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Émission 647 - Psaumes 110:1 - 113:9

Diffusé le 24 juin 2009 - ::

Psaumes 110

Introduction

Pour bien saisir certaines maximes de La Rochefoucauld, il faut se cramponner aux ridelles. Par exemple, il a dit :

L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.

Par exemple, la vertu c'est quand les Rabbins juifs reconnaissaient que la prophétie du Psaume 110 concernait le Messie, jusqu'au jour où éclata la polémique entre Juifs et les chrétiens du 1er siècle sur l'identité de Jésus. Alors, ces mêmes rabbins embarrassés firent marche arrière en avant toute et inventèrent d'autres explications, farfelues celles-là. Ça, c'est du vice ! Mais leur stupidité hypocrite prouvait que leur interprétation initiale était la bonne.

Le Psaume 110 est le plus cité dans le Nouveau Testament. Son caractère messianique est tellement prononcé que ce qu'il dit n'est applicable à aucun roi israélite ou humain. Ce psaume au langage bref est un décret divin. Il commence sans introduction et se termine de même, subitement et de manière inattendue. Le discours énergique et concis, coloré et riche en images, le ton royal et prophétique, et la pensée élevée sont des caractéristiques propres aux cantiques de David.

Verset 1

Je commence à lire le Psaume 110.

Psaume de David. Déclaration de l'Éternel. Il dit à mon Seigneur : « Viens siéger à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis comme un marchepied sous tes pieds » (Psaumes 110.1).

Les trônes antiques étant très hauts, il fallait des marches pour y monter, ce qui permettait aux rois de poser leur pied sur la nuque de leurs ennemis vaincus (Josué 10.24 ; 1Rois 5.17). Cette prophétie est appliquée à Jésus. Je lis le passage :

C'est par son Fils que Dieu nous a parlé. Il siège dans les cieux à la droite du Dieu suprême. Or, auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Viens siéger à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds ? (Hébreux 1.2, 3, 13).

Dans l'oracle : L'Éternel dit à mon Seigneur , c'est Dieu qui s'adresse au Maître de David, un roi d'une très grande dignité qui se tient à la droite de l'Éternel, la place d'honneur par excellence (1Rois 2.19). Cette position implique sa participation au règne divin. L'Éternel associe donc le Seigneur de David, c'est-à-dire le Messie, à son pouvoir universel.

Quand Jésus était sur terre, ses ennemis ont tout essayé pour le piéger. Le parti politique des partisans d'Hérode tenta sans succès de le forcer à dire quelque chose qui ferait de lui un traître de Rome. Le parti religieux fantaisiste des Sadducéens essaya de le coincer avec des questions ridicules relatives à la Loi de Moïse.

Ensuite, ce fut le tour des Pharisiens, des religieux rigoristes purs et durs, mais la réponse que leur donna Jésus les jeta dans la plus grande confusion. Pendant qu'ils recouvraient leurs esprits, le Christ leur posa la question suivante :

Que pensez-vous du Messie ? D'après vous, de qui descend-il ? — De David, lui répondirent-ils. — Alors, comment se fait-il que David, parlant sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu, l'appelle Seigneur ? En effet, il déclare : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds. Si David l'appelle son Seigneur, comment est-il possible qu'il soit aussi son fils ? Nul ne fut capable de lui donner un mot de réponse et à partir de ce jour-là, personne n'osa plus lui poser de question (Matthieu 22.42-46).

Jésus a répondu à sa propre question lorsqu'il a comparu devant les juges de la Cour suprême d'Israël. Je lis le passage :

Alors le grand-prêtre dit : — Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous déclarer si tu es le Messie, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : — Tu l'as dit toi-même. De plus, je vous le dit : À partir de maintenant, vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel (Matthieu 26.63-64).

En affirmant qu'il serait désormais assis à la droite du Tout-Puissant, Jésus se déclarait le Fils de Dieu, l'égal à l'Éternel et donc évidemment le Maître de David.

Verset 2

Je continue le Psaume 110.

L'Éternel étendra de Sion ton pouvoir royal, et tu domineras parmi tes ennemis (Psaumes 110.2).

Sur la colline de Sion est bâtie Jérusalem, la cité royale de David qui sera aussi la capitale du royaume du Messie lorsqu'il gouvernera le monde. Je cite une prophétie :

Oui, des peuples nombreux viendront et se diront les uns aux autres : « Venez, montons au mont de l'Éternel, au Temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera les voies qu'il a prescrites, nous suivrons ses sentiers. » Car de Sion viendra la Loi, et de Jérusalem la Parole de l'Éternel (Ésaïe 2.3).

Verset 3

Je continue le psaume.

Ton peuple sera un peuple de franche volonté, au jour où ton armée sortira avec des ornements sacrés ; ta jeune milice sera devant toi (Psaumes 110.3).

