RADIO MONT AIGUILLE

MENS 38710104.0FM21:30:-22:00

AQUITAINE RADIO

MEILHAN SUR GARONNE 47180103,6FM21:00:-21:30

RADIO ALTITUDE

CLERMONT FERRAND 6300097.0FM22:00-22:30

RADIO CRISTAL

EPINAL CEDEX 88005107.3FM + 92.7FM21:05-21:35

RADIO LA SENTINELLE

ROUEN 7610097.9FM21:30-22:0

RADIO ALBATROS

LE HAVRE 7662088,2FM21:00-21:30

RADIO OMEGA

AUDINCOURT 2540190,9FM06:30-07:00

PHARE FM

MULHOUSE 6800095,3FM23:00-23:30

PHARE FM

LYON-EST 69000107,0FM23:00-23:30

PHARE FM

GRENOBLE 3800096,8FM23:00-23:30

PHARE FM

MOUNTAUBAN 8200092,0FM23:00-23:30

PHARE FM

LOUVETOT 7600094,9FM23:00-23:30

RADIO MARIA FRANCE

NICE/MONACO 060001467 KHz MW09:00-09:30

RADIO LIBERTÉ

RIBERAC 2460096,1FM06:00 Samedi, 13:00 Dimanche

PHARE FM Cornouailles

88,8 Mhz23H00 23H30

Émission 644 - Psaumes 100:1 - 102:26

Diffusé le 18 juin 2009 - ::

Psaumes 100

Introduction

Lorsque je vais voir un beau feu d'artifice, je reste bouche bée d'admiration devant les éclatements de lumière multicolore qui se succèdent dans l'obscurité de la nuit. Mais ce qui me tient vraiment en haleine est l'attente du bouquet final. C'est la signature de tout le spectacle. Pareillement, le Psaume 100 clôt de façon grandiose la série de cantiques depuis le 93, centrée sur le règne de Dieu, et invitant toute la terre à le servir et à le louer.

Cette série a commencé avec les paroles «  L'Éternel règne, revêtu de majesté  » (Psaumes 93.1), qui se réaliseront pleinement lorsque Jésus-Christ instaurera son royaume de gloire sur terre. La première fois qu'il est venu ici-bas, ce fut comme pauvre petit bébé insignifiant, sans la moindre parcelle de majesté. Mais quand il reviendra, il sera revêtu de magnificence.

Après le 93, le Psaume 94 est une affirmation énergique du triomphe final de l'Éternel. Il débute disant :

Dieu des vengeances, Éternel, fais briller ta splendeur ! (Psaumes 94.1).

À son retour, le Messie va mettre de l'ordre sur cette terre en imposant sa loi avec un sceptre de fer. Puis il étalera sa gloire sur le monde entier.

Je rappelle aussi le début des psaumes 95 à 99 :

Venez, chantons à l'Éternel ; jetons des cris de joie au rocher de notre salut (Psaumes 95.1).

Chantez à l'Éternel un cantique nouveau ; chantez à l'Éternel, vous toute la terre ! (Psaumes 96.1)

L'Éternel règne ; que la terre tressaille de joie, que les îles nombreuses se réjouissent ! (Psaumes 97.1)

Chantez à l'Éternel un cantique nouveau ! Car il a fait des choses merveilleuses (Psaumes 98.1).

L'Éternel règne ; que les peuples tremblent ! (Psaumes 99.1).

Nous arrivons maintenant au Psaume 100 qui célèbre lui aussi l'Éternel en exhortant ses fidèles et la terre entière à l'adorer et à le servir.

Versets 1-2

Je commence à le lire.

Psaume pour remercier Dieu. Acclame l'Éternel, ô terre tout entière ! Servez l'Éternel avec joie ! Entrez en sa présence avec des chants joyeux ! (Psaumes 100.1-2).

Comme les précédents, ce psaume a un caractère universel. Il s'adresse à une humanité délivrée de tout ce qui la séparait de Dieu. C'est Israël, le fils aîné de l'Éternel pour ainsi dire, qui invite tous les peuples à entrer avec lui dans le sanctuaire pour y adorer le seul vrai Dieu et juste Juge, et pour lui rendre grâce de sa fidélité.

