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Émission 545 - 2 Corinthiens 8.6-9.5

Diffusé le 27 janvier 2014 - ::

Chapitre 8

Versets 6-7

On peut toujours amener un cheval à l'abreuvoir, mais pas le forcer à boire. Les menaces, la coercition psychologique ou la force brute sont des moyens de pression amplement utilisés en ce bas monde et qui marchent avec des résultats mitigés et seulement pendant un certain temps. À côté du fait que ces formes de violence sont honteuses, elles demandent beaucoup d'énergie pour un accomplissement souvent minime ; il n'y a qu'à se rappeler la situation socio-économique des pays du bloc soviétique.

La réprimande, les menaces, la carotte et le bâton sont des procédés courants que les parents utilisent pour forcer leurs gosses à faire leurs devoirs et aider à la maison. Ce serait tellement mieux si les enfants comprenaient d'eux-mêmes que bien apprendre à l'école, ranger sa chambre, respecter les adultes, et tout le reste fait partie de leur éducation pour leur propre bien. Alors, ils travailleraient sans avoir besoin de supervision. Rien ne vaut la motivation personnelle. L'apôtre Paul en était tout à fait conscient. Alors, quand il enseigne aux croyants leur responsabilité de pourvoir aux besoins des autres, il sait qu'il marche sur des œufs.

Verset 8

Je continue à lire dans le chapitre 8 de la seconde Épître aux Corinthiens.

Ce n'est pas un ordre que je vous donne, mais en mentionnant le zèle que d'autres ont déployé, je cherche à éprouver l'authenticité de votre amour (2Corinthiens 8.8).

L'apôtre exhortait les Corinthiens à contribuer généreusement à la collecte en faveur des pauvres de Jérusalem. Il a déjà cité en exemple les chrétiens de la Macédoine, une région dans le sud de la Grèce. Il sait que le sujet est sensible ce qui le rend très prudent dans ses propos. En effet, Paul se savait doté d'une très forte personnalité, c'est le moins qu'on puisse dire, ce qui fait qu'il craignait toujours de dominer les Églises qu'il avait fondées. C'est pour cela qu'il recommandait, mais n'ordonnait pas une libéralité généreuse. Il n'était pas en train de lever un impôt obligatoire et préférait de loin que la motivation des Corinthiens ne dépende pas d'une pression extérieure, mais repose sur eux-mêmes, sur leur dévouement intérieur.

C'est ce qu'il appelle l'authenticité de votre amour, à son égard dans un sens, mais surtout envers le Seigneur. Indirectement, il leur posait la question : votre Église peut-elle se comparer à celles de Macédoine qui avaient donné bien au-delà du raisonnable ?

Verset 9

Je continue le texte.

Car vous savez comment notre Seigneur Jésus-Christ a manifesté sa grâce envers nous : lui qui était riche, il s'est fait pauvre pour vous afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis (2Corinthiens 8.9).

Cette déclaration résume de façon très concise la Bonne Nouvelle de l'Évangile. La grâce est la manifestation de l'amour du Christ envers ceux qui ne le méritent pas, ce qui inclut tout le monde. La richesse de Jésus représente tout ce dont il disposait de gloire dans le royaume de Dieu de toute éternité. Il a quitté la splendeur des cieux pour venir vivre dans la misère de ce monde. L'incarnation constitue un invraisemblable renoncement de sa part. Lui qui était riche, qui possédait toutes choses, s'est fait pauvre, se dépouillant de tout. Je cite un autre passage de la plume de Paul qui exprime la même pensée et que je résume :

Lui qui, dès l'origine, était de condition divine, s'est dépouillé lui-même, et il a pris la condition de l'esclave. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, Il s'abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu'à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.6-8).

Jésus a pris sur lui la dette de l'humanité pécheresse et l’a payée de sa vie sainte. L'apôtre utilise le Christ comme exemple suprême de générosité. Les Corinthiens sont appelés à montrer leur gratitude envers leur Seigneur en puisant dans leurs ressources pour venir en aide aux chrétiens de Jérusalem.

Versets 10-11

Je continue le texte.

C'est donc un simple avis que je vous donne et c'est ce qui vous convient : en effet, n'avez-vous pas été les premiers, dès l'an dernier, non seulement à agir, mais à prendre l'initiative de ce projet ? Achevez donc à présent de le réaliser ; menez-le à terme, selon vos moyens, avec le même empressement que vous avez mis à le décider (2Corinthiens 8.10-11).

