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Émission 672 - Éphésiens 3.13-3.20

Diffusé le 23 juillet 2014 - ::

Chapitre 3

Verset 13

Afin de s'élever, beaucoup de gens sont prêts à faire n'importe quoi pour se faire mousser, sauf à s'abaisser bien entendu. Ça tombe sous le sens n'est-ce pas ? En fait, ce n'est pas aussi évident que ça. Dans les Pensées, Pascal écrit :

La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable.

Qu'y a-t-il d'avilissant dans la position à genoux, surtout devant Dieu ? C'est peut-être ce que sous-entendait Victor Hugo dans la légende des siècles, lorsqu'il a écrit :

La prière est la sœur tremblante de l'amour.

Verset 14

Je continue à lire dans le chapitre 3 de l'Épître aux Éphésiens.

C'est pourquoi je me mets à genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 3.14).

Paul reprend sa première pensée commencée au début de ce chapitre. Il s'apprêtait à adresser des requêtes en faveur des Éphésiens, mais a interrompu sa prière pour ouvrir une longue parenthèse et en une seule phrase prononcer un discours dans lequel il a parlé de son ministère qui consistait à annoncer le mystère du corps de Christ qui est l'Église.

Dans le texte originel grec, d'ici au verset 19 représente une autre des huit longues phrases de cette épître écrite par Paul. Lorsqu'il dit se mettre à genoux, ce n'est vraisemblablement pas une façon pieuse de parler, mais une réalité, une des positions qu'il adoptait pour invoquer Dieu.

Dans les Écritures on voit aussi les gens prier en se prosternant ou en restant tout simplement debout. Toutes ces positions sont acceptables bien que se mettre à plat ventre ou au moins à genoux est une marque de respect appropriée pour une créature qui s'adresse à son Créateur. Paul nous donne ici un bon exemple à suivre. De plus, l'Évangile nous informe que, dans le Jardin des Oliviers, Jésus qui est pourtant le Fils éternel de Dieu s'est laissé tomber face contre terre devant son Dieu et son Père (Matthieu 26.39).

Dans la vie, on peut quelquefois avoir l'impression d'être quelqu'un par rapport à d'autres. Cette suffisance est au mieux une fierté mal placée et au pire de l'arrogance brute. La meilleure évaluation qu'on puisse faire de soi-même est de prendre sa vraie place devant Dieu, face contre terre. Ensuite, j'adopterai tout naturellement la bonne attitude vis-à-vis de mes semblables.

Paul va prier pour le bien-être spirituel des Éphésiens parce qu'il leur témoignait une très grande affection. En fait, l'apôtre avait le cœur sur la main ; il était prêt à tout jusqu'à sacrifier sa vie pour le bien de ceux qu'il avait amenés à Jésus-Christ. Il désirait qu'ils puissent comprendre les grandes vérités qu'il leur avait communiquées comme le fait que l'Église soit le chef-d'œuvre de Dieu, le temple du Saint-Esprit et le mystère caché des siècles. Il voulait aussi qu'ils expérimentent pleinement les richesses de la grâce de Dieu. Comme je l'ai déjà noté, Paul était un homme qui priait beaucoup et c'est ici déjà la seconde fois dans cette épître.

Un autre point à remarquer est que l'apôtre s'adresse souvent à Dieu en soulignant le lien filial entre Père et Fils. Précédemment, il l'a déjà appelé Dieu et Père de Jésus-Christ (Éphésiens 1.3) et une autre fois, Père de Jésus-Christ (Éphésiens 1.17). Plus loin, il exhortera les Éphésiens à rendre grâces au Père au nom de Jésus-Christ . Dans ses prières, en particulier, Paul prend soin de venir à Dieu par le biais du Christ. Ce n'est pas couper les cheveux en quatre ni un simple détail, pour la bonne raison qu’on n’entre pas dans le royaume des cieux comme dans un moulin. À cause du péché, aucune créature ne bénéficie d'un accès direct à Dieu ; il lui faut obligatoirement être introduit. Or c'est Jésus, parce qu'il est Dieu fait homme qui est le seul intermédiaire possible. Je lis un passage :

Car il y a un seul Dieu, et un seul Médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, homme (1Timothée 2.5).

De plus, le Christ lui-même a dit à ses disciples :

Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera (Jean 16.23).