On dit qu'il y a un temps pour tout. C'est vrai. D'une part, le croyant accablé d'ennuis ou de péchés doit venir à Dieu en toute humilité afin de trouver de l'aide ou obtenir le pardon. Mais d'autre part, il y a aussi un temps pour célébrer et adorer l'Éternel avec joie, en chantant et même en dansant comme le faisait David.

«  Entrez dans la présence de l'Éternel avec des chants joyeux !  », dit ce psaume. Cet appel s'adresse au monde entier ; nous sommes tous conviés à louer le Seigneur pour sa bonté et pour qui il est. Le jour vient où toute la terre le célébrera ainsi. Le Psaume 100 est en fait une doxologie. Il y en existe plusieurs dans les Textes Sacrés, comme :

Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur : Jésus le Christ, car il nous a comblés des bénédictions de l'Esprit dans le monde céleste qui, toutes, sont en Christ (Éphésiens 1.3).

Ou encore :

Jésus-Christ, le témoin digne de foi, le premier-né d'entre les morts et le souverain des rois de la terre. Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l'éternité ! Amen (Apocalypse 1.5-6).

Dieu a comblé l'homme pécheur de tout ce dont il a besoin ici-bas et pour l'éternité. Il a tant aimé le monde qu'il offre à chaque être humain la possibilité d'être pardonné de ses péchés, de recevoir la vie éternelle et de régner à tout jamais dans la gloire des cieux.

Verset 3

Je continue le Psaume 100.

Sachez que c'est lui seul, l'Éternel, qui est Dieu ! C'est lui qui nous a faits, nous lui appartenons et nous sommes à lui, et nous sommes son peuple, le troupeau de son pâturage (Psaumes 100.3).

Le psalmiste rappelle à tous ceux qui méconnaissent Dieu que c'est lui qui les a créés. Aujourd'hui plus que jamais, l'immense majorité des gens ignore que c'est l'Éternel qui est le Seigneur Dieu créateur du ciel et de la terre. Ce passage réfute la folie de l'homme qui de nos jours prétend expliquer l'origine de l'univers et la sienne propre, par des contorsions intellectuelles afin de mettre à l'écart le Dieu vivant et vrai.

Après avoir subi les premières persécutions, les apôtres allèrent à l'Église de Jérusalem pour rapporter ce qui s'était passé. Je lis ce qui s'est passé ensuite:

Après les avoir écoutés, tous, unanimes, se mirent à prier Dieu, disant: -Maître, c'est toi qui as créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve.\'(Ac 4.24)

Le psaume 100 regarde vers l'avenir, le jour où tous les peuples seront réunis sous la houlette d'un seul berger qui est mort pour sauver ses brebis. L'humanité tout entière sera alors élevée à la dignité qui était jusque-là conférée à Israël. Alors s'accomplira la prophétie de Jésus quand il a dit :

Moi, je suis le bon berger ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, ainsi il n'y aura plus qu'un seul troupeau avec un seul berger (Jean 10.14-16).

Les hommes sont appelés à adorer l'Éternel parce qu'il est à la fois leur Créateur et leur berger sauveur.

Verset 4

Je continue le Psaume 100.

Entrez sous ses portiques avec reconnaissance ! Entrez dans ses parvis en chantant ses louanges ! Rendez-lui votre hommage et louez-le pour ce qu'il est ! (Psaumes 100.4).

Cette invitation est universelle. Tous les hommes sont conviés à entrer dans le parvis du sanctuaire, à louer l'Éternel et à reconnaître ses bienfaits. Alors s'accomplira une prophétie que je lis :

Il adviendra alors que, régulièrement, à la nouvelle lune et à chaque sabbat, tous les humains viendront pour se prosterner devant moi, déclare l'Éternel (Ésaïe 66.23).

Verset 5

Je finis ce psaume.

Car l'Éternel est bon, car son amour dure à toujours et sa fidélité s'étendra d'âge en âge (Psaumes 100.5).

