui croyez. En effet, frères, vous avez suivi l'exemple des Églises de Dieu en Judée qui appartiennent à Jésus-Christ, car vous aussi, vous avez souffert, de la part de vos compatriotes, les mêmes persécutions qu'elles ont endurées de la part des Juifs (1 Thessaloniciens 2.14 ; Autre).

Au premier siècle, la Judée était une province romaine et la première région où une assemblée chrétienne fut implantée, en l'occurrence l'Église de Jérusalem qui fit ses débuts le jour de la Pentecôte (Actes 2). Suite à des persécutions par les Juifs, les croyants se dispersèrent tout en proclamant la Bonne Nouvelle (Actes 8.4) et c'est ainsi que d'autres assemblées virent le jour. Paul les appelle : les Églises de Dieu en Judée qui appartiennent à Jésus-Christ , soulignant ainsi deux caractéristiques uniques aux véritables Églises : elles ont une origine divine (comparez Actes 20.28) et appartiennent au Christ. C'est aussi pour ces raisons que les membres de l'Église universelle sont frères.

Tous les vrais croyants ont plusieurs points communs dus au fait qu'ils font partie de la famille de Dieu et cela, quelle que soit leur race ou la couleur de leur peau. Le premier est qu'ils se sont rendus coupables devant Dieu ; ils sont membres de la confrérie des pécheurs. En fait, tous les êtres humains appartiennent à cette catégorie, qui du point de vue de Dieu est une association de malfaiteurs. Cela veut aussi dire qu'il faut se méfier de cette confrérie et ne pas tourner le dos à ce pécheur trop longtemps, on ne sait jamais.

Le deuxième point commun est celui qui unit véritablement et spirituellement tous les croyants et fait d'eux des vrais frères : ils ont le même Père céleste depuis qu'ils ont reçu la Parole de Dieu et accepté la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Voilà pourquoi les Thessaloniciens et les membres des Églises de Judée sont appelés frères. Pourtant, les premiers, dans leur majorité, étaient issus d'un paganisme dur alors que les seconds étaient pratiquement tous d'origine juive. Malgré l'abîme culturel qui les séparait, ils étaient frères en Jésus-Christ et aussi frères de souffrances. Les uns comme les autres subissaient des exactions pour les mêmes raisons, à cause de leur foi. Ce n'était pas encore les grandes persécutions que déclencheraient plusieurs empereurs, mais qu'on soit dans un petit ou un grand cyclone, c'est du pareil au même.

La première attaque systématique contre les chrétiens avait été dirigée par Saul de Tarse avant qu'il ne se convertisse et devienne l'apôtre Paul. La seconde eut lieu sous Hérode qui régnait sur la Palestine mandaté par Rome. Cette brute épaisse fit exécuter l'apôtre Jacques tandis qu'à la même époque les responsables du grand Conseil de la nation juive firent emprisonner l'apôtre Pierre (Actes 12.1-4). Les Églises de la Judée étaient souvent confrontées à de sévères brimades de la part des Juifs, mais malgré leurs souffrances, elles avaient persévéré dans la foi.

La distance géographique entre Jérusalem et Thessalonique était considérable, 1 500 km environ à vol d'oiseau, soit plusieurs semaines de voyage par mer ou par terre. Cependant, l'épreuve commune que subissaient les membres de ces Églises les rapprochait, car les uns et les autres comprenaient ce que leurs frères en Jésus-Christ enduraient et ils compatissaient. La souffrance est un ciment qui unit entre eux les hommes. Par contre, quand l'opulence règne, les croyants s'engraissent (comparez Deutéronome 32.15) et se cherchent mutuellement des poux. Quand ils sont persécutés, ils n'ont pas ce loisir, car pour survivre ils ont besoin les uns des autres. C'est dans l'adversité que s'applique la fameuse devise des mousquetaires : Tous pour un et un pour tous , et elle est plus particulièrement vraie pour les croyants parce qu'ils font partie de la famille de Dieu.

Tout comme les Églises de Judée subissaient les assauts répétés des Juifs, les Thessaloniciens étaient persécutés à la fois par les Juifs et les païens. Je résume un passage :

Les autres Juifs, jaloux, recrutèrent quelques voyous trouvés dans les rues et provoquèrent des attroupements et du tumulte dans la ville. — Ces individus, criaient-ils, ont mis le monde entier sens dessus dessous. Et maintenant ils sont ici. Ils agissent tous contre les édits de César, car ils prétendent qu'il y a un autre roi, nommé Jésus (Actes 17.5-7).