Les fidèles obéissent au Messie par pure dévotion. C'est une armée revêtue des habits des prêtres les jours de grande fête. Je lis un passage parallèle :

Son nom est Fidèle et Véritable, la Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs (Apocalypse 19.11, 13, 14).

Verset 4

Je continue le Psaume 110.

L'Éternel l'a juré, il ne reviendra pas sur son serment : « Tu seras prêtre pour toujours selon la ligne de Melchisédek » (Psaumes 110.4).

Cette révélation est l'un des enseignements fondamentaux du Nouveau Testament. Au temps d'Abraham (Genèse 14.18-20), Melchisédek était roi de Salem, qui devint Jérusalem, et également prêtre de l'Éternel.

Ce passage annonce un roi qui cumulera la prêtrise et la fonction royale, non à titre temporaire, mais d'une manière définitive et pour toujours. Cette double charge n'était pas possible sous le régime de l'Ancien Testament qui établissait une différence bien nette entre ces deux fonctions. Cette nouvelle idée est tellement révolutionnaire qu'elle est scellée par un serment de l'Éternel. Ce décret extraordinaire est désormais arrêté d'une manière irrévocable.

Un des prophètes de l'Ancien Testament annonça pareillement (Zacharie 6.12-13) et en termes très précis la venue d'un roi qui serait élevé à la charge de grand-prêtre. Cette prophétie est citée dans le Nouveau Testament (Hébreux 5 et 7) qui désigne le roi-prêtre Melchisédek comme une préfiguration de Jésus-Christ. Le Messie est le nouveau Melchisédek qui remplira les deux offices de roi et de prêtre. Je lis un des passages :

Tu es prêtre pour toujours dans la ligne de Melchisédek. Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu. Bien qu'étant Fils de Dieu, il a appris l'obéissance par tout ce qu'il a souffert. Et c'est parce qu'il a été ainsi amené à la perfection qu'il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur d'un salut éternel : Dieu, en effet, l'a déclaré grand-prêtre dans la ligne de Melchisédek (Hébreux 5.6-10).

Ce texte montre combien le Fils éternel de Dieu était en même temps humain dans le plein sens du terme. Grâce à cette double identité, il est le médiateur, l'intermédiaire parfait entre la divinité et nous autres ici-bas.

Verset 5

Je continue le Psaume 110.

Le Seigneur, à ta droite, va écraser des rois au jour de sa colère (Psaumes 110.5).

Au début, le psalmiste a décrit le Messie à la droite de l'Éternel, maintenant c'est le contraire. Ce jeu de scène montre que le Père et le Fils sont égaux dans la Trinité et occupent des positions interchangeables. Ensemble, ils exerceront un jugement sans précédent sur le monde afin d'en extirper tout le mal. Je cite un autre texte :

Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d'argile, tu les briseras (Psaumes 2.9).

Verset 6

Je continue le psaume.

Il juge les nations ; les cadavres s'entassent, il écrase le chef qui domine sur un grand pays (Psaumes 110.6).

Le chef qui domine c'est l'Antichrist, aussi appelé la bête. Cette guerre est décrite dans le livre de l'Apocalypse (Apocalypse 19).

Verset 7

Je finis le Psaume 110.

En chemin, il s'abreuve, il boit l'eau d'un torrent, c'est pourquoi il relève la tête (en triomphateur) (Psaumes 110.7).

Le Messie, héros vainqueur, a livré un combat intense durant lequel il ne s'est accordé aucun repos. La bataille terminée, en passant il puise dans sa main de l'eau du torrent. Cette image rappelle d'une part l'humanité du Christ qui l'a conduit à l'humiliation de la croix, et d'autre part sa victoire complète sur une humanité rebelle.

Psaumes 111

Introduction

Nous arrivons au Psaume 111, le premier d'une série de 3 dont le titre est Alléluia, c'est-à-dire : Louez l'Éternel . Ce cantique est alphabétique, ses vers débutant par les lettres successives de l'alphabet hébreu. Il célèbre les œuvres et le salut de l'Éternel envers son peuple. Destinées à être apprises par cœur, ses sentences sont brèves.

Verset 1

Je commence à le lire.

Louez l'Éternel vous tous ! Je mettrai tout mon cœur à louer l'Éternel, dans le conseil des justes et dans l'assemblée (Psaumes 111.1).

Le conseil des justes était un cercle plus restreint et moins officiel que l'assemblée du peuple. Où que le psalmiste se trouve, son désir est de louer l'Éternel.

Versets 2-4

Je continue.

Les œuvres de l'Éternel sont grandes, recherchées de tous ceux qui y prennent plaisir. Ses actes manifestent sa gloire et sa splendeur. Pour toute éternité, subsiste sa justice. Il a établi un mémorial de ses merveilles. Oui, l'Éternel est bon et il fait grâce (Psaumes 111.2-4).