La bonté, l'amour et la fidélité de l'Éternel font partie des refrains liturgiques fréquents dans le psautier et dans toutes les Écritures. À tout moment, le fidèle peut expérimenter ces attributs divins et trouver la paix et le repos de l'âme en se confiant en son Dieu.

Psaumes 101

Introduction

Nous arrivons au Psaume 101 que Luther a intitulé : le miroir du règne de David . Ce cantique fait part des résolutions que le roi a prises devant l'Éternel de lui être fidèle et de gouverner de manière intègre. Au-delà de David, c'est le Messie qui réalisera pleinement cet idéal. Ce psaume annonce donc la venue future de Jésus-Christ, descendant de David et le Roi de justice par excellence qui établira une paix durable ici-bas.

Verset 1

Je commence à le lire.

Psaume de David. Je veux chanter l'amour et la justice, je te célébrerai par la musique, ô Éternel (Psaumes 101.1).

Comme beaucoup d'autres psaumes, cet hymne commence par un chant de louanges.

Aujourd'hui, l'amour et la justice ne font pas bon ménage. L'homme sombre facilement dans le sentimentalisme débile, mais est incapable d'aimer son prochain et d'être juste envers lui.

En la personne du Christ, Dieu a montré son amour tout en manifestant sa justice parfaite. L'Évangile dit : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique sur la croix, ce qui était l'acte de justice suprême.

Verset 2

Je continue le psaume.

Je suivrai le chemin des gens intègres. Quand viendras-tu vers moi ? Je veux marcher sur la voie droite dans ma maison (Psaumes 101.2).

La question «  Quand viendras-tu vers moi  ? » est à prendre au sens propre et figuré. Le roi qui s'engage à marcher avec intégrité reconnaît qu'il a besoin de la présence de Dieu à ses côtés et de son intervention. Mais David aspire peut-être aussi au retour à Jérusalem de l'Arche de l'alliance qui avait été dérobée par les Philistins puis entreposée chez un dénommé Obed-Édom (2Samuel 6).

David exprime son désir de se montrer intègre dans toute sa conduite, mais en réalité ces paroles s'appliquent surtout à Jésus-Christ. Sur terre, il a marché avec humilité, s'abaissant au point de devenir le serviteur des hommes. Avant son incarnation, il a dit :

Voici je viens, dans le rouleau du livre il est question de moi, pour faire, ô Dieu, ta volonté (Hébreux 10.7).

Jésus a patiemment attendu que son heure soit venue, celle où il allait accomplir sur la croix la rédemption de ceux qui placeraient leur confiance en lui. Aujourd'hui, il est assis à la droite de la majesté divine, toujours prêt à faire la volonté de son Père qui lui a dit :

Viens siéger à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis comme un escabeau sous tes pieds (Psaumes 110.1).

Jésus attend à nouveau son heure, celle où il viendra régner sur terre et où toutes les nations lui seront soumises. L'Écriture dit qu' alors le Fils lui-même se placera sous l'autorité de celui qui lui a tout soumis. Ainsi Dieu sera tout en tous (1Corinthiens 15.28). Dans la Trinité, Jésus est égal au Père, mais sur terre il lui est toujours soumis. Il est l'exemple par excellence de ce que veut dire : marcher sur la voie droite.

Verset 3

Je continue le Psaume 101.

Je ne mettrai rien d'indigne devant mes yeux. Je haïrai les œuvres des infidèles ; elles n'auront sur moi aucune prise (Psaumes 101.3).

Indigne est une traduction du mot Bélial qui veut aussi dire Satan (2Corinthiens 6.15). Ici, il s'agit des actes moralement répréhensibles et des pratiques idolâtres.

Versets 4-5

Je continue.

Le cœur faux restera bien loin de moi, je ne veux rien savoir des malfaisants. Celui qui calomnie son compagnon, médisant en secret, je le fais taire. Je ne supporte pas les yeux hautains ni le cœur arrogant (Psaumes 100.4-5).

David avait trop souffert des insinuations perfides, de la calomnie et des gens hautains pour les tolérer.

Versets 6-7

Je continue.