Un an plus tôt, les Corinthiens avaient appris la misère des croyants de Jérusalem et spontanément, d'eux-mêmes avaient décidé d'agir. Mais les bons sentiments ne suffisent pas et sont même vains s'ils ne sont pas suivis d'effet. Comme ce projet avait déraillé, Paul les exhorte maintenant à le mettre à exécution au plus vite.

Verset 12

Je continue.

Lorsqu'on donne de bon cœur, Dieu accepte ce don, en tenant compte de ce que l'on a, et non de ce que l'on n'a pas (2Corinthiens 8.12).

Certain que les Corinthiens répondraient favorablement à son appel de fonds, Paul va leur expliquer la marche à suivre, comment participer de manière rationnelle à cette collecte. Le premier principe est de donner en fonction de ses moyens, proportionnellement à la grosseur de ses comptes en banque. Les exemples de la pauvre veuve de l'Évangile et des Macédoniens qui ont contribué au-delà du possible, littéralement en se ruinant, sont des exceptions que Paul ne recommande pas.

Versets 13-15

Je continue.

Il n'est pas question de vous réduire vous-mêmes à l'extrémité pour que d'autres soient soulagés, il s'agit simplement de suivre le principe de l'égalité. Dans la circonstance présente, par votre superflu, vous pouvez venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Aussi, par leur superflu, ils pourront un jour subvenir à vos besoins. Ainsi s'établit l'égalité, suivant cette parole de l'Écriture : Celui qui avait ramassé beaucoup de manne n'en avait pas de trop, et celui qui en avait ramassé peu ne manquait de rien (2Corinthiens 8.13-15).

Le second principe directeur de la libéralité est celui de l'égalité qui repose sur un modèle divin. En effet, lorsque l'Éternel a nourri avec la manne les Israélites dans le désert, il le fit avec équité, selon les besoins de chacun, et il s'arrangea pour que personne ne puisse en accumuler d'avance ; il n'avait aucune envie de voir surgir des capitalistes dans son peuple. Je lis le passage en le compressant :

Que chacun de vous en ramasse autant qu'il est nécessaire à sa nourriture, soit environ quatre litres par personne. Chacun en prendra pour le nombre de ceux qui sont dans sa tente. Lorsqu'ils mesurèrent leur récolte, celui qui en avait ramassé beaucoup n'avait rien de trop, et celui qui en avait pris moins, n'en manquait pas ; chacun en avait ramassé ce qu'il lui fallait pour manger. Moïse leur recommanda : — Que personne n'en garde jusqu'à demain matin. Mais certains ne lui obéirent pas et en gardèrent pour le lendemain ; il s'y mit des vers et cela sentait mauvais (Exode 16.16-20).

L'apôtre ne voulait pas que les chrétiens démunis de Palestine soient soulagés en exposant les Corinthiens à la détresse. Ce serait comme voler Pierre pour payer Paul. Dès ses débuts, les membres de l'Église de Jérusalem avaient fourni un effort afin de répondre aux besoins des uns et des autres. Je lis le passage :

Tous les croyants vivaient unis entre eux et partageaient tout ce qu'ils possédaient. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l'argent entre tous, selon les besoins de chacun (Actes 2.44-45).

Versets 16-17

Je continue le texte.

Je remercie Dieu d'avoir inspiré à Tite autant d'empressement pour vous que j'en ai moi-même. Non seulement il a accepté ma proposition de se rendre chez vous, mais il avait déjà décidé, avec un très grand empressement, de se rendre lui-même chez vous (2Corinthiens 8.16-17).

Tout comme Paul, Tite se préoccupait au plus haut point du bien-être de ceux auprès de qui il exerçait un ministère. On dit que les grands esprits se rencontrent ; ce fut le cas pour ces deux serviteurs de Dieu qui eurent ce projet à cœur en même temps. Dans un monde antique qui était centré sur lui-même, un tel empressement était une qualité rarissime qui fait plaisir à voir. Soit dit en passant qu'on peut dire exactement la même chose en ce qui concerne notre monde moderne ; la majeure partie des gens font du nombrilisme. Décidément, il y a des choses qui ne changent pas avec les siècles.

Versets 18-21

Je continue.

Nous envoyons avec lui le frère qui est apprécié dans toutes les Églises pour son travail au service de la Bonne Nouvelle. Il a, de plus, été désigné par le vote des Églises pour être notre compagnon dans le voyage que nous entreprenons pour accomplir cette œuvre de générosité. C'est pour la gloire du Seigneur lui-même et pour manifester notre souci pour les autres que nous accomplissons ce service. Nous tenons à éviter toute critique quant à notre manière de nous occuper de ces sommes importantes. En effet, nous avons à cœur d'avoir une conduite irréprochable, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes (2Corinthiens 8.18-21).