Après avoir cheminé avec ces hommes pendant 3 ans, le Seigneur leur a tout d'abord dit qu'il était sur le point de les quitter, ce qui les plongea dans une grande tristesse. Il les consola en leur promettant qu'ils le reverraient, ce qui était une allusion à sa résurrection. C'est alors qu'il a ajouté :

En ce jour-là, à moi vous ne poserez plus de question. Oui, vraiment, je vous l'assure : tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera (Jean 16.23).

Jésus est notre médiateur et aussi notre intercesseur.

Comment prier ? Il est bien d'insister, mais pas de radoter. Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a commandé :

Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s'imaginent qu'à force de paroles Dieu les entendra. Ne les imitez pas, car votre Père sait ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez (Matthieu 6.7-8).

Dieu ne veut pas que je tourne en rond, répétant inlassablement la même chose comme dans certaines religions où les adeptes utilisent un moulin à prière.

Toutes les fois que Paul s'adresse à Dieu, il est très bref ; il ne se perd pas en d'interminables palabres. Il en est d'ailleurs de même pour tous les grands hommes des Écritures. La fameuse intercession de Moïse pour Israël tient en 3 versets et celle d'Élie est encore plus courte bien qu'il ait confronté en duel 450 prophètes de l'idole Baal et 400 de celle d'Astarté. Le contraste entre les deux camps est saisissant. Je lis le passage en le compressant :

Les prophètes de Baal l'invoquèrent du matin jusqu'à midi en répétant : — Ô Baal, réponds-nous ! Mais il n'y eut ni voix ni réponse. Les prophètes crièrent à tue-tête et se firent, selon leur coutume, des incisions dans la peau à coups d'épées et de lances jusqu'à ce que le sang ruisselle sur leur corps. À l'heure habituelle de l'offrande du soir, le prophète Élie s'approcha de l'autel et pria : — Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, que l'on sache aujourd'hui que c'est toi qui es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que j'ai fait tout cela sur ton ordre ! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple sache que c'est toi, Éternel, qui es le vrai Dieu, et que c'est toi qui veux ramener leurs cœurs à toi comme autrefois. Le feu de l'Éternel tomba du ciel, et consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la terre (1Rois 18.26-38).

Alors qu'il est échanson du roi de Perse, le futur gouverneur Néhémie adresse à Dieu une intercession modèle qui se trouve au début du livre qui porte son nom et ne fait que 7 versets (Néhémie 1.5-11). Par contre, à plusieurs reprises, il a envoyé de brefs appels pressants du genre :

Maintenant, ô Dieu, fortifie-moi ! (Néhémie 6.9).

Mais il me semble que c'est l'apôtre Pierre qui détient la palme de la plus courte prière. Alors qu'il était en train de sombrer dans le lac de Galilée, il s'est écrié :

Seigneur sauve-moi ! (Matthieu 14.30).

Et immédiatement, Jésus a répondu à son appel de détresse. Si Pierre avait essayé d'être éloquent et de mettre toutes sortes d'enjolivures dans ses paroles, il aurait été sous 10 mètres d'eau avant de finalement formuler sa requête. Même s'il est vrai que Dieu a tout le temps du monde, quand on s'adresse à lui, d'une manière générale, il est bien d'être bref et précis. Maintenant, il peut arriver qu'en période difficile, on ait besoin d'épancher sa douleur devant lui. David gémissait souvent devant l'Éternel qui l'a toujours écouté et souvent accordé sa requête.

Verset 15

Je continue le texte de Paul aux Éphésiens.

Le Père de qui dépendent, comme d'un modèle, toutes les familles des cieux et de la terre (Éphésiens 3.15).

Dans le monde antique, le mot Père symbolisait à la fois l'intimité et l'autorité. Le texte grec contient un jeu de mots entre Père qui se dit patèr et famille qui se dit patria ; les deux mots ayant la même racine . C'est pour Paul une façon de souligner encore davantage que toutes les familles de la création ont pour modèle et origine le Père céleste. Dieu est le seul dont la paternité ne vienne de nulle part ailleurs. Il est non seulement le prototype du père, mais aussi la source d'existence de tout être vivant et l'explication de tout ce qui est.

Paul inclut le monde angélique dans les familles des cieux et de la terre parce qu'aucune puissance n'échappe à la souveraineté de Dieu. Que ce soient les créatures d'en-haut ou d'en bas, toutes sont redevables à leur Créateur.