Suite à ce brouhaha, Paul et ses compagnons quittèrent la ville, mais les persécutions continuèrent de plus belle. Néanmoins, les Thessaloniciens ont tenu bon dans leur foi comme l'atteste cette épître.

Versets 15-16

Je continue le texte.

Ce sont eux qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes. Ils nous ont persécutés nous-mêmes, ils ne se soucient nullement de plaire à Dieu et se montrent ennemis de tous les hommes. Ils essaient, en effet, de nous empêcher d'annoncer aux non-Juifs la Parole qui leur apporte le salut et ils portent ainsi à leur comble les péchés qu'ils ont sans cesse commis. Aussi la colère de Dieu a-t-elle fini par les atteindre (1 Thessaloniciens 2.15-16).

Le simple fait d'avoir mentionné les Juifs a mis le feu aux poudres et a déclenché contre eux un discours explosif de l'apôtre. Une telle condamnation par Paul des Juifs rebelles n'était pas rare au vu de leur opposition violente et permanente contre la Bonne Nouvelle et la personne de Jésus-Christ. Leur hostilité répétée est d'ailleurs l'un des fils conducteurs du livre des Actes.

L'imprécation prononcée par l'apôtre révèle un principe qu'on trouve souvent dans les Écritures : Dieu permet fréquemment au mal de suivre son cours et aux hommes de mettre le comble à leurs crimes (comparez Genèse 15.16 ; Daniel 8.23 ; Romains 2.5-6 ; Matthieu 23.32), mais ce n'est pas sans conséquence, car les coupables seront jugés et boiront la coupe de la colère divine jusqu'à la lie.

Bien que ce soient les Romains qui ont exécuté le Christ, ils ont été manipulés par les chefs juifs. Ce sont eux qui ont fait comparaître Jésus et réclamé sa mort devant Pilate (Luc 23.1-24, 34-38) qui s'est laissé piéger lamentablement parce qu'il était faible, un arriviste sans principes moraux.

Ce sont aussi des Juifs, les ancêtres de ceux qui sont responsables de la mort du Messie, qui ont tué les prophètes (comparez Matthieu 23.37 ; Actes 7.51-52 ; 2 Chroniques 24.20-22 ; Hébreux 11.37). Quant à la foule massée devant le palais de Pilate qui criait à tue-tête : Crucifie-le  !, ce sont des meurtriers. En conséquence, l'imprécation que Paul prononce contre les Juifs est en parfait accord avec la désapprobation de Dieu à l'égard de son peuple rebelle et idolâtre à travers les siècles.

Quand en parlant des Juifs Paul écrit : Ils nous ont persécutés nous-mêmes , littéralement il dit : Ils nous ont chassés comme des animaux avec l'intention de nous tuer . Pas sympa du tout ces vilains bougres.

La situation religieuse des Juifs non-croyants est résumée d'une manière très objective par Paul quand dans une autre épître, il écrit :

Car je leur rends ce témoignage : ils ont un zèle ardent pour Dieu, mais il leur manque le discernement. En méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes (Romains 10.2-3 ; comparez Matthieu 23.13-30).

Aujourd'hui, ces paroles ne s'appliquent plus guère qu'à une petite minorité de Juifs comme ceux qu'on appelle les pieux (Hassidisme) et qui se remarquent par leur tenue vestimentaire très particulière et de couleur noire. Par contre, les paroles de Paul que je viens de lire me font penser à plusieurs religions dont les adeptes très zélés croient devenir justes devant leur Dieu par leurs propres moyens et quelques fois par une violence gratuite.

Quand Paul dit : Aussi la colère de Dieu a-t-elle fini par les atteindre, il utilise un temps qui n'existe pas en français (aoriste). Il a valeur de passé, mais inclut aussi le présent et l'avenir ; c'est une façon d'exprimer un état, et ici, la certitude du jugement.

L'apôtre Paul reproche aux Juifs de mettre le comble à leurs péchés à l'image des Cananéens, ce qui a justifié le châtiment de Dieu contre eux lorsqu'ils ont été détruits ou chassés par les Israélites sous la conduite de Josué. Depuis leur sortie d'Égypte et par leur comportement, les Hébreux, remplissent la coupe de la colère de Dieu et quand elle est pleine, il la déverse sur eux dans sa totalité, sans se retenir, jusqu'à la dernière goutte pour ainsi dire.

Cette manifestation de la colère de Dieu correspond à plusieurs événements dans le temps. D'un point de vue historique, il y a eu l'anéantissement des 10 tribus israélites du nord par les Assyriens (732 av. J-C) et l'exil de Juda à Babylone (586 av. J-C). Puis en l'an 70 de notre ère, Jérusalem fut détruite et le peuple d'Israël exterminé ou vendu comme esclaves. D'un point de vue prophétique, à la fin des temps, Israël sera à nouveau en grande partie détruit par l'Antéchrist.