Le nom de celui qui accompagnait Tite n'est pas donné, mais c'était un personnage très respecté des Églises de Macédoine. Le vocabulaire technique que Paul utilise indique que ce délégué avait été choisi selon le mode de scrutin à main levée en usage dans la démocratie de la ville d'Athènes. Ces deux hommes plus un troisième allaient donc recueillir les dons des Corinthiens pour les porter à Jérusalem. Comme l'apôtre travaillait à la gloire du Seigneur, il prenait grand soin à ne rien faire qui aurait pu éveiller le moindre soupçon et donc nuire à sa réputation. Il voulait éviter de se faire accuser d'une mauvaise gestion ou pire encore de malhonnêteté.

Il faut tenir compte du fait qu'il y a toujours des esprits tordus qui ont le doigt accusateur facile ; et même si la personne mise en cause est blanchie, son intégrité sera ébranlée malgré tout parce qu'un petit doute subsistera toujours chez certaines mauvaises langues. Déjà à cette époque, les gens étaient pointilleux et méfiants en matière d'argent.

Aujourd'hui plus que jamais, ce qui touche aux finances est un domaine particulièrement sensible et c'est pire dans le domaine religieux où les racketteurs sont légion. Il est vrai que la plupart des organismes à but non lucratif qui lèvent des sommes souvent importantes pour de bonnes causes semblent éviter de donner des détails sur l'utilisation des fonds récoltés. Il existe toujours une zone d'ombre qui suscite la suspicion. Paul voulait que tout soit bien au clair et au-dessus de la table, du début de la collecte jusqu'à la remise des fonds à l'Église de Jérusalem.

Versets 22-23

Je continue.

Avec eux, nous envoyons encore ce troisième frère, dont nous avons eu bien des fois l'occasion d'apprécier le dévouement. Dans le cas présent, son empressement est d'autant plus vif qu'il a une pleine confiance en vous. Ainsi, je vous recommande Tite comme mon compagnon et mon collaborateur auprès de vous, nos frères comme les délégués des Églises, des hommes qui font honneur au Christ (2Corinthiens 8.22-23).

Tite est donc accompagné de deux autres personnes dont l'identité ne nous est pas révélée ici. On sait qu'ils étaient dépêchés par les Églises de Macédoine dont trois sont mentionnées dans le Nouveau Testament ; il s'agit de Bérée, Thessalonique et Philippes. De plus, ces deux ambassadeurs faisaient très certainement partie des compagnons de voyage de Paul dont les noms nous sont donnés par Luc dans le livre des Actes des apôtres.

En tout cas, ces trois hommes étaient des gens recommandables, recommandés, au-dessus de tout soupçon et dont la réputation d'intégrité n'était pas à faire. Leur présence avait pour but de prouver que Paul ne cherchait aucunement à tirer un quelconque profit de cette collecte qu'il avait organisée.

Verset 24

Je finis ce chapitre.

Donnez-leur donc la preuve, et par eux, à toutes les Églises, que votre amour n'est pas un vain mot et que c'est à juste titre que nous nous sommes montrés fiers de vous devant eux (2Corinthiens 8.24).

Quand le vin est tiré, il faut le boire. Paul prend les Corinthiens au mot et s'attend à ce qu'ils achèvent ce qu'ils ont commencé. Les paroles en l'air sont gratuites, mais puiser dans son porte-monnaie ça coûte. C'est en se montrant généreux qu'ils témoigneront de façon tangible de leur amour pour Paul, pour le Christ et pour les pauvres de Jérusalem. Paul exhorte ceux qui se disent croyants à avoir de la consistance, c’est-à-dire à faire suivre leurs paroles d'effet.

On raconte l'histoire du jeune homme qui écrit la lettre suivante à sa petite amie : Pour toi, je franchirai les océans les plus grands ; je traverserai à la nage les plus grosses eaux des plus grands fleuves. Je gravirai les montagnes les plus escarpées. Pour toi, je ramperai les déserts les plus brûlants pour te rejoindre. Puis il conclut par un postscriptum disant : Si mercredi soir il ne pleut pas, je viendrai te voir.

Chapitre 9

Versets 1-2

Nous voici au chapitre 9 qui continue le même thème de la libéralité du précédent. Je commence à lire.