Les fêtes juives fonctionnaient comme un mémorial qui perpétuait le souvenir des délivrances de l'Éternel. Les premiers chrétiens chantaient ce cantique lorsqu'ils célébraient la sainte cène avec le pain et le vin.

L'homme moderne, qui attribue l'univers et tout ce qui s'y trouve au hasard, vole à Dieu sa gloire. Cette croyance est aussi grave que de rejeter Jésus-Christ comme Sauveur.

Versets 5-9

Je continue en compressant.

Il pourvoit aux besoins de ceux qui le révèrent. Il se souvient toujours de son alliance. Tout ce qu'il fait témoigne qu'il est vérité et juste, tous ses commandements sont dignes de confiance. Il envoie le salut pour délivrer son peuple, il conclut avec lui une alliance éternelle. C'est un Dieu saint et redoutable (Psaumes 111.5-9).

Tout ce que Dieu fait est conforme aux principes éternels de vérité et de justice avec lesquels il gouverne l'univers. Il juge ceux qui le méprisent ou cherchent à contrecarrer ses plans.

Verset 10

Je finis ce psaume.

La clé de la sagesse, c'est de révérer l'Éternel. Ceux qui s'y tiennent ont une saine intelligence. Qui observe ses lois est vraiment avisé. Sa louange subsiste jusqu'en l'éternité (Psaumes 111.10).

Le devoir de l'homme est de révérer son Créateur parce que ses œuvres parlent pour lui. La création manifeste sa toute-puissance, sa gloire, sa beauté et sa sagesse. La rédemption accomplie en Jésus-Christ révèle sa sainteté, sa justice et son amour pour l'homme. Un jour, toute créature lui sera soumise et chantera ses louanges : Alléluia !

Psaumes 112

Introduction

Nous arrivons au Psaume 112 qui comme le 111 est alphabétique, ses vers débutant par les 22 lettres successives de l'alphabet hébreu. Le psalmiste y décrit le bonheur de ceux qui révèrent l'Éternel, ce qui rend son contenu très proche du précédent ainsi que du psaume premier qui débute par :

Heureux l'homme (Psaumes 1.1).

Verset 1

Je commence à lire.

Louez l'Éternel ! Heureux l'homme qui révère l'Éternel et qui trouve un grand plaisir à mettre en pratique ses commandements (Psaumes 112.1).

Les ordonnances divines sont comme un miroir qui reflète ce que je suis vraiment. Elles révèlent aussi que même si je voulais leur obéir, j'en suis totalement incapable et par conséquent j'ai besoin d'un sauveur.

Verset 2

Je continue.

Sa postérité sera forte sur la terre et Dieu bénira les enfants du juste (Psaumes 112.2).

La bénédiction du juste s'étend à ses descendants. Bien sûr, il y aura toujours des Lazare qui bien qu'espérant en Dieu manquent de tout, et des impies momentanément prospères. Mais, en règle générale, celui qui révère l'Éternel est béni, ne fut-ce que parce qu'il sait mieux s'accommoder de ses situations difficiles que celui qui pratique le vice.

Verset 3

Je continue.

L'abondance et la richesse seront dans sa maison, et sa justice subsiste à toujours (Psaumes 112.3).

Dans le psaume précédent, il est dit que pour l'éternité la justice de Dieu subsiste à toujours (Psaumes 111.3), ce qui est d'ailleurs la raison pour laquelle Dieu doit juger les fautes des hommes. Mais ici, c'est la justice du fidèle qui subsiste à toujours . Parce qu'il révère Dieu et désire se conformer à la volonté divine, son comportement et ses valeurs deviennent un reflet de ceux de Dieu. Le psalmiste répète cette même pensée un peu plus loin (Psaumes 112.9).

Versets 4-5

Je continue.

Au cœur des ténèbres, la lumière s'est levée pour les hommes droits, pour ceux qui sont compatissants, bons et justes. L'homme qui exerce la miséricorde et prête généreusement s'en trouvera bien. Il aura gain de cause en jugement (Psaumes 112.4-5).

La compassion, la bonté et la justice sont les qualités de l'Éternel mentionnées dans le psaume précédent. Ici, ce sont des vertus attribuées au fidèle. C’est comme si Dieu déteint sur celui qui le vénère. De plus, dans l'adversité, le croyant sera secouru et il aura gain de cause s'il est en procès avec ses adversaires.

Verset 7

Je continue plus loin.

Il n'a pas à craindre de bruits malveillants. Son cœur est tranquille : il s'appuie sur l'Éternel (Psaumes 112.7).

La confiance en Dieu est la meilleure parade aux calomnies, aux menaces de toutes sortes et aux mauvaises nouvelles.