D'un point de vue spirituel, il existe un jugement qui concerne tous les hommes tant juifs que païens. Il s'agit de la colère éternelle de Dieu contre tous les êtres humains qui n'ont pas accepté Jésus-Christ pour leur sauveur. Ce châtiment est déjà arrêté et donc absolument certain, si bien qu'on peut en parler comme d'un fait déjà accompli comme le dit l'apôtre Jean quand il écrit :

Celui qui met sa confiance au Fils de Dieu (en lui) n'est pas condamné, mais celui qui n'a pas foi en lui est déjà condamné, car il n'a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. – Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu (Jean 3.18, 36).

Verset 17

Je continue le texte aux Thessaloniciens.

En ce qui nous concerne, chers frères, étant séparés de vous pour un temps de corps mais non de cœur nous avons fait beaucoup d'efforts pour vous revoir, car nous en avions le vif désir (1 Thessaloniciens 2.17).

Ayant dû fuir Thessalonique, l'apôtre avait été brutalement séparé de ses enfants spirituels (Actes 17.5-9), ce qui avait douloureusement blessé son instinct maternel et paternel (1 Thessaloniciens 2.7, 11). Non seulement ils étaient ses enfants spirituels mais aussi ses frères en Jésus-Christ. Paul avait une grande affection pour ces croyants, mais des circonstances fâcheuses l'avaient séparé d'eux. Le verbe traduit par séparés était utilisé pour exprimer le déchirement ressenti par des parents lors de la perte d'un enfant ou vice versa.

Cependant, même s'il était absent de corps, Paul restait présent avec eux de cœur et en esprit. Soucieux de leur bien-être physique et spirituel, il les portait constamment dans ses pensées et ses prières tout en ayant un vif désir de les revoir. L'expression vif désir était habituellement utilisée pour désigner la passion sexuelle.

Au travers de toutes ses épîtres, l'apôtre Paul exprime souvent son amour profond pour tous les croyants qu'il connaissait personnellement. Je lis deux passages :

Oui, Dieu m'en est témoin : je vous aime tous de l'affection que vous porte Jésus-Christ (Philippiens 1.8).

Tous, alors, éclatèrent en sanglots et ils se jetaient au cou de Paul pour l'embrasser. Ce qui les affligeait surtout, c'était de l'avoir entendu dire qu'ils ne le reverraient plus. Puis ils l'accompagnèrent jusqu'au bateau (Actes 20.37-38).

Même quand l'apôtre a dû faire de sévères reproches aux Corinthiens et aux Galates, il l'a fait en manifestant l'affection qu'il leur portait. Je lis les passages :

Aussi est-ce dans une profonde détresse, le cœur serré et avec bien des larmes que je vous ai écrit cette lettre, non pour vous attrister, mais pour que vous sachiez combien je vous aime (2 Corinthiens 2.4).

Vous êtes mes enfants, et j'endure pour vous une fois encore les douleurs de l'enfantement jusqu'à ce que le Christ soit formé en vous. Je voudrais tellement être au milieu de vous en ce moment et vous parler sur un autre ton. Car je suis inquiet à votre sujet (Galates 4.19-20).

Verset 18

Je continue le texte aux Thessaloniciens.

C'est pourquoi nous avons voulu aller chez vous moi, Paul, je l'ai tenté à une et même deux reprises mais Satan nous en a empêchés (1 Thessaloniciens 2.18).

Alors que jusqu'ici l'apôtre s'exprimait au nom de l'équipe, il passe brusquement à la première personne du singulier et se désigne lui-même disant : moi, Paul, je l'ai tenté… Ce changement exprime sa passion pour les Thessaloniciens et son désir ardent de les revoir au point où il a tout essayé, mais, dit-il, Satan les en a empêchés . Arrivée sur scène de ce sinistre personnage. Le mot pour empêchés est un terme militaire qui veut dire creuser une tranchée ou détruire une route . Paul savait reconnaître la griffe du diable dans les difficultés qu'il rencontrait.