Quant au secours même destiné à ceux qui, en Judée, appartiennent à Dieu, il est superflu de vous en écrire davantage. Je connais vos bonnes dispositions à ce sujet. J'ai même exprimé ma fierté à votre égard aux Macédoniens, en leur disant : « En Achaïe, ils sont prêts à donner depuis l'an dernier. » Votre zèle a motivé la plupart d'entre eux (2Corinthiens 9.1-2).

L'Achaïe était la province romaine de l'extrême sud de la Grèce où se trouvaient Corinthe, sa capitale ainsi que la ville d'Athènes. Une fois encore, Paul répète qu'il voulait que les Corinthiens achèvent ce qu'ils s'étaient empressés de commencer. Pleins de fougue et de bonne volonté, ils avaient été les premiers à s'engager voilà plus d'un an à participer à cette œuvre de bienveillance et Paul les avait utilisés comme exemple auprès des Macédoniens. L'ironie de la situation est que ces derniers avaient mené à terme leur engagement tandis que les Corinthiens se faisaient tirer l'oreille.

C'est un peu comme dans la fable de La Fontaine où a lieu une course entre le lièvre et la tortue. Le lièvre, qui a avait la possibilité d'arriver au but en un éclair, était trop sûr de lui et s'est mis à traîner en route. Quand il a finalement démarré, c'était trop tard. Il fut battu au poteau. Le souci de Paul est qu'au minimum, les Corinthiens franchissent la ligne d'arrivée avec la collecte promise.

Versets 3-4

Je continue.

Toutefois, j'envoie nos frères pour que mes éloges à votre sujet ne soient pas démentis sur ce point, et que réellement vous soyez prêts, comme je l'ai annoncé. Autrement, si les Macédoniens m'accompagnaient et ne vous trouvaient pas prêts, ma belle assurance tournerait à ma confusion, pour ne pas dire à la vôtre (2Corinthiens 9.3-4).

Les deux délégués ainsi que Tite partaient les premiers chez les chrétiens de Corinthe afin de les aider à mettre de l'ordre dans leurs affaires financières et pour s'occuper de la collecte. L'apôtre espérait bien que les nuages annonciateurs de leur libéralité allaient enfin produire la pluie bienfaisante en espèces sonnantes et trébuchantes. Paul avait l'intention de suivre ses trois compagnons et de se rendre sur place pour la troisième fois. Il serait accompagné des Macédoniens auprès de qui il avait vanté la générosité des Corinthiens.

D'y penser, il avait peut-être quelques sueurs froides, espérant bien qu'à son arrivée l'argent de la collecte serait entassé dans un coffre. S'il en était autrement, lui et les Corinthiens seraient dans le plus grand embarras pour ne pas dire honteux vis-à-vis des Macédoniens moins argentés, mais plus nobles, car ils tinrent leur promesse.

Je me souviens que quand j'allais à la messe, quelques fois je mettais 5 centimes dans le tronc ; c'est vraiment se moquer du monde, ou plus exactement de Dieu, et je n'en suis pas fier.

Verset 5

Je continue.

J'ai donc jugé nécessaire d'inviter ces frères à me devancer chez vous pour organiser par avance cette bénédiction que vous avez promise. Ainsi, elle sera prête à mon arrivée et sera l'expression d'une bénédiction généreuse, et non pénible et forcée (2Corinthiens 9.5).

Pour l'apôtre, collecte et bénédiction étaient des mots interchangeables. Celui qui est généreux avec ses moyens financiers apporte un bienfait à ceux qui sont dans le besoin et lui-même sera béni. Je cite un des nombreux passages de l'Ancien Testament qui l'affirme :

Tel donne libéralement et ses richesses s'accroissent, tel autre épargne à l'excès et se trouve dans la pauvreté. Celui qui répand la bénédiction sera dans l'abondance, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé (Proverbes 11.24-25).

Paul voulait que la collecte se fasse sans pression afin que ça ne ressemble pas à de l'exploitation, ce qui ne serait pas digne de ceux qui font profession de servir le Christ. La générosité envers Dieu devrait être une réponse à sa grâce, spontanée et qui vienne du cœur. Dans le passé et même encore aujourd'hui, certaines personnes très riches donnent beaucoup à l'œuvre de Dieu.

Un jour, on a demandé à l'un d'entre eux : Comment faites-vous pour être aussi riche alors que vous donnez la majeure partie de votre fortune à l'œuvre du Seigneur ? Il a répondu : C'est vrai que je distribue mon argent à la pelle, mais la pelle du Seigneur est bien plus grande que la mienne.