Auparavant, l'apôtre avait déjà dit aux croyants d'origine païenne qu'avec ceux issus du judaïsme, ils faisaient partie de la famille intime de Dieu (Éphésiens 2.19). Il ne parlait évidemment pas d'un clocher ou d'un groupe particulier, mais de l'Église universelle qui s'étend sur la terre entière et comprend tous ceux qui ont placé leur foi personnelle en Jésus-Christ.

Versets 16-17

Je continue le texte.

Je demande au Père qu'il vous accorde, à la mesure de ses glorieuses richesses, d'être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur. Que le Christ fasse sa demeure dans votre cœur par la foi (Éphésiens 3.16-17).

C'est ici la sixième fois que Paul fait référence à la Trinité (Éphésiens 1.13-14 ; 1.17 ; 2.18 ; 2.22 ; 3.4-5). Il est intéressant de noter que l'apôtre ne demande pas que Dieu fasse un petit quelque chose pour les Éphésiens, qu'il leur donne quelques miettes de pain pour ainsi dire. Non, il désire que Dieu les bénisse en fonction, à l'image et en miroir de l'immensité infinie de ses richesses.

Selon la petite histoire, un jour que Napoléon traversait un village, il eut un coup de faim. Il s'est alors arrêté à l'auberge et fait servir deux œufs sur le plat. Puis est arrivée l'addition particulièrement salée de deux écus d'or. Surpris, Napoléon a demandé si les poules étaient rares dans cette région. À quoi l'aubergiste a répondu :

Non Sire, pas les poules, mais les empereurs.

Paul va faire 4 requêtes en faveur des Éphésiens. La première est que Dieu leur donne le pouvoir de surmonter les épreuves grâce à la force dynamique du Saint-Esprit qui est en eux. Nous sommes par nature des êtres très terre-à-terre et je sais pour ma part que je me soucie de ma personne physique, de ma santé de mon bien-être, comment je me sens. Mais Paul donne l'exemple de priorités arrangées dans le bon ordre. Il sait bien que l'aspect extérieur ne dure pas, mais s'étiole avec le temps et la maladie ou est détruit par une tragédie. Les croyants ne doivent donc pas négliger leur nature spirituelle en se consacrant aux préoccupations mondaines. Ils sont, au contraire, appelés à vivre d'une manière digne de Dieu grâce à la puissance du Saint-Esprit. Cela ne veut pas dire qu'on ne doive pas prier pour ses besoins physiques, Paul l'a bien fait. Mais si on néglige le spirituel, Dieu risque de nous rappeler à l'ordre par le biais d'une épreuve.

La seconde requête de Paul en faveur des Éphésiens est pour que Jésus soit profondément enraciné dans leur vie et donc qu'ils le laissent devenir le maître de leurs attitudes et de leur comportement. Dans une autre épître, Paul écrit :

Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu'homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu (Galates 2.20).

C'est la maturité chrétienne de la foi. Notre position est d'être en Christ et notre possession, c'est Christ en nous (Colossiens 1.27). Jésus ne rend pas simplement visite à ceux qui croient en lui comme un général à ses troupes ; par l'intermédiaire du Saint-Esprit, il s'est établi chez eux afin de poursuivre l'œuvre qu'il a commencée quand il était sur terre. Je lis un passage :

Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jean 15.5).

Versets 18-19

Je continue le texte aux Éphésiens.

Ayant été enracinés et solidement fondés dans l'amour, vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l'amour du Christ est large, long, élevé et profond. Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu'on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu (Éphésiens 3.18-19).

Paul utilise une double métaphore. Il demande à ce que, par rapport à l'amour, les Éphésiens soient comme une plante à qui la vie est conférée par sa racine et comme un édifice qui doit sa stabilité à ses fondations. Une fois cette double assise bien en place, elle fera boule de neige ; l'amour engendre l'amour.

La troisième requête de Paul en faveur des Éphésiens est qu'ils découvrent l'étendue de cet amour que Jésus a témoigné au monde et qui va bien au-delà de la simple connaissance cérébrale. Les substantifs large, long, élevé et profond décrivent le caractère infini et inépuisable de l'amour de Dieu. Dans une autre épître, Paul écrit :

L'amour ne périt jamais (1Corinthiens 13.8).

Et il ajoute :

Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra (1Corinthiens 13.8).

Plus le croyant apprend à connaître Jésus, et plus il est émerveillé de l'amour que Dieu lui porte. Tout d'abord, il est grand en ce qu'il s'étend à tous les hommes. Dans l'Évangile il est écrit :

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils… (Jean 3.16).