Soit dit en passant que certains événements qui font la une des journaux sont liés à la lutte que le diable livre et mène contre Dieu et son royaume. Satan, dont le nom signifie adversaire , est entré dans le cœur de Judas afin qu'il trahisse le Seigneur (Luc 22.3). Plus récemment, c'est lui qui est derrière les théories fumeuses qui relèguent Dieu au niveau du Père Noël. Le diable tente sans relâche et par tous les moyens qui lui sont permis de mettre à mal l'Église que Christ a promis d'établir sur terre (Matthieu 16.18). D'après divers textes du Nouveau Testament, il était présent dans plusieurs Églises (Actes 5.1-10 ; Apocalypse 2.9-10, 13, 24 ; 3.9 ; 1 Timothée 3.6-7 ; 2 Corinthiens 2.1-11). Satan faisait son possible pour contrarier les projets de l'apôtre Paul comme le ferait un ennemi qui cherche à ralentir l'avancée de l'armée opposée. Cela dit, il faut bien garder à l'esprit que le diable ne peut strictement rien faire sans l'aval du Tout-Puissant.

Versets 19-20

Je finis le chapitre deux.

N'êtes-vous pas, en effet, vous aussi, notre espérance, notre joie et le prix de notre victoire, dont nous serons fiers en présence de notre Seigneur Jésus au jour de sa venue ? Oui, c'est vous qui êtes notre fierté et notre joie ! (1 Thessaloniciens 2.19-20).

L'expression prix de notre victoire est littéralement : couronne de gloire. C'était le prix qui récompensait les vainqueurs des compétitions sportives, qui, comme chacun sait, étaient très prisées par les Grecs puisque ce sont eux qui ont inventé les Jeux olympiques (776-200 av. J-C). C'étaient des épreuves d'été qui avaient lieu comme de nos jours (depuis 1894) tous les 4 ans.

Paul dit aussi aux Thessaloniciens qu'il sera fier d'eux quand ils seront dans la présence du Seigneur. Le mot traduit par fiers est à prendre dans un sens positif, car il décrit le sentiment incomparable de triomphe qu'éprouve celui qui est le premier à franchir la ligne d'arrivée d'une course. Dans l'Antiquité, le vainqueur recevait une couronne de laurier.

Dans le Nouveau Testament aussi, il est question de couronnes qui sont de plusieurs sortes : il y a la couronne de gloire (1 Thessaloniciens 2.19 ; 1 Pierre 5.4), de vie (Jacques 1.12 ; Apocalypse 2.10), de justice (2 Timothée 4.8), et la couronne incorruptible (1 Corinthiens 9.25). Nous connaissons tous, au moins de noms et pour les avoir vus à la télé, des gens qui ont un statut social élevé, qui reçoivent beaucoup d'honneur ou gagnent de l'argent à la pelle. Mais un jour, ils devront tout laisser derrière eux, car on n'a encore jamais vu un coffre ou des médailles suivre un corbillard. L'apôtre Paul aurait pu devenir un chef du conseil suprême d'Israël, un rabbin renommé et il aurait roulé sur l'or. Mais il a rejeté toutes ces choses. Il écrit :

Ce qui était pour moi un gain, je l'ai considéré comme une perte à cause du Christ. Et même je considère tout comme une perte à cause de l'excellence de la connaissance du Christ-Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j'ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ (Philippiens 3.7-8 ; SER).

Un sage a dit :

N'est pas sot celui qui délaisse ce qu'il ne peut pas garder pour gagner ce qu'il ne peut pas perdre.

Jésus a exprimé la même pensée dans une parabole assez étrange où il a dit :

Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu'ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles vous feront défaut (Luc 16.9).

Dans cette histoire, l'intendant malhonnête a profité de sa position d'autorité pour s'acheter des amis ici-bas en lésant son patron. Pareillement, les croyants devraient utiliser toutes les ressources à leur disposition pour contribuer à l'accroissement de l'Église. Leur participation à l'avancement du royaume de Dieu portera des fruits éternels qui seront pour eux une source de joie qui ne tarira jamais pendant toute l'éternité.

L'apôtre anticipe déjà et avec la plus grande joie, le retour du Seigneur quand il viendra pour chercher son Église, parce qu'à ce moment, Paul recevra beaucoup de récompenses. Dans le dernier chapitre du livre de l'Apocalypse, Jésus dit :

Oui, je viens bientôt. J'apporte avec moi mes récompenses pour rendre à chacun selon ce qu'il aura fait (Apocalypse 22.12).

Cependant, ici, aux Thessaloniciens, Paul mentionne le bonheur immense qu'il éprouvera quand il embrassera du regard les multitudes que par la grâce de Dieu il aura menées à la foi en Jésus (comparez 2 Corinthiens 1.14 ; Philippiens 2.16). Bien sûr, les Thessaloniciens en feront partie et c'est pour cette raison que d'ores et déjà il leur dit qu'il se réjouit d'avance à leur sujet, qu'il est fier d'eux et qu'ils sont sa gloire et sa couronne.


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