Mes yeux se porteront sur les fidèles du pays, je les ferai siéger auprès de moi. Et ceux qui sont intègres m'assisteront. Il n'y a pas de place dans ma maison pour qui se sert de fraude, et le menteur ne subsistera pas en ma présence (Psaumes 101.6-7).

Les serviteurs du roi, ses conseillers et tous ceux qui l'entourent devront partager ses sentiments de piété et de profonde révérence de l'Éternel, et avoir la même horreur que lui de toute duplicité et du mensonge.

Verset 8

Je finis ce psaume.

Je fermerai la bouche tous les matins aux méchants du pays, pour retrancher de la cité de l'Éternel, tous ceux qui font le mal (Psaumes 101.8).

La justice était rendue le matin par le roi ou ses conseillers à la porte de la ville. Comme Jérusalem était le lieu que l'Éternel avait choisi pour sa demeure terrestre, il était indispensable que le droit et la justice y règnent. En conséquence, le roi sera vigilant pour réprimer le mal partout, dans son cœur, dans sa maison et dans le pays qu'il gouverne. En tant que ministre de Dieu consacré, son rôle était de punir les malfaiteurs. David n'a pas toujours régné de cette façon surtout quand on se souvient que c'est en tant que monarque absolu qu'il a pris la femme d'un de ses officiers avant de faire périr le mari gênant.

La justice telle qu'elle est décrite dans ce psaume sera réellement administrée de façon parfaite lorsque Jésus régnera ici sur terre durant le millénium. Il n'y aura plus alors de ces tribunaux véreux qui n'en finissent plus de traîner en longueur et où ce sont les pots-de-vin qui font pencher la balance de la justice. Tout jugement sera entre les mains du Christ ; la vraie justice sera appliquée et la paix sera universelle.

Psaumes 102

Introduction

Nous arrivons au Psaume 102 qui est un appel au secours. La complainte du psalmiste se confond avec celle de son peuple exilé à Babylone alors que Jérusalem est en ruines. Dans un premier temps, l'auteur exprime son désarroi et sa vive souffrance, mais ensuite il manifeste son espérance en l'intervention et la délivrance de l'Éternel. Ce psaume emprunte beaucoup à d'autres ainsi qu'à des livres prophétiques (surtout la seconde partie d'Ésaïe).

Versets 1-2

Je commence à le lire.

Prière d'un malheureux qui se sent défaillir et qui expose sa plainte devant l'Éternel. Ô Éternel, écoute ma prière et que mon cri parvienne jusqu'à toi ! (Psaumes 102.1-2).

Cette suscription donne le ton du cantique et l'état d'esprit du psalmiste. Ces paroles rappellent fortement l'affliction de Jésus alors qu'il agonisait dans le Jardin des Oliviers. Ce psaume annonce prophétiquement la prière angoissée du Christ, Dieu le Fils s'adressant à Dieu le Père. Afin de devenir l'Agneau de Dieu qui enlève mes fautes et les vôtres, Jésus a dû s'humilier plus bas que terre et souffrir la croix, et pourtant il était le Tout-Puissant.

Versets 3-6

Je continue.

Ne te dérobe pas au jour de ma détresse, tends vers moi ton oreille au jour où je t'appelle. Hâte-toi de répondre ! Comme une fumée, mes jours passent. J'ai comme un brasier dans les os. Pareil à l'herbe fauchée au soleil, j'ai le cœur desséché. J'en oublie de manger mon pain. À force de gémir, je n'ai que la peau sur les os (Psaumes 102.3-6).

Le psalmiste n'a plus que la peau sur les os qui sont bien saillants, car il n'a plus de chair pour les recouvrir. Cette description fait penser au texte qui décrit le supplice de Jésus où il dit :

Je pourrais compter tous mes os (Psaumes 22.18).

Verset 7

Je continue.

Je suis devenu comparable au pélican du désert, je suis pareil au chat-huant qui hante les lieux désolés (Psaumes 102.7).

Bien que prophétique, ce psaume a aussi une application qui correspond aux circonstances du psalmiste. Exilé, il compare sa situation et celle de son peuple aux solitudes désolées et maudites où on entend les cris lugubres du pélican et du chat-huant.