Verset 9

Je continue plus loin en compressant.

On le voit donner largement aux indigents. Il demeure pour toujours approuvé par Dieu (Psaumes 112.9).

Ce passage est cité par l'apôtre Paul (2Corinthiens 9.9). Dans tous les pays du monde et quel que soit le système politique, les pauvres sont exploités au même titre que les puits de pétrole ou les mines de charbon. Tous les programmes mis en place pour les aider ne sont bien souvent que des vitrines pour bien paraître et se donner bonne conscience. Mais Dieu s'intéresse vraiment aux pauvres ainsi qu'à ceux qui leur viennent véritablement en aide.

Verset 10

Je finis ce psaume.

Le méchant en est témoin : il s'enrage et il s'aigrit, il en grince de dépit, il en est tout abattu. Oui, les désirs des méchants seront réduits à néant (Psaumes 112.10).

Le jour viendra où le mal et la méchanceté ne seront plus. Alléluia !

Psaumes 113

Introduction

Nous arrivons au Psaume 113 qui a été nommé le Magnificat de l'Ancienne Alliance parce qu'il exalte la majesté suprême de l'Éternel comme l'a déjà fait le cantique d'Anne (1Samuel 2) et plus tard celui de Marie (Luc 1). Bien que plus élevé que les cieux, Dieu s'abaisse jusqu'au plus chétif et tout petit pour les prendre sous sa protection.

Le Psaume 113 est le 3e de la minisérie ayant pour titre Alléluia, et celui qui introduit la série des Psaumes 113 à 118 qui sont dits le Hallel. Ces 6 cantiques de louange étaient chantés lors des grandes fêtes juives de la Pâque (Matthieu 26.30), la Fête des Moissons et celle des Cabanes.

Verset 1

Je commence à lire le Psaume 113.

Vous ses serviteurs, louez l'Éternel ! Louez le nom de l'Éternel ! (Psaumes 113.1).

Si vous entrez dans n'importe quel bistro, vous entendrez quelqu'un prendre le nom de Dieu en vain, c'est chose courante et banale. Par contre, les gens qui lui rendent gloire et honneur ne courent pas les rues. Pourtant, l'Éternel mérite notre louange parce qu'il est le Seigneur de la création et le rédempteur de l'homme.

Versets 2-6

Je continue.

Que l'Éternel soit loué dès maintenant et toujours ! De l'Orient jusqu'à l'Occident, que l'Éternel soit loué. L'Éternel est élevé au-dessus de tous les peuples. Sa gloire est plus haute que le ciel. Qui est comparable à l'Éternel notre Dieu ? Il a sa demeure dans les lieux très-hauts, mais il s'abaisse pour voir le ciel et la terre (Psaumes 113.2-6).

Cette image de l'Éternel, qui doit se baisser pour regarder le ciel et la terre, est destinée à donner une idée à la fois de l'immensité de Dieu et de sa bonté. Rien n'est grand à ses yeux. L’univers et ses milliards de galaxies ont pour lui la dimension d'un poster au mur, et c'est par pure condescendance qu'il s'occupe de ses créatures. Il est tellement élevé que rien n'est trop petit ni trop humble pour lui afin , comme dit l'apôtre Paul, que Dieu soit tout en tous (1Corinthiens 15.28).

Versets 7-8

Je continue le psaume.

Il arrache à la poussière l'homme misérable, il relève l'indigent et le tire de la boue pour le faire asseoir parmi les notables, les notables de son peuple (Psaumes 113.7-8).

La fin de ce psaume est tirée presque textuellement du cantique d'Anne. Le psalmiste exprime bien l'abaissement des pauvres et leur misère noire.

Dans les grandes villes du tiers monde en particulier, on voit des malheureux qui font leur gîte dans des dépotoirs, les décharges publiques ou les cimetières comme au Caire. Et c'est sans compter ceux qui croupissent entassés dans des camps de réfugiés.

Par la grâce de Dieu, certains s'en sortent, à l'exemple du patriarche Joseph et du roi David qui, après avoir touché le fond, furent élevés à la royauté à cause de leur foi et dévotion à l'Éternel.

Verset 9

Je finis ce psaume.

Il installe en sa maison la femme stérile, et elle y connaît la joie d'être mère de nombreux enfants. Louez l'Éternel ! (Psaumes 113.9).

Dans la société antique, la stérilité d'une femme était considérée comme une malédiction. Une fois âgée ou veuve, elle était exposée à une grande précarité. Le psalmiste pense sans doute à Anne qui donna naissance au prophète Samuel, à Sara, femme d'Abraham qui enfanta Isaac, et à Rébecca son épouse de qui naquit Jacob. Toutes supplièrent l'Éternel qui les exauça.