Et Jésus a dit :

C'est moi qui suis la porte. Celui qui entre par moi sera sauvé ; je ne repousserai pas celui qui vient à moi (Jean 19.9 ; 6.37).

Cet amour est aussi long, très long même puisqu'il a débuté avant la fondation du monde quand dans le plan et l'esprit de Dieu l'Agneau était déjà immolé (Apocalypse 13.8), et il continuera indéfiniment dans l'éternité à venir. En effet, comme Paul le dit ailleurs, même si la foi et l'espérance sont capitales dans la vie du croyant, elles n'auront plus cours dans les cieux puisqu'elles seront entièrement réalisées. Par contre, l'amour qui est un attribut divin durera toujours (1Corinthiens 13.13).

L'amour de Dieu est profond parce qu'il est descendu sur terre pour aller jusqu'à offrir son Fils en sacrifice pour racheter l'homme perdu. Je lis un passage :

Jésus s'abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu'à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.8).

Quatrièmement, cet amour est immensément élevé, car il a été conçu là-haut dans les cieux sur le trône de Dieu d'où Jésus est descendu. Je lis deux passages :

Entrant dans le monde, Jésus a dit à son Père : Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande : tu m'as formé un corps. Alors j'ai dit : Voici je viens (Hébreux 10.6, 8).

Lui qui, dès l'origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l'égalité avec Dieu, mais il s'est dépouillé lui-même… (Philippiens 2.6-7).

L'amour de Dieu pour ses créatures est infini. Il va au-delà de notre compréhension naturelle et de tout ce qu'on pourrait imaginer. C’est pour cela que le croyant a besoin du Saint-Esprit pour en saisir quelques parcelles.

La quatrième requête de Paul en faveur des Éphésiens est qu'ils soient remplis jusqu'à la plénitude de Dieu qui ne se trouve qu'en Christ. Or le croyant est rempli du Saint-Esprit en proportion de sa compréhension de l'étendue de l'amour du Christ. Par définition et grâce à leur foi personnelle en Jésus, les Juifs et les païens étaient un en lui. Dans leur vie pratique de tous les jours, s'ils font l'expérience des perfections morales de Dieu, leur animosité ancestrale n'aura plus de support et disparaîtra. Alors, ils auront un amour sincère et véritable les uns pour les autres.

Cela est également vrai pour n'importe quel groupe ethnique ; les croyants sont tous appelés à devenir des artisans de paix quelles que soient leur origine ou leur culture. Tous les êtres humains qui sont en Christ ont un amour surnaturel les uns pour les autres. C'est d'ailleurs la seule solution au terrorisme et aux conflits de tout ordre qui sévissent sur notre planète. Cet idéal sera réalisé par le Christ durant son règne de 1 000 ans sur terre.

Versets 20-21

Je finis le chapitre 3 aux Éphésiens.

À celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons, à lui soit la gloire dans l'Église et en Jésus-Christ pour toutes les générations et pour l'éternité. Amen ! (Éphésiens 3.20-21).

Paul termine sa prière par une doxologie où il monte en puissance dans un élan de louanges à Dieu. Elle sert de conclusion non seulement à la prière de Paul, mais aussi à la partie doctrinale de l'Épître aux Éphésiens. L'apôtre utilise deux mots qui ont donné en français : dynamisme et énergie. Il dit que par le dynamisme du Saint-Esprit, Dieu donne aux croyants une énergie spirituelle qui va bien au-delà de tout ce qu'ils peuvent demander ou même penser.

L'apôtre a en tête l'exemple des Juifs et des païens. En effet, aucune créature sur terre ou dans le ciel n'aurait pu imaginer qu'un jour ces deux groupes qui étaient aussi ennemis qu'on puisse l'être puissent fonctionner ensemble en un seul corps dans l'Église. Ce miracle qui ne pouvait pas se faire par l'homme, Dieu l'a réalisé. Paul affirme donc en toute confiance que Juifs et païens peuvent désormais aller au-delà de toutes leurs différences et s'aimer mutuellement.

Dieu est immensément grand et bon. Nous pouvons à peine entrevoir la corne d'abondance qu'il est prêt à déverser sur les siens. Voilà pourquoi Paul lui rend grâces et gloire avec tant de ferveur. Le miracle d'amour entre les croyants de toutes origines s'accomplit par Jésus-Christ et dans l'Église.