Verset 10

Je continue plus loin.

Je me nourris de cendre au lieu de pain, et ma boisson est mêlée de mes larmes. Dans ton indignation et ta colère, tu m'as saisi, puis tu m'as rejeté (Psaumes 102.10).

Le vocabulaire est très violent. La cendre symbolise les grandes afflictions. Pour manifester le deuil ou la repentance, on s'asseyait sur un tas de cendres et on s'en couvrait la tête. Dans sa colère, Dieu a arraché le psalmiste et son peuple de leur pays pour les envoyer en captivité. Pareillement, Jésus a été rejeté par son Père parce qu'il portait le péché du monde sur ses épaules. Mais selon l'Écriture,

Il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, parce qu'il avait en vue la joie qui lui était réservée (Hébreux 12.2).

Il a enduré ce supplice parce qu'il savait que grâce à son sacrifice, des millions de gens de toutes les nations de tous les temps auraient la vie éternelle dans la gloire céleste.

Verset 12

Je continue.

Tout comme l'ombre qui s'étire (quand la clarté du jour diminue), mes jours déclinent et je suis comme l'herbe qui se dessèche (Psaumes 102.12).

À mesure que le soleil baisse, la nuit avance. Le psalmiste fait allusion au fait qu'il se sent au soir de sa vie.

Versets 13-14

Je continue.

Mais toi, tu règnes pour toujours, ô Éternel, et tu interviendras tout au long des générations. Oui, tu te lèveras, et tu auras compassion de Sion ! L'heure est là de lui faire grâce, le moment est venu (Psaumes 102.13-14).

Dans les Écritures, Sion est souvent utilisée pour représenter Israël. Ce passage marque le tournant du cantique. Le psalmiste cesse de considérer sa détresse présente et tourne ses regards vers l'Éternel qui, malgré les apparences, règne en Maître du monde et dirige tous les événements.

Le psalmiste sait que le temps du jugement est passé et l'heure de la délivrance a sonné. Il fait sans doute allusion à la prophétie qui annonçait que l'exil du peuple d'Israël durerait 70 ans (Jérémie 25.11). Au travers de son histoire, l'Éternel a toujours eu compassion de son peuple.

Et lorsque Jésus a donné sa vie pour sauver le monde, il est évidemment mort aussi pour sa nation. Je cite un texte :

Ce que disait Caïphe ne venait pas de lui ; mais il était grand-prêtre cette année-là, et c'est en cette qualité qu'il déclara, sous l'inspiration de Dieu, qu'il fallait que Jésus meure pour son peuple (Jean 11.51).

Verset 15

Je continue le psaume.

Tes serviteurs ont gardé l'amour de ses pierres, ils sont attachés à ses ruines (Psaumes 102.15).

Le psalmiste exilé prête une âme aux ruines de Jérusalem qui fut détruite par les Babyloniens, et il souffre avec elles de l'état d'abandon de la ville.

Versets 26-29

Je continue plus loin et finis ce psaume.

Tu as jadis fondé la terre, le ciel est l'œuvre de tes mains. Ils périront, mais tu subsistes ; tous s'useront comme un habit ; comme on remplace un vêtement, tu les remplaceras. Mais toi, tu es toujours le même, tes années ne finiront pas (Psaumes 102.26-28).

Ce passage, cité dans le Nouveau Testament selon l'ancienne version grecque (Hébreux 1.10-12), est appliqué à Jésus-Christ. La terre et le ciel, qui existent depuis le commencement des temps, sont ce qu'il y a de plus stable dans l'univers. Et pourtant, ils vieillissent, s'usent, et auront besoin d'être renouvelés. Par contraste, Dieu et Jésus-Christ restent les mêmes à tout jamais. Le Dieu d'éternité qui ne change pas et sa fidélité sont le gage de la pérennité des Juifs malgré tous les malheurs qu'ils ont endurés.

Ce psaume annonce d'avance les souffrances et l'humiliation du Christ, mais il enseigne aussi sa divinité puisque Jésus est identifié à l'Éternel, celui qui est toujours le même et dont les années ne finiront